Des avancées importantes dans la recherche sur les végétaux pour vous aider dans vos champs

Cette semaine je réfléchissais aux contributions des chercheurs à l'industrie légumière de l'Ontario au cours de ces dernières années. Ils travaillent souvent dans l'ombre, leurs découvertes et innovations sont intégrées dans les recommandations relatives à la production et dans de nouveaux outils, parfois sans que l'industrie agroalimentaire réalise qui est à la source de ces outils.

L'équipe de pathologie des cultures du ministère de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire à London nous en donne de bons exemples. Cette équipe a rassemblé les Dre Diane Cuppels, Dr Ken Conn, Dr Jim Traquair, Dr Katherine Dobinson, Dr Pervaiz Abbasi et de nombreux autres au cours des années. Pour en savoir plus sur ces personnes, visitez le site http://bit.ly/AAFClondon.

Grâce à leur travail sur la maladie bactérienne de la tomate, nous avons une meilleure connaissance des mauvaises herbes et des cultures alternées qui permettent à la bactérie responsable la maladie de survivre entre les récoltes de tomates. Ils ont découvert que la souche dominante de tache bactérienne en Ontario s'était décalée et ils ont approfondi notre compréhension de la façon dont la maladie se propage. Ils ont mesuré la capacité de la bactérie à hiverner dans les sols du sud-ouest de l'Ontario et ont découvert que la nouvelle souche pouvait mieux résister à l'hiver que les anciennes souches. Ils ont étudié le développement de la résistance des populations bactériennes aux produits utilisés pour contenir les maladies qu'elles provoquent. La maladie bactérienne de la tomate est l'un des défis les plus importants dans notre zone de production et il y a encore tant de questions auxquelles il faut trouver des réponses pour aider le secteur de la tomate à rester compétitif et durable.

Une autre équipe de recherche à la station de London constitue un excellent exemple de la réponse rapide de la communauté des chercheurs lorsqu'un nouveau problème survient. Les cultivateurs de tomates ont remarqué que certains champs avaient une production inférieure à leur potentiel ou que leurs cultures perdaient leur feuillage et déclinaient prématurément en fin d'été. De plus, les tests diagnostics standard ne fournissaient pas de réponses. En moins d'un an, l'équipe de recherche a identifié trois agents pathogènes différents qui, jusque-là, ne constituaient pas un problème dans les champs de tomates en Ontario; ils ont également identifié plusieurs autres agents pathogènes dans le sol pouvant contribuer aux problèmes. L'un d'entre eux n'avait jamais été signalé en Ontario. Ils ont pu détecter et identifier des organismes responsables de maladies qui ne pouvaient pas être détectés par les laboratoires de diagnostic auxquels nous faisons confiance pour obtenir des réponses. Ainsi, avec une équipe plus large de chercheurs et de partenaires, ils ont pu travailler en collaboration avec les cultivateurs sur la façon de résoudre le problème. Ils travaillent actuellement sur une enquête destinée à déterminer quels sols ou facteurs de production sont à mettre en corrélation avec le problème, ceci afin de mieux planifier les futurs projets de recherche.

Par ailleurs, le travail des pathologistes du ministère de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire à London, qui porte sur le mildiou, peut intéresser aussi bien les jardiniers amateurs que les cultivateurs professionnels. Depuis l'épidémie de mildiou de 2009, nous avons constaté l'apparition régulière de mildiou sur les cultures de tomate dans la région des Grands Lacs. Comme le savent les cultivateurs de tomates, cette maladie peut dévaster des cultures de tomates en quelques jours. L'équipe de recherche de London a enquêté sur tous les signalements de mildiou, qu'il s'agisse de jardins ou de champs, afin d'identifier la maladie le jour même pour permettre aux cultivateurs de prendre des mesures immédiates. De plus, elle travaille avec des chercheurs dans tout le Canada et les États-Unis afin d'identifier toute nouvelle souche, toute résistance aux fongicides, les pratiques de traitement et si le champignon développe une capacité à hiverner en Ontario.

Ceci ne constitue qu'un petit échantillon des contributions précieuses des chercheurs en agronomie à l'industrie agricole de l'Ontario. Lorsque vous ferez vos semis au printemps, j'espère que vous aurez une pensée pour les générations de chercheurs qui ont participé au développement des connaissances et des technologies que nous utilisons aujourd'hui.


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