Programme de surveillance de la drosophile aux ailes tachetéesLa drosophile aux ailes tachetées, une mouche du vinaigre, peut causer d'importants dommages à plusieurs cultures fruitières. On a décelé la présence de la drosophile aux ailes tachetées pour la première fois en Ontario à l'automne 2010 à un seul emplacement résidentiel. Nous ignorons à quel point cet insecte ravageur survivra à l'hiver ni la rapidité avec laquelle il s'établira en Ontario. En nous fondant sur les expériences dans l'ouest de l'Amérique du Nord, nous nous attendons à ce que l'insecte devienne un ravageur chronique contre lequel il faudra lutter pendant les années à venir. La détection précoce est la clé pour limiter les dommages économiques. Pour plus de renseignements sur la drosophile aux ailes tachetées, veuillez consulter notre fiche d'information à l'adresse : Le personnel du MAAARO travaille actuellement en collaboration avec plusieurs experts des cultures à la coordination d'un programme de surveillance de la drosophile aux ailes tachetées afin d'en apprendre davantage sur l'accroissement et la répartition de ce ravageur en Ontario. Nous installons des pièges à 50 endroits où se trouvent des cultures vulnérables, de sorte à représenter les principales régions de culture fruitière de la province. Les résultats de la collecte d'échantillons seront signalés chaque semaine par l'entremise des bulletins et avis du MAAARO. Aussi, nous espérons que tous les producteurs de cultures vulnérables feront preuve de vigilance pour déceler toute pullulation de ce ravageur dans leur exploitation. Les cultures les plus vulnérables sont les bleuets, les framboises et les cerises, bien que les fraises, les prunes, les pêches, les abricots, les nectarines et parfois le raisin soient aussi à risque. Des renseignements obtenus à partir de sites particuliers sont très utiles lorsqu'il s'agit de prendre des décisions pour lutter contre les ravageurs. Les producteurs et les dépisteurs peuvent surveiller la présence de la drosophile aux ailes tachetées en installant des pièges appâtés dans les cultures vulnérables et en vérifiant le contenu une ou deux fois par semaine. Vous pouvez acheter ces pièges ou les fabriquer vous-même. On peut se procurer ces pièges auprès de Contech Enterprises Inc. (site Web : www.contech-inc.com ou numéro de téléphone : 1-800-767-8658). Ces pièges ont des motifs rouges que les drosophiles aux ailes tachetées trouvent plus attirants. On peut fabriquer un piège à partir d'un petit contenant de plastique (250 à 750 mL) muni d'un couvercle étanche. Percer quatre petits trous d'un diamètre de 0,5 cm sur les côtés du contenant, ce qui empêchera les insectes plus gros d'y pénétrer tout en permettant aux drosophiles aux ailes tachetées d'y entrer. Il y a plusieurs possibilités d'appât. Le vinaigre de cidre de pomme est le plus efficace, est facile à utiliser et est relativement peu coûteux. Installer les pièges dans le couvert de la culture, au moins deux semaines avant que celle-ci ne commence à mûrir. Vérifier et remplacer l'appât au moins une fois par semaine. Pour des directives sur comment fabriquer et utiliser des pièges à drosophile aux ailes tachetées, consulter le site : http://www.al.gov.bc.ca/cropprot/swd_monitoring.pdf (en anglais seulement). La prochaine étape est de déterminer si vos pièges contiennent des drosophiles aux ailes tachetées! Alors que les mâles ont des taches sur les ailes qui permettent de les identifier, les femelles - plus nombreuses et celles qui causent les dommages - n'ont pas les ailes tachetées. Il est important de savoir que des espèces d'aspect semblable à la drosophile aux ailes tachetées peuvent aussi pénétrer dans les pièges. Des moyens très simples de distinguer la drosophile aux ailes tachetées des autres drosophiles sont fournis sur le site http://www.agf.gov.bc.ca/cropprot/swd_identification.pdf (en anglais seulement). On peut aussi envoyer des échantillons à la Clinique de diagnostic phytosanitaire à Guelph. Il est très
frustrant d'avoir un insecte ravageur supplémentaire à combattre
dans nos cultures. Cependant, l'expérience d'autres régions affectées
démontre que ce parasite peut être géré par l'entremise
d'une combinaison de mesures, dont la surveillance, les pratiques sanitaires,
la récolte au bon moment et l'utilisation à point nommé de
produits de lutte contre les parasites homologués. Le personnel du MAAARO
travaille en collaboration avec des spécialistes d'autres provinces pour
faire homologuer, pour 2011, l'utilisation en cas d'urgence de plusieurs produits
sur les cultures vulnérables. Veuillez communiquer avec le MAAARO pour
plus de renseignements. Pour plus de renseignements :
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