Pour optimiser votre irrigation


Quand certaines parties de la province se retrouvent aux niveaux 1 et 2 d'intervention en matière de ressources en eau, les producteurs mettent tous leurs efforts pour optimiser les approvisionnements en eau limités qui leurs sont disponibles.

Pour optimiser l'usage de l'eau il faut voir aux petits détails de gestion et utiliser les données exactes pour élaborer et adapter ses stratégies d'utilisation d'eau. Il faut que l'eau qui est appliquée atteigne la zone racinaire de la culture. Sous la zone racinaire l'eau est perdue, celle qui ruisselle à la surface aussi, de même que celle qui s'évapore dans l'air. Quand les ressources en eau sont limitées, il faut réduire ces trois principaux mécanismes de perte.

L'irrigation sert à remplacer dans la zone racinaire de la culture l'humidité que le sol a perdue. La plupart des racines de fraisiers et de cultures légumières se trouvent dans les 30,5 cm (12 po) supérieurs du sol. Les racines de framboisiers peuvent se trouver à une profondeur de 61,0 cm (2 pi) dans le sol et les cultures fruitières pluriannuelles comme les pommes, les pêches et les raisins ont des racines jusqu'à 76,2 - 91,4 cm (30 - 36 po).

Une fois que vous connaissez la profondeur des racines de la culture il faut tenir compte de la capacité de rétention d'eau du sol. L'eau qui excède la capacité de rétention du sol inondera les drains agricoles et elle est gaspillée. Les sols sableux sont d'ordinaire dotés d'une capacité de rétention d'eau de 2,0 cm (0,8 po) par 30 cm (1 pied) de sol. Les sols loameux peuvent retenir 4,5 cm (1,8 po) d'eau par 30 cm (1 pied) de sol.

Si vous connaissez la vitesse d'infiltration de vos sols vous pouvez éviter que l'eau d'irrigation ne se perde en ruisselant. Les sols sableux ont des capacités de rétention supérieures aux sols loameux et aux sols argileux. Dans un sol sableux, un taux d'infiltration supérieur à 1,8 cm (0,7 po) à l'heure cause du ruissellement. Par contre un sol loameux peut recevoir 2,3 cm (0,5 po) d'eau à l'heure avant que le ruissellement se produise.

Il y a enfin l'évaporation, autre cause de perte d'eau. La recherche a démontré que le vent peut causer une perte d'eau importante. Une buse haute pression peut gaspiller jusqu'à 9 pourcent avec des vents de 8,0 km (5 mi) à l'heure et jusqu'à 20 pourcent avec des vents de 24,1 km (15 mi) à l'heure, si les températures sont supérieures à 27 °C (80 °F). Ces pertes dues à l'évaporation augmentent à mesure que la température monte et peuvent atteindre jusqu'à 40 %. Les producteurs peuvent les minimiser s'ils prévoient l'irrigation aux périodes plus fraîches et plus calmes de la journée, en soirée et tôt le matin. Si vous devez arroser le jour par temps chaud et venteux, il vous faudra beaucoup plus d'eau pour arriver à la même teneur en humidité du sol.

Pour compliquer encore plus la perte par évaporation, si vous irriguez avec des vents supérieurs à 16,1 km à l'heure (10 milles à l'heure) la configuration et la distribution de l'eau pulvérisée seront radicalement modifiées. Si les vents sont plus forts une pulvérisation habituellement de 27,4 m (90 pieds) de diamètre donnera un couvert d'à peine 7,62 à 9,14 m (25-30 pieds) de largeur. Il faudra donc plus de passages dans les rangs, avec une plus grande quantité d'eau et plus de temps pour couvrir la même superficie, et les coûts de fonctionnent des pompes seront plus élevés.

Pour optimiser l'eau d'irrigation il faut aussi connaître le rendement de son système et combien d'eau est réellement distribuée au sol. De simples pluviomètres près de la surface du sol peuvent donner une bonne indication de ce qui est de fait appliqué.

Ces renseignements sont donnés en détails dans la publication Les pratiques de gestion optimales - Gestion de l'irrigation.



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