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L'azote et un printemps
inhabituel
Lorsque des engrais azotés sont appliqués au printemps,
nous tenons pour acquises certaines situations météorologiques
pour la saison de croissance des cultures. Les recommandations pour
les engrais ont été établies sur la base de
ces conditions météorologiques " moyennes ".
Mais il arrive que dame nature nous réserve des surprises.
Alors que le climat printanier va se révéler à
nous dans les semaines qui viennent, possiblement d'une manière
moins prévisible que par les années passées,
il serait intéressant de savoir dans quelle mesure ce climat
influence le cycle de l'azote, et ce faisant, mieux gérer
l'application des engrais en début de saison.
| Conditions du sol/climat |
Effet sur l'azote |
| Augmentation des températures |
La minéralisation est la conversion de l'azote organique
issu soit des matières organiques du sol, ou des ajouts
de matière organique, comme le fumier ou le compost,
en ammonium, NH4+. Elle augmente avec la température
du sol. Elle est indépendante du taux d'humidité
du sol.
La nitrification est la conversion de l'ammonium (NH4+) en
nitrate, NO3. Elle augmente habituellement avec la température,
mais seulement dans les sols suffisamment aérés.
Elle est ralentie lorsque la température de l'air est
inférieure à 4,4 °C, et que la température
du sol est inférieure à 10 °C.
Lorsque le sol se réchauffe, les bactéries
responsables de la minéralisation et de la nitrification
deviennent plus actives. Si la croissance des cultures est
arrêtée en raison du froid, l'azote demeure disponible
jusqu'à ce que le climat se réchauffe et prêt
à être absorbé (dans la mesure où
il n'est pas entrainé par l'eau de pluie). L'azote
sous forme de nitrate situé dans les 5 cm supérieurs
du sol sera progressivement lessivé jusqu'à
une profondeur de 15 cm. Les racines seront donc éventuellement
en mesure de capter cet azote.
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| Conditions ensoleillées et sèches |
La volatilisation est la libération d'ammoniac gazeux
(NH3) dans l'atmosphère.
Fumier : l'ammonium (NH4+) y est spontanément converti
en ammoniac (NH3). Le taux de perte dépend également
de la température, de l'humidité de l'air, de
la vitesse du vent, de l'humidité du sol, du pH, du
couvert végétal, de la pluviosité et
de l'infiltration de l'eau.
Si des sources d'azote inorganique comme de l'urée
sont appliquées sur des sols humides et chauds, l'urée
est convertie en ammoniac (gazeux) et perdue dans l'atmosphère.
L'incorporation de fumier et d'engrais inorganiques contribue
cependant à réduire ces pertes.
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| Sols saturés |
La dénitrification se produit lorsque le nitrate NO3
est converti en gaz azotés. Ce phénomène
se produit dans des sols gorgés d'eau. C'est un processus
d'origine biologique. Les bactéries utilisent l'oxygène
du nitrate pour leur métabolisme. Le phénomène
est influencé par la disponibilité des sources
de nourriture (composés à base de carbone) et
par la température. Les conditions plus froides réduisent
les pertes par dénitrification. Le degré de dénitrification
dépend de la température et du temps pendant lequel
les sols demeurent saturés. Le taux de dénitrification
est influencé par la température, le pH du sol,
les sources d'énergie (carbone, etc.), la topographie
et la texture du sol. |
| Pluies abondantes |
Les nitrates, qu'ils proviennent des engrais appliqués
ou de la minéralisation et de la nitrification de l'azote
organique, peuvent être lessivés au-delà
de la rhizosphère. L'azote organique ou l'azote d'ammonium
ne sont pas affectés par le lessivage.
Les engrais appliqués 2 à 3 jours avant une
période de pluies abondantes resteront probablement
sous forme d'ammonium jusqu'à ce que le sol sèche
à nouveau. Un engrais ayant bénéficié
d'une semaine de temps sec avant la pluie aura par contre
probablement eu le temps d'être complètement
converti en nitrate.
La quantité d'azote lessivée est fonction de
l'écoulement de l'eau lors de son infiltration dans
le sol. Ce paramètre est particulièrement important
pour les sols à texture légère. La profondeur
de déplacement du nitrate dépend de la quantité
d'eau infiltrée. Un pouce (2,5 cm) d'eau s'infiltrant
dans un sol sableux peut entrainer le nitrate jusqu'à
6 po (15 cm) de profondeur, alors que les eaux s'écoulant
à la surface du sol n'ont aucun effet sur le nitrate.
L'évaporation à partir de la surface du sol
contribue à réduire la quantité nette
d'eau qui s'infiltre. N'importe quel type de sol dont l'infiltration
nette (quantité totale d'eau de pluie moins l'écoulement
sur la surface et l'évaporation) dépasse 4 po
(10 cm) après application des engrais est susceptible
d'emporter une part importante du nitrate sous la rhizosphère.
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Pour plus de renseignements, consulter Comprendre
l'azote dans le sol
Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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