Dans cette section
|
Quel lien entre les moules zébrées et le phosphore?
On entend de plus en plus souvent parler de la gestion du phosphore, un élément qui est présent naturellement dans l'environnement sous de nombreuses formes. Dans le sol, c'est l'un des éléments nutritifs essentiels à la croissance des plantes. Les sols de l'Ontario en contiennent de grandes quantités, qui peuvent aller jusqu'à 2000 livres par acre. La plus grande partie de ce phosphore est fixée sous la forme de particules de sol, et elle n'est donc pas disponible pour la croissance des plantes. Le vent et l'érosion hydrique peuvent transporter le phosphore particulaire jusqu'aux cours d'eau. Dans l'eau, le phosphore est considéré comme un élément nutritif limitant, et l'ajout de cet élément stimule donc la croissance des plantes aquatiques et des algues. Celles ci consomment donc une partie de l'oxygène dissous, qui n'est plus disponible pour les poissons. Dans les Grands Lacs, les concentrations de phosphore ont diminué de façon importante : au début des années 1980, elles pouvaient atteindre 12 ?g/l, et elles se situent aujourd'hui entre 4 et 6 ?g/l. Cette baisse s'explique en partie par une meilleure prévention de l'érosion des sols agricoles, par l'amélioration du traitement des eaux usées et par la réduction des quantités de phosphates dans les détergents. Alors pourquoi la charge de phosphore des Grands Lacs pose t elle encore des problèmes? À cause des moules zébrées, tout simplement. Les moules sont des organismes filtreurs, c'est à dire qu'elles absorbent les particules pour les débarrasser leurs éléments nutritifs. Elles prélèvent donc ainsi le phosphore lié et le libèrent sous forme soluble près des rives des lacs. À ces endroits, cet excès de phosphore soluble provoque une prolifération des plantes aquatiques. Celles ci gênent la navigation de plaisance, s'emmêlent dans les lignes des pêcheurs et rendent la baignade beaucoup moins agréable. Certaines municipalités ont dépensé d'importantes sommes pour s'en débarrasser. Ces nuisances font qu'on s'intéresse de nouveau aux quantités de phosphore qui sont déversées dans les ruisseaux, les rivières et finalement les lacs. Les apports de phosphore dans les lacs proviennent de diverses sources, dont l'agriculture. Il y a également la construction, les déversements et les débordements des usines de traitement des eaux usées, l'écoulement des eaux pluviales en provenance des zones urbaines et les systèmes de fosse septique. Malgré la diversité de ces sources, le secteur agricole continuera de subir des pressions en faveur de la réduction de l'érosion des sols. Heureusement, à cet effet, les producteurs disposent d'une large gamme de pratiques de gestion : tests de sol, bandes tampons végétalisées, coupe vent, voies d'eau gazonnées, bassins de retenue des sédiments, stabilisation des rives et cultures abris. Dans le passé, les agriculteurs ont mis en uvre ces pratiques avec succès, et ils sont donc bien positionnés dans une société qui accorde de nouveau beaucoup d'attention à la gestion du phosphore.
Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
Ce site est mis à
jour par le gouvernement de l'Ontario, Canada
© Imprimeur
de la Reine pour l'Ontario,
Dernière mise à jour :