Les mauvaises herbes à la fin de l'été, faut-il encore les traquer?

 

La lutte contre les mauvaises herbes semblait avoir donné de bons résultats, surtout là où la germination tardive n'avait pas été stimulée par des pluies trop abondantes. Mais dans les régions où il a plu davantage (même de petites averses), dans de nombreux champs, les mauvaises herbes ayant échappé au traitement se sont établies sous les arbres et les tiges. La question qui se pose maintenant est de savoir si cela vaut la peine de poursuivre la lutte aussi tard dans la saison.

Les recherches sur les périodes critiques nous ont appris que seule la présence de mauvaises herbes au début de la saison a pour effet de réduire les rendements. Du point de vue strictement économique, si vous tentez de lutter contre les mauvaises herbes maintenant, cela n'apportera aucune amélioration du rendement.

Cependant il y a d'autres facteurs à prendre en compte :

  • Les mauvaises herbes échappées tardives peuvent gêner la récolte. Cela est particulièrement vrai des échappés précoces d'amarante et de chou gras, qui durcissent comme des " arbres " et gênent l'action des machines et des cueilleurs.
  • Les mauvaises herbes échappées produisent des graines qui pourront nuire à l'avenir. Il est donc probablement souhaitable de lutter dès maintenant contre les espèces difficiles (notamment les vivaces comme les chardons et le chiendent), ou de tondre pour empêcher la formation de graines.
  • La présence d'une épaisse couverture de mauvaises herbes peut être propice aux rongeurs, qui échappent alors plus facilement aux prédateurs comme les buses.

Avez-vous pensé aux bénéfices que les mauvaises herbes échappées tardives peuvent apporter? En effet, une couverture de mauvaises herbes peut présenter plusieurs avantages :

  • Elles empêchent l'érosion du sol (par le vent et par l'eau);
  • Elles favorisent le durcissement des cultures vivaces (par l'absorption de l'humidité et de l'azote);
  • Elles fournissent un abri aux insectes utiles;
  • Elles ajoutent de la matière organique au sol (bien que ce soit en petites quantités);
  • Elles facilitent la prolifération des organismes du sol, ce qui dans certains cas accélère la dégradation des herbicides;
  • Elles réduisent la pourriture dans les pommes à jus.

Lorsque vous déciderez quelles seront les autres mesures à prendre pour lutter contre les mauvaises herbes, prenez note des problèmes particuliers qui se posent chez vous pour pouvoir mieux préparer votre stratégie en vue de la prochaine saison.


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