|
|
À
propos des micronutriments ?
Les questions liées aux éléments nutritifs
destinés aux cultures ne sont jamais simples, mais elles se compliquent
lorsque l'on aborde le sujet des micronutriments. Que faut-il savoir avant de
s'adresser au vendeur? Zinc - Sa disponibilité est réduite
lorsque le pH du sol est élevé; en effet, le zinc forme des composés
non solubles dans ces conditions.
- D'autres zones pouvant présenter
des déficits en zinc sont les sols sablonneux, les monticules érodés
où le sous-sol est exposé ou les sols organiques (humus).
- Les
champs où du fumier est épandu ne présentent généralement
aucun déficit en zinc.
- Les symptômes de déficit
apparaissent sur les nouvelles pousses; notamment le rabougrissement, le raccourcissement
de l'entrend, la décoloration des nouvelles feuilles.
- Il
existe un test agréé par le MAAARO pour mesurer la teneur en zinc
du sol; cependant il ne faut pas utiliser d'équipement en métal
galvanisé lors de la collecte d'échantillons. L'analyse des plantes
est également utile.
- Le déficit en zinc est généralement
localisé, il est donc recommandé d'analyser les zones suspectes
et les zones saines séparément, puis de comparer les résultats
pour cerner le problème.
- Les tests sur la teneur en zinc du
sol agréés par le MAAARO fournissent un indice de teneur en zinc.
Cet indice prend en considération la présence de zinc dans le sol
et le pH du sol pour analyser précisément le besoin potentiel des
cultures en zinc.
- Le maïs, les oignons, les épinards
et les haricots consommables sont les cultures légumières qui répondent
le mieux à l'ajout de zinc lorsque les analyses montrent un déficit.
- Un engrais au zinc peut être pulvérisé sur le sol
ou sur le feuillage.
Manganèse - Sa disponibilité
est réduite lorsque le pH du sol est élevé ou lorsque le
niveau de matière organique est élevé. Des problèmes
peuvent également survenir lors des saisons humides.
- Les symptômes
de déficit apparaissent généralement d'abord sur les nouvelles
feuilles; notamment la Chlorose internervale. Les symptômes peuvent finir
par s'étendre au reste de la plante.
- Il existe un test agréé
par le MAAARO pour mesurer la teneur en manganèse du sol. Le déficit
est généralement localisé, il est donc recommandé
d'analyser les zones suspectes et les zones saines séparément, puis
de comparer les résultats pour cerner le problème.
- Les
tests agréés par le MAAARO qui mesurent la présence de manganèse
dans le sol produisent un indice de teneur en manganèse. Cet indice tient
compte de la présence de manganèse dans le sol et le pH du sol pour
analyser précisément le besoin potentiel des cultures en manganèse.
- Les haricots consommables, le concombre, la laitue, les oignons, les
pois, les pommes de terre, les radis, la betterave rouge, les épinards,
la betterave à sucre et le maïs sont les cultures qui répondent
le mieux à l'ajout de manganèse lorsque les analyses montrent un
déficit.
- L'engrais au manganèse est plus efficace lorsqu'il
est pulvérisé sur le feuillage. Il est recommandé de le pulvériser
sous forme de sulfate de manganèse ou de chélate de manganèse.
Utiliser un mouillant-adhésif avec le sulfate de manganèse.
- Le manganèse peut être toxique, particulièrement
dans les endroits gorgés d'eau ou mal aérés, ou encore sur
les cultures sensibles, comme le chou ou les pommes de la variété
Delicious, si le pH du sol est de 5.0 ou moins.
Bore - Les
déficits en bore sont plus courants sur les cultures sensibles, lorsque
le temps est sec, que le pH est élevé (supérieur à
7) ou faible (inférieur à 5) et que le sol contient des matières
organiques dans des zones où le sous-sol est exposé.
- Aucun
test fiable pour la teneur en bore dans le sol n'a pu être mis au point.
Une analyse des tissus qui compare des suspectes à des zones saines peut
aider à diagnostiquer le problème.
- De nombreuses cultures
souffrent de la toxicité du bore si du bore a été pulvérisé
de façon excessive sur d'autres cultures lors de la rotation des cultures.
Éviter le traitement par bandes avec le bore.
- Le brocoli,
le chou-fleur, le céleri et la betterave rouge sont les cultures légumières
qui répondent le mieux à l'ajout de bore.
- Le bore peut
être pulvérisé sur le sol ou sur le feuillage.
Cuivre
- Il n'existe pas de test fiable pour mesurer la teneur en cuivre du sol pour
les conditions rencontrées en Ontario. Si on soupçonne un problème,
l'analyse comparative des tissus dans des zones pauvres et des zones saines du
champ peut faciliter le diagnostic.
- Le déficit en cuivre
est plus courant dans les sols organiques (humus) ou dans les sols très
sablonneux. Le cuivre est moins disponible lorsque le pH du sol augmente.
- Les cultures légumières qui répondent le mieux à
l'ajout de cuivre, lorsque l'analyse indique un déficit, incluent la laitue,
les oignons, la betterave rouge, les épinards et les tomates.
Molybdène
- Il n'existe pas de test fiable pour mesurer la teneur en molybdène
du sol pour les conditions rencontrées en Ontario.
- Lorsque
le pH du sol augmente, la disponibilité de molybdène augmente également.
Le phosphore améliore l'absorption du molybdène. Les déficits
sont plus fréquents lorsque le sol est sec.
- Le brocoli, le
chou-fleur, la laitue, les oignons, la betterave rouge et les épinards
sont les cultures qui répondent le mieux à la pulvérisation
de molybdène lorsque l'analyse des tissus ou du feuillage montre un déficit.
- Le maintien du pH du sol au taux optimal pour les cultures concernées
doit suffire à résoudre tout problème éventuel lié
au molybdène.
Fer - Le déficit en fer peut
devenir un problème dans les sols dont le pH est élevé.
- Son symptôme est la Chlorose internervale des nouvelles feuilles.
- Il n'existe actuellement pas de test du sol agréé pour
le fer en Ontario. Il faut confirmer l'éventuel déficit par une
analyse du feuillage.
- Un chélate de fer peut être pulvérisé
sur le feuillage. Généralement, l'application directement sur le
sol de sources de fer inorganiques ne suffit pas à fournir le fer nécessaire
aux cultures.
Considérations généralesUne
application excessive de micronutriments peut provoquer plus de dégâts
que les déficits. Les engrais de démarrage contenant des micronutriments
augmentent le risque d'effets toxiques comparativement à des engrais identiques
sans micronutriments. Les micronutriments sont souvent assimilés
à une " assurance pas chère " en cas d'" appétit
insoupçonné ", cependant le coût peut être significatif.
Essayez de réaliser une bande test afin de voir si l'application est avantageuse
(ou si la situation empire). N'oubliez pas que le vendeur d'engrais tire toujours
profit des micronutriments, mais qu'en est-il pour vous? Pour de plus amples
renseignements sur les micronutriments, vous pouvez obtenir un exemplaire de la
publication 611F du MAAARO Manuel sur la fertilité du sol et du fascicule
Les pratiques de gestion optimales : Gestion des éléments nutritifs
destinés aux cultures, en consultant le site ServiceOntario Publications
www.publications.serviceontario.ca ou auprès du bureau du MAAARO le plus
proche. Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
|