Des mauvaises herbes résistantes aux herbicides pas seulement dans les grandes cultures
Disposant
de beaucoup moins de choix d'herbicides dans les cultures horticoles comparées
aux grandes cultures, les horticulteurs tendent à accepter plus d'échappées
de mauvaises herbes. Cette pratique veut dire qu'en réalité nous
hébergeons de plus en plus de mauvaises herbes résistantes aux herbicides
dans nos champs et nos vergers. La liste qui suit donne les espèces de
mauvaises herbes résistantes aux herbicides connues dans la province de
l'Ontario, par groupe d'herbicides. Voir le lien
Herbicides
du groupe 2 - ce sont des inhibiteurs de l'acétolactate-synthase
(imidazolinones, sulfonylurées, sulfonyl-amino-carbonyl triazolinones et
triazolo-pyrimidines), comme Pursuit et Accent. Herbicides
du groupe 4 - ce sont des auxines synthétiques (acides phénoxyacétiques,
acides benzoïques, acides pyridine carboxyliques et acides quinoléine
carboxyliques), comme 2,4-D, Dicamba et Lontrel Herbicides
du groupe 5 - inhibiteurs de la photosynthèse au niveau du photosystème
II (triazines, triazinones et uraciles), comme Simazine, Sencor et Sinbar Herbicides du groupe 6 - inhibiteurs de la photosynthèse
au niveau du photosystème II (benzothiadiazoles et nitriles) avec même
site de liaison que ceux des groupes 5 et 7 mais un profil de liaison différent,
comme Basagran et Buctril Herbicides du groupe 7 -
inhibiteurs de la photosynthèse au niveau du photosystème II (urées)
avec même site de liaison que ceux des groupes 5 et 7 mais un profil de
liaison différent, comme Lorox Herbicides du groupe 22 - diffraction des électrons au niveau du photosystème I (bipyridilium), comme Gramoxone et Réglone. On soupçonne aussi la présence de grande herbe à poux résistante au glyphosate, la situation reste sous surveillance. Les producteurs doivent être conscients que ces mauvaises herbes sont présentes dans les régions de cultures horticoles partout dans la province et advenant le cas où la maîtrise soit un échec, il faut réviser les programmes de lutte. Il
y a une population de mauvaises herbes résistantes si une espèce
aurait dû normalement être maîtrisée mais qu'elle est
vigoureuse alors que d'autres espèces sensibles ont été éradiquées,
ou si des mesures de lutte ont échouées même après
des traitements avec les doses correctes d'herbicides, au stade de croissance
appropriée des mauvaises herbes, dans des conditions environnementales
favorables. Si vous soupçonnez la présence de mauvaises
herbes résistantes, veuillez communiquer avec le Centre d'information agricole
au numéro sans frais 1 877 424-1300. L'Université de Guelph pourra
analyser les mauvaises herbes en question. Toute information recueillie par ce
service permet aux spécialistes en malherbologie d'élaborer des
mesures pour maîtriser les populations de mauvaises herbes résistantes.
Vous pouvez aussi envoyer des échantillons directement à l'Université de Guelph. Des essais y sont effectués gratuitement sur les mauvaises herbes résistantes potentielles. Visitez le site Web à l'adresse suivante pour les directives d'envoi. http://www.plant.uoguelph.ca/resistant-weeds/services/ (disponible en anglais seulement) Pour éviter que se développent des populations de mauvaises herbes résistantes aux herbicides, les horticulteurs doivent se conformer aux mesures suivantes :
Nos
remerciements au Dr Peter Sikkema et à Mike Cowbrough de leur révision
du présent article.
Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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