Le petit perceur du pêcher, nuisance économique pour le producteur?
Figure 1. PPP adulte sur un piège collant. Il serait bien d'avoir une bonne photo de cette sésie volant de jour, mais on les voit pour la plupart comme ceci, en une masse de sésies sales sur un piège collant avec un appât aux phéromones. Il faut acquérir une certaine formation pour bien identifier ces perceurs car d'autres espèces peuvent aussi être attirées par le piège.
Figure 2. Coque de nymphose de PPP. Quand les nymphes émergent, leur coque de nymphose reste souvent accrochée au suintement sur le chancre.
Figure 3. Larves de PPP dans un chancre de pêcher (la tête cachée dans le suintement). En fouillant un peu dans le suintement des chancres, on trouve parfois l'une de ces larves. Dans les sites très infestés, il est plus facile d'en trouver. Le PPP passe l'hiver au stade larvaire, mais contrairement à de nombreux insectes, cette espèce peut pendant son hibernation passer du 2e au 6e stade, celui d'adulte. Au printemps, certaines sont prêtes à se pupifier, d'autres ont besoin de se nourrir quelques mois avant d'émerger, c'est pourquoi la période d'envol de ce ravageur est si longue et continue.
Figure 4. Excréments de larves de PPP qui se nourrissent se trouvent des chancres ou aux alentours. Les excréments sont assez visibles, la matière brune granuleuse au centre de la photo. On les trouve souvent mêlés au suintement des chancres, mais avec un peu de pratique le producteur saura les identifier facilement.
Figure 5. Jeune pêcher avec chancre infesté de PPP. Ce jeune arbre serait sinon sain, il a reçu de bons soins, été émondé en temps opportun, été bien arrosé et bien fertilisé. Cependant, la présence d'un chancre infesté de PPP sur cette partie du tronc réduit sa durée de vie. Il semble bien productif à l'heure actuelle, mais il connaîtra un déclin plus vite que prévu. Il existe quelques recommandations pour combattre ce ravageur. Il faut plonger les arbres dans un mélange de Thiodan (endosulfan) avant de les planter et on recommande de pulvériser le tronc et les branches maîtresses inférieures les premières années, surtout aux endroits où s'exerce une pression plus élevée du PPP. Il n'existe pas de seuils d'intervention suivant le nombre d'insectes capturés dans les pièges, ni d'autres moyens de savoir quand pulvériser dans ce cas. Le PPP a commencé son envol dans la région du Niagara le 24 mai cette année et cet envol se poursuit jusqu'à la fin août ou le début septembre. On peut effectuer jusqu'à trois traitements, mais il faut tenir compte de la récolte des cultivars plus hâtifs car les produits à base d'endosulfan ont un délai d'attente assez long avant la récolte. Ne pas diriger les applications sur les fruits, le PPP ne porte aucun intérêt aux fruits de toute façon. Il faut un dépistage régulier pour trouver des indices d'une population importante du ravageur, même quand le producteur se croit à l'abri du problème. Il faut détecter ce ravageur rapidement, avant qu'il ne soit en grand nombre dans le verger, pour que la maîtrise soit plus facile et coût moins cher. Il est possible d'utiliser les techniques de confusion sexuelle (CS) contre ce ravageur avec un produit appelé " Isomate-P ", qui est homologué et disponible en Ontario. Comme tous les produits ayant recours à la CS, il vaut mieux l'appliquer avant le premier envol et dans les zones plus étendues. Dans les zones lourdement infestées, on peut combiner l'emploi de pesticides et de techniques de CS et abaisser les populations après quelques années. Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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