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La lutte contre le séneçon vulgaire dans les champs de fraisiers
Le séneçon vulgaire est une herbacée annuelle qui cause toujours des problèmes aux producteurs de fraises et de légumes. C'est une plante plutôt petite avec des feuilles légèrement charnues et qui ressemble au pissenlit. Comme les autres membres de la famille des Composées, le séneçon a une inflorescence reconnaissable formée d'un grand nombre de petites fleurs. Recherchez l'amas de petites fleurs jaunes d'où se détachent vite de nombreuses graines qui sont transportées par le vent. Le séneçon peut germer, fleurir et produire des graines dans un délai très court, surtout par temps chaud. Après avoir tondu, on trouve souvent de minuscules plantes avec leurs fleurs et leurs graines. Ces graines perpétuent le cycle de l'espèce parce qu'elles n'entrent pas en dormance et germent presque aussitôt après avoir touché le sol. Habituellement, 50 % des graines germent immédiatement après leur dispersion. Le séneçon est particulièrement nuisible aux producteurs de fraises parce qu'il est peu sensible aux herbicides communs employés dans ce type de plantations (Treflan, Sinbar et 2,4 D). Les champs où l'on voit quelques plants de séneçon au printemps peuvent être complètement envahis par cette espèce l'automne suivant; c'est ainsi que dans de nombreuses plantations de fraisiers on a dû arrêter la production un an ou deux ans plus tôt que prévu. Heureusement, un herbicide, le Devrinol, empêche la germination du séneçon. Dans les champs de fraisiers, notre stratégie consiste à traiter au Devrinol au début de septembre pour cibler les annuelles hivernales. Des recherches récentes effectuées en Ohio montrent que le séneçon qui a germé en automne produit des semences ayant une dormance plus longue et qui survivent dans la réserve de graines. La même étude montre aussi que 94 % des graines de séneçon qui sont enfouies finissent par germer ou par mourir au cours des 24 mois suivants. Ainsi un effort ciblé pendant deux ans permettrait d'éliminer pratiquement cette espèce, en particulier si l'on accorde une attention particulière à l'automne. Pour réduire les quantités de séneçon vulgaire, on doit adopter plusieurs approches simultanément :
La où le séneçon est devenu un problème majeur, les producteurs ont obtenu de bons résultats en passant à un système de travail du sol réduit avec rénovation chimique (réduction de la largeur des rangs avec Gramoxome, sans travail du sol). La deuxième année, les séneçons étaient beaucoup moins nombreux, surtout là où l'on avait aussi enlevé les échappés. On sait que la lutte contre le séneçon vulgaire nécessite plusieurs approches simultanées, et on évitera les problèmes à long terme en concentrant ses efforts sur l'élimination de la population d'automne. C'est un autre cas où une bonne connaissance des caractéristiques biologiques de l'espèce en cause permet d'obtenir les résultats souhaités.
Figure 1. Des efforts de prévention méthodiques sur deux ans permettent de réduire fortement les populations de séneçon vulgaire (Senecio vulgaris).
Figure 2. Dans les vergers, les applications de 2,4 D après la récolte permettent de lutter contre les pissenlits et les autres dicotylédones. Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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