La rampe parfaite pour la pulvérisation du Ginseng?

L'an dernier (2013), nous avons fait une démonstration d'épandage par pulvérisateur dans un jardin de ginseng du Comté de Norfolk. L'objectif était d'inciter les producteurs à repenser leurs activités de pulvérisation en se souciant de la superficie couverte. Nous avons mené une comparaison en conditions réelles entre des buses simples à turbulence et des Arag Microjets, considérablement plus coûteuses, et même si les opinions étaient partagés, j'ai eu la certitude que l'humble buse à turbulence pouvait faire le travail.

L'un des producteurs a pris à cœur la journée

Après avoir fait l'expérience d'une alternariose (probablement en raison des dommages causés par le gel) dans les rangs extérieurs, il a décidé d'acheter quelques paquets de papier buvard et de mettre sa rampe de nébulisation à l'épreuve. En variant la vitesse au sol, les choix de buses, les pressions et le volume de pulvérisation et même l'orientation des buses, cela l'a amené à ce que j'appellerais la « couverture idéale » pour ce qui pourrait être la rampe parfaite pour la pulvérisation du ginseng.

Le 15 juin, la température était aux environs de 22° C, le vent était léger et l'humidité était aux alentours de 40 %. L'arrangement des buses était de 24 D4-45 (cônes creux) sur les rampes horizontales, espacées de 50 cm (20 pouces). Le producteur a construit quatre bras tombants suspendus au-dessus de chaque allée (et non pas simplement derrière les roues) avec doubles corps portant chacun deux D5-35 (cônes pleins) pour un total de huit buses tombantes (voir la Figure 1).

Figure 1 - La rampe " parfaite " pour la pulvérisation du ginseng : 25 cônes creux et quatre bras tombants portant chacun deux cônes pleins.

Figure 1 - La rampe « parfaite » pour la pulvérisation du ginseng : 25 cônes creux et quatre bras tombants portant chacun deux cônes pleins.

Le débit était de ~1 000 L/ha (115 gallons américains/acre) et ilon a pulvérisé à ~14 bars (200 lb/po2) à raison de ~6,5 kilomètres/heure (4 miles/heure).

Pour le ginseng, c'est une faible pression et une vitesse au sol raisonnable compte tenu de l'art de négocier le déplacement de pulvérisateurs sous une toile à ombrer. C'est également un volume étonnamment faible. Collectivement, cela se traduit par des économies de combustible, d'eau et de pesticide.

Il a placé des papiers buvards dans sept positions (voir la Figure 2) dans un jardin de trois ans. À chaque position, les cartes étaient pliées afin que le papier s'enroule autour des tiges et puisse indiquer la couverture faisant face à chaque allée. Ce n'est pas panoramique, mais très bien. Les papiers buvards ont été placés sur les tiges au-dessus du sol et juste sous le couvert de trois plantes. La septième carte a été pliée au-dessus de la feuille la plus élevée pour indiquer la couverture sommitale et sous la feuille.

Figure 2 - Positions des papiers buvards

Figure 2 - Positions des papiers buvards

Figure 3 - Papiers buvards correspondant aux positions de la Figure 2. Les cartes ont été enroulées autour des tiges pour faire face à chaque allée (cartes 1 à 6) et autour de la feuille supérieure pour évaluer la couverture de surface et sous les feuilles (carte 7). Certaines sont imbibées, mais tout a été couvert.

Figure 3 - Papiers buvards correspondant aux positions de la Figure 2. Les cartes ont été enroulées autour des tiges pour faire face à chaque allée (cartes 1 à 6) et autour de la feuille supérieure pour évaluer la couverture de surface et sous les feuilles (carte 7). Certaines sont imbibées, mais tout a été couvert.

La couverture a été excellente. Une carte totalement bleue signifie plante imbibée, ce qui n'est pas nécessaire, mais peut être difficile à éviter lorsqu'on essaie de pulvériser toutes les surfaces dans un couvert dense. La couverture est bigarrée, mais rien n'a été oublié. Avec un objectif de couverture de 15 % et 85 gouttelettes par centimètre carré comme but, même la couverture sous les feuilles (moitié inférieure de la septième carte) illustre un profil excellent.

Quelle est l'astuce, demanderez-vous? Les cônes pleins des bras tombants sont orientés de manière à ce que le bas du cône soit parallèle au sol (en bref, réorientés à un angle d'environ 30°). Cela crée un nuage de nébulisation se déplaçant sous le couvert, imprégnant toutes les surfaces. Il est important de ne pas orienter le jet vers le sol ou le monticule soulevé et il est important de pulvériser des deux côtés, de sorte que les bras tombants doivent être placés dans chaque allée.

Les bras tombants eux-mêmes ont été modifiés pour être suffisamment souples pour passer dans un jardin abandonné dans la 3e ou 4e année (oui, il y aura certains dommages aux feuilles), tout en étant suffisamment rigide pour ne pas osciller. Le producteur y est parvenu en glissant une gaine de conduit électrique sur le bras tombant et en utilisant un bras avec stabilisateur terminé par anneau autour du conduit.

Figure 4 - Le bras tombant amélioré

Figure 4 - Le bras tombant amélioré

Bref, je serai le premier à reconnaître que la superficie couverte ne signifie pas nécessairement efficacité, mais avec le bon réglage et le choix du produit, cette méthode de pulvérisation sera difficile à battre. Et elle ne coûte pas cher! Elle permet d'économiser sur le combustible et l'usure en raison de pressions moins élevées et d'économiser le mélange à pulvériser, car on peut aller beaucoup plus loin avec un réservoir qui ne nébulise que 1 000 L/ha.

Pour en savoir plus, consultez l'adresse : http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/facts/10-080.htm et n'oubliez pas de visiter www.sprayer101.ca (en anglais seulement) pour connaître les principaux fondamentaux des pulvérisateurs. Nous adressons nos remerciements spéciaux et nos félicitations à Richard Klosler de Micheal Klosler Farms Ltd.


Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca