Fertilisation et maladie : Où est le rapport?
La fertilisation peut influer sur
la maladie de trois façons principales :
Sous-fertilisationUne plante
qui ne trouve pas assez d'un élément nutritif donné peut
s'affaiblir et devenir alors une proie plus facile pour certains agents pathogènes.
C'est surtout vrai en ce qui concerne les agents pathogènes naturellement
peu vigoureux qui sont capables d'attaquer seulement des plantes affaiblies. Par
exemple, l'incidence des maladies alternariennes est souvent plus forte lorsque
les plantes sont carencées, surtout en azote. Toutefois, une bonne partie
de l'azote dont le ginseng a besoin est fournie par la décomposition du
fumier et de la matière organique. Même si les apports d'azote sont
faibles, la plante peut toujours trouver suffisamment d'azote dans le sol pour
donner un bon rendement. Pour le ginseng, il est recommandé d'épandre
à la volée 40 kg/ha d'azote à chaque printemps. Une faible
teneur du sol en calcium, qui est souvent liée à l'acidité
du sol, peut aussi être un facteur favorable aux maladies. SurfertilisationLa
surfertilisation déclenche souvent une flambée de croissance. Les
plantes ont alors des cellules plus grosses et plus succulentes, mais des parois
cellulaires plus faibles. En conséquence, certains agents pathogènes,
en particulier ceux qui font pourrir les racines, comme Phytophthora et Pythium,
ont plus de facilité à infecter la plante. Des recherches ont montré
que les dégâts imputables à plusieurs champignons responsables
de pourridiés augmentaient de pair avec les quantités d'azote apportées.
Toutefois, la surfertilisation n'a pas montré d'effets aussi constants
pour ce qui est des maladies imputables à Rhizoctonia et à Fusarium.
Bien que des études en laboratoire aient montré un développement
plus rapide de Cylindrocarpon, cet effet n'a pas été confirmé
en conditions réelles. L'excès de fertilisation crée
souvent un autre problème, celui d'une croissance excessive du feuillage.
Les plantes développent un feuillage très dense dans lequel l'air
a du mal à circuler. En conséquence, les feuilles peuvent rester
mouillées plus longtemps après une pluie ou des rosées, et
l'humidité peut être plus élevée. Les périodes
propices à l'infection par les maladies foliaires s'en trouvent prolongées
et les pulvérisations de fongicides ont plus de mal à atteindre
l'intérieur de la masse foliaire. Les maladies foliaires à Phytophthoraet
à Botrytis peuvent s'intensifier dans ce genre de conditions. Donc,
savez-vous quelles doses d'engrais vous devez apporter? Vous pouvez savoir quelles
quantités des différents éléments nutritifs sont recommandées
en consultant la publication 610F intitulée Recommandations pour la culture
du ginseng. Les analyses de sol et de tissus peuvent aussi fournir de bonnes indications
sur la teneur excessive ou insuffisante de certains éléments nutritifs.
Pour fertiliser le ginseng, il faut garder à l'esprit les points suivants
:
Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
| |||||||