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Les énormes écarts de température ont un effet sur l'envol des insectes(Version révisée de Tordeuse orientale du pêcher [TOP] : génération suivante ou fin de la première? du 8 juin 2008, Hannah Fraser, Neil Carter et Kathryn Carter) Les fluctuations climatiques printanières de cette année semblent avoir compliqué l'interprétation du nombre de captures d'insectes dans les pièges à phéromone et entraîné une certaine confusion sur le statut des générations de plusieurs espèces de ravageurs. Cette semaine, nous parlerons en particulier de la tordeuse orientale du pêcher (TOP), mais une bonne partie de ce qui suit peut être transposé à d'autres ravageurs de ce type. La température détermine le rythme de croissance et de développement des insectes et des acariens, qui peuvent être inhibés lorsqu'il fait trop chaud ou trop froid. Depuis des décennies, on s'appuie sur les fourchettes de température de développement des insectes pour optimiser les épandages de pesticides. Outre son influence sur la croissance et le développement des insectes, la température peut aussi avoir aussi un effet marquant sur leur activité. Tout comme il y a une température de base en deçà de laquelle la croissance des formes immatures s'interrompt, il existe une température minimale pour les activités comme l'envol des adultes et la recherche de partenaires en vue de l'accouplement. S'il fait trop froid, les TOP adultes ne sont pas actives dans le verger, elles ne recherchent pas de partenaires, et les femelles ne pondent pas; elles sont cependant toujours présentes. Quand la température monte, les femelles fécondées recommencent à pondre. De plus, certains individus de la génération ayant survécu à l'hiver et qui n'ont pas atteint le stade adulte avant le refroidissement continuent de se développer avant d'émerger à leur tour pour s'accoupler et pondre. Ces retardataires sont les individus isolés (parfois nombreux) qui n'ont pas atteint le stade d'adulte avant le temps froid. Il peut en résulter ce que l'on a rapporté dans certaines régions de cultures des arbres fruitiers ce printemps. Il a fait chaud, l'envol de la TOP battait son plein et dans certains cas il semblait qu'on avait atteint un pic. Le temps s'est ensuite refroidi au point d'interrompre toute activité de la tordeuse. Puis, la semaine dernière, il a fait chaud, très chaud. Après plusieurs jours de canicule, on a recommencé à prendre des adultes dans les pièges à phéromone. Plusieurs se sont demandé si cette " nouvelle " activité marquait le début de la deuxième génération de la TOP. La réponse est non, il n'y a pas eu assez d'unités thermiques (degrés jours) accumulées. Chez la TOP, le développement commence à 7,2°C (45°F), et il lui faut un total d'environ 550 DJ (base 7,2°C) (963 ± 46 DJ, base 45°F) pour passer du stade d'uf à celui d'adulte (une génération). Vendredi dernier, lorsque la question s'est posée, nous n'avions pas encore atteint ce seuil. Les captures représentent donc la fin de la génération qui a survécu à l'hiver. La même chose s'est produite au printemps de 2006; justement, nous avions écrit un article très semblable à cette date il y a deux ans, et nous en avons tiré de larges extraits! C'est pendant des années comme 2008 qu'il faut souligner l'importance de l'emploi d'outils de surveillance aussi nombreux que possible. Les pièges à phéromone permettent de recueillir de l'information sur l'activité des insectes, mais pour réellement comprendre l'évolution des populations, on doit aussi s'appuyer sur les modèles de degrés jours. On doit déterminer la date des épandages d'insecticides selon les modèles de degrés jours, tout en gardant un il sur les pièges à phéromone (ne pas les enlever trop tôt) pour détecter toute activité prolongée ou inhabituelle. Bien qu'on puisse être tenté d'économiser du temps et de l'argent en évitant d'installer des pièges pour les générations hivernantes de TOP (parce que les épandages coïncident avec la chute des pétales des pommiers), cela peut entraîner certains risques. En l'absence de pièges dans le verger pour révéler une émergence tardive, on peut manquer certains épandages importants. Tout cela peut compliquer la lutte antiparasitaire et, dans certains cas, le producteur devra procéder à une nouvelle pulvérisation d'insecticide. Si les prises n'ont pas encore chuté quelques semaines après la dernière pulvérisation, il faudra peut être effectuer un deuxième traitement pour protéger les nouvelles tiges ou les petits fruits en croissance, ou les deux. Tous les producteurs doivent bien connaître l'activité résiduelle des pesticides qu'ils utilisent. Notons qu'en cette saison, les arbres éliminent rapidement les résidus. Si le pesticide s'est dissipé et que les prises de TOP sont encore assez nombreuses dans les pièges (par exemple, plus du tiers ou de la moitié des captures effectuées lors du premier envol le plus nombreux), il faut un deuxième traitement à l'insecticide. Pour éviter l'apparition d'une résistance, veiller à effectuer le deuxième traitement avec le même produit que la première fois, et ne pas changer de produit pour traiter la même génération de ravageurs (effectuer la rotation entre les générations). Il faut savoir qu'un pic interrompu ou bimodal de la génération qui a survécu à l'hiver se retrouve généralement au deuxième envol. C'est pourquoi, en présence d'une période bimodale (de pointe et intermédiaire), les producteurs qui traitent la TOP à l'aide d'insecticides doivent être prêts à faire deux pulvérisations pour maîtriser la deuxième génération, selon ce qu'indique le nombre de prises dans les pièges à phéromone pendant la période d'envol suivant. Les producteurs qui ont recours à la technique de confusion sexuelle pour combattre la tordeuse orientale du pêcher dans la pomme ou dans les fruits tendres n'ont pas à se préoccuper de cet aspect. Pour en savoir plus:
Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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