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Qui suis-je? Guide de consultation rapide sur les gentils arthropodes cachés dans vos champs


Croyez-le ou non, dans les champs bien aménagés ou dans les cultures horticoles, vous trouverez souvent davantage d'espèces d'insectes et d'acariens utiles que de ravageurs. Les ennemis naturels des phytoravageurs peuvent avoir une incidence importante sur les niveaux de populations des espèces qui leur servent de repas. Les " gentils " insectes et acariens peuvent être des consommateurs généralistes, c'est à dire se nourrir d'une grande variété de proies, ou ils sont très spécialisés et pointilleux sur l'idée qu'ils se font d'une proie acceptable.

Outre les agents pathogènes utiles et les nématodes entomopathogènes, les ennemis naturels des insectes et des acariens sont généralement divisés en deux groupes principaux : les prédateurs et les parasites. Les prédateurs attaquent, capturent et consomment leurs proies. Ils sont souvent (mais pas toujours) plus gros que leur prise. Les parasitoïdes vivent dans ou sur le corps d'un seul individu hôte, qu'ils finissent par tuer durant leur développement. La plupart des insectes parasites sont des guêpes ou des mouches. Les pucerons, les mineuses des feuilles, les cochenilles et les chenilles sont souvent la cible d'insectes parasites.

Nous savons tous que les ravageurs ont des ennemis naturels, dont certains sont très communs et hauts en couleur, notamment les jolies coccinelles que nous prenons plaisir à voir dévorer les pucerons, les acariens, les cochenilles et les pseudococcides, mais il en existe d'autres moins connus. Voici donc une liste de certains de ces insectes utiles et communs que vous pourriez apercevoir dans vos cultures de fruits, de légumes et de grande production, ainsi que quelques indications pour vous aider à les trouver.

Prédateurs

Carabes : De taille très variable (la plupart mesurant entre 1 et 30 mm) et de couleur foncée, ce sont des insectes terricoles qui trouvent refuge le jour sous des pierres et des débris, et dont les pattes sont conçues pour la course. D'ailleurs plusieurs espèces ne volent pas. Ils se nourrissent d'insectes à corps mou, notamment des chenilles et des larves d'autres coccinelles, de même que des limaces et des lombrics.

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Staphylins : Petites coccinelles de forme effilée, mesurant moins de 2 cm, elles sont pourvues de courtes ailes rigides, ou élytres, ne leur couvrant pas entièrement l'abdomen. Les staphylins soulèvent leur abdomen quand ils sont dérangés, de sorte que, malgré leur petite taille, ils apparaissent plutôt féroces et agressifs quand ils s'enfuient. Les larves et les adultes se nourrissent de petites larves à corps mou, de nymphes et d'asticots.

 

 

 

 

Coccinelles : De forme ronde ou ovale (mesurant entre 1 et 10 mm) et souvent vivement colorées, les coccinelles de plusieurs espèces arborent des points ou des bandes sur leurs élytres. Les larves sont allongées et recouvertes de tubercules ou d'épines (" semblables à un alligator "). Certaines sont très petites, comme le Stethorus spp. Ces minuscules coccinelles noires (0,1 mm) se nourrissent presque exclusivement d'acariens.

 

 

 

 

 

Syrphes : Mouches de petite et de grande taille (pouvant mesurer jusqu'à 25 mm), plusieurs espèces sont de couleur vive et peuvent être prises pour des abeilles ou des guêpes. On voit souvent les adultes voler près des fleurs. Les larves, qui se nourrissent de pucerons, de cochenilles et d'autres insectes, sont plissées et ressemblent à une limace sans tête apparente. De couleur brune ou verte, elles sont parsemées de zones ou de bandes blanchâtres. Vous les trouverez dans les colonies de pucerons.

 

 

 

 

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Punaises anthocorides : Petits insectes (de 2 à 4 mm) de forme ovale, généralement de couleur foncée avec des couvertures alaires de couleur claire. Plusieurs Orius spp. (exemple : la punaise pirate) vivent dans divers habitats cultivés, y compris dans les champs, dans les fruits et les légumes, dans les fleurs, dans les plantes herbacées et dans les arbres à feuilles caduques. Les adultes et les larves se nourrissent de pucerons, d'acariens et de thrips.

 

 

 

 

Nabidées : Punaises au corps long (jusqu'à 1 cm), svelte et de couleur terne d'un brun-gris. Tant les adultes que les nymphes sont des prédateurs d'autres insectes et acariens qu'elles traquent dans différents habitats cultivés.

 

 

 

 

 

Chrysopes : Les insectes adultes possèdent de gros yeux composés et de grandes ailes qui ont l'aspect de la dentelle et qui, au repos, forment un toit sur leur corps. Les larves ressemblent à de minuscules alligators et elles sont dotées de mandibules en forme de faucille qu'elles utilisent pour transpercer leurs proies et en extraire les liquides organiques. Ce sont des prédateurs voraces qui se nourrissent de pucerons et d'autres insectes à corps mou.

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Acariens prédateurs : À l'instar des acariens phytophages (se nourrissant de substances végétales), les acariens prédateurs sont très petits ou même microscopiques, de forme ovale, dont les deux parties du corps sont difficiles, voire impossibles à distinguer. Au stade larvaire, ils ont trois paires de pattes, mais devenus lymphes et adultes, ils en ont quatre. Dotés d'un corps profilé en goutte d'eau, ces acariens relativement rapides peuvent prendre la couleur de la proie dont ils sont en train d'aspirer les liquides! Veillez à tenir compte de leur présence quand vous effectuez le dépistage des insectes ravageurs dans vos champs.

 

 

 

 

Mouches et guêpes parasites: Il existe plusieurs espèces d'insectes parasites dans l'ordre des hyménoptères (l'ordre d'insectes comprenant les fourmis, les abeilles, les tenthrèdes, les guêpes et les espèces alliées) et des diptères (mouches) à s'attaquer aux ravageurs agricoles. Il se peut que vous ne puissiez pas voir les femelles adultes pondre leur(s) œuf(s) sur ou dans le ravageur hôte, mais si vous regardez attentivement, vous risquez fort bien de voir les résultats de leur travail! Les masses d'œufs qui semblent noires sont symptomatiques d'une invasion par des guêpes parasites. Les pucerons sont souvent attaqués par les guêpes parasites : quand vous procédez au dépistage, cherchez des pucerons gonflés, bruns, recouverts de croûte ou ayant la texture du papier (en fait, les pucerons infestés sont " momifiés "). Si les températures sont chaudes, la durée de génération de la plupart des parasites est plutôt courte. Alors, dès que vous verrez des restes momifiés de pucerons sur vos plants, il est probable que la population de pucerons sera réduite de façon importante d'ici une semaine ou deux. Il est à noter que les insectes parasites sont souvent très vulnérables aux pesticides.

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