Cécidomyie du pommier
La cécidomyie du pommier passe l'hiver au stade nymphal ou prénymphal à l'intérieur d'un cocon de soie, dans le sol ou dans les feuilles enroulées. Les adultes commencent à émerger à la fin mai ou au début juin. La cécidomyie adulte est une petite mouche d'environ 1,5 à 2,5 mm de longueur. Les adultes se reproduisent, puis les femelles pondent leurs ufs sur des feuilles de pommiers partiellement dépliées. Les ufs éclosent et les larves grugent la surface supérieure des feuilles pendant deux à trois semaines. Les larves sont d'abord rouges, puis elles deviennent orange vif à maturité. Elles passent la majorité de leur vie dans les feuilles enroulées. Une feuille enroulée contient généralement de 20 à 30 larves, mais on peut en trouver jusqu'à 500 par feuille. Les extrémités des feuilles infestées sont enroulées vers la nervure centrale de la feuille (Fig 1)et les feuilles prennent une teinte violacée ou rouge et s'étiolent avant de tomber de l'arbre. La pupation se produit au début de juillet et les larves de la deuxième génération se manifestent dans les vergers en août. Les larves se nourrissent jusqu'à quatre semaines avant de tomber au sol et se transformer en nymphe. Les pommiers sont les seuls hôtes que l'on connaisse jusqu'à maintenant pour cette espèce particulière de cécidomyie. Les variétés de pommiers dont la pousse terminale est luxuriante peuvent être privilégiées par les insectes, en raison de l'abondance de site de ponte; mais tous les cultivars restent vulnérables.
Les extrémités des feuilles infestées sont enroulées vers la nervure centrale de la feuille (Fig 1)et les feuilles prennent une teinte violacée ou rouge et s'étiolent avant de tomber de l'arbre. Ces insectes ne sont pas considérés comme des parasites d'importance économique des pommiers et ne causent pas de véritables problèmes sur les arbres matures. Toutefois, des populations élevées d'insectes chez les jeunes arbres en pépinière peuvent réduire la photosynthèse et freiner la croissance des pousses terminales. Par le passé, des insecticides à large spectre (comme le diazinon) étaient efficaces contre cet insecte). Mais comme les programmes d'insecticides à large spectre sont moins utilisés, il est possible que les insectes se retrouvent en plus grand nombres dans les vergers. La seule manière de surveiller la cécidomyie du pommier est de vérifier la présence de feuilles enroulées sur les jeunes arbres et de larves orangées dans les feuilles. Il n'existe pas de seuils critiques d'intervention pour cet insecte. Les espèces du genre Orius et les punaises de la molène se nourrissent de larves de cécidomyie. En Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, on a observé que l'insecte parasitoïde européen Platygaster demades parasitait 40 à 90 % de la première génération de cécidomyie. Toutefois, le développement asynchrone du ravageur et du parasite fait en sorte que le parasitisme n'est que de 1 à 3 % à la seconde génération. Il est très difficile de lutter contre ce ravageur à l'aide d'insecticides puisque les cécidomyies sont bien protégées à l'intérieur des feuilles enroulées. Ripcord 400EC est le seul produit homologué actuellement contre cet insecte. Les produits à large spectre utilisés contre d'autres ravageurs des vergers peuvent aussi être efficaces contre les larves de la cécidomyie du pommier. Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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