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Blessure
causée par les herbicides - Que faire maintenant?
Les lésions causées par la dérive d'herbicides peuvent
certes entraîner des souffrances et des affrontements, sans oublier les
demandes d'indemnisation et les frais juridiques. Personne n'en ressort gagnant
quand il y a dérive d'herbicides. Le responsable de la lutte antiparasitaire
est perdant de deux façons : son traitement herbicide a raté la
cible résultant en une maîtrise bâclée des mauvaises
herbes, de plus, il risque des poursuites pour dommages; le producteur qui devait
en bénéficier perd en rendement, en santé des cultures, peut-être
en marchés opportuns en plus de son temps. Parfois c'est l'environnement
qui est perdant, et aussi globalement l'industrie agricole aux yeux du public.
Diagnostiquer le problème - Est-ce vraiment de la dérive?
Examiner les autres causes possibles : maladies, insectes, carences nutritionnelles,
présence résiduelle d'herbicides et stress environnementaux, qui
peuvent aussi causer des symptômes d'aspect similaire.
- Comment
les symptômes sont-ils répartis au champ? Les dommages sont-ils pires
à proximité de la source de pulvérisation, s'estompent-ils
à mesure que l'on s'en éloigne dans le champ? Y a-t-il des plaques?
Si c'est le cas, il faut vérifier le pH du sol. Les zones au pH plus élevé
ou plus faible devraient être échantillonnées pour détecter
la présence résiduelle d'herbicides.
- Y a-t-il des indices
de pulvérisation? Rechercher des marques de roues, des mauvaises herbes,
des symptômes, des traces de rampes de pulvérisation, de chevauchement
dans les tournières.
Communiquer avec les personnes concernées
- Parler au voisin ou au responsable de la lutte antiparasitaire.
Demander quel produit a été pulvérisé, quand et qui
a effectué le traitement.
- Communiquer avec le bureau régional
du ministère de l'Environnement (pour le Sud-Ouest, 1 800 265-7672); un
responsable du ministère peut visiter les lieux, prélever des échantillons
de tissus végétaux et de sols, les faire analyser pour détecter
la présence d'herbicides. S'il y a lieu, le contrevenant peut faire l'objet
de poursuite en vertu de la Loi sur les pesticides.
- Communiquer
avec l'expert en sinistres des assurances et demander à la personne
responsable de faire de même.
Recueillir tous les documents
pertinents - Fournir les dossiers de pulvérisation des champs
(les vôtres, pour indiquer qu'il ne s'agissait pas de l'un de vos propres
traitements) et ceux du ou des responsable(s) de la pulvérisation en cause.
- Fournir aussi les dossiers sur les conditions météorologiques
le jour de l'application (y compris les détails sur les températures,
la vitesse et la direction du vent, les précipitations).
-
Prendre beaucoup de photos et noter pour chacune la date et le lieu. En prendre
à plusieurs reprises pendant la saison.
- Documenter les pertes
de rendement, en trouvant une plantation semblable (même âge, cultivar,
porte-greffes, etc.).
Pour les cultures vivaces (vignes, vergers,
asperges, petits fruits), documenter les effets sur plusieurs années après
que les dommages aient eu lieu. Chaque responsable de pulvérisation doit
prendre toutes les mesures possibles pour éviter la dérive d'herbicides.
Que doit faire le responsable? - Effectuer le travail selon les conditions
climatiques. Éviter de pulvériser par mauvais temps, p. ex. avec
des vents de 11 km/h ou par temps trop calme, quand le mercure dépasse
30 ºC ou avec une humidité relative supérieure à 80
%, ou les deux.
- Identifier les cultures vulnérables près
de vos champs. Choisir un jour où les vents soufflent dans une autre direction
pour pulvériser.
- Rendre votre pulvérisation moins
portée à la dérive. Choisir des herbicides à faible
risque de volatilité. Éviter les produits comme 2,4-D ou dicamba
près des cultures vulnérables ou des serres. Procéder avec
des volumes d'eau plus élevés et des pressions plus basses pour
produire de plus grosses gouttelettes. Utiliser les nouvelles buses antidérive.
De nombreuses buses à injection d'air peuvent grandement réduire
la dérive.
- Collaborer avec vos voisins. Les aviser de vos
intentions. Peut-être prévoir tous les deux des zones tampons entre
les cultures vulnérables? Il faut aviser les serriculteurs de fermer les
ventilateurs lors des pulvérisations tôt le matin afin d'éviter
la possibilité de dérive.

Blessure causée par le 2,4-D sur des vignes 
Dérive
de 5 % de Roundup sur des feuilles de tomates 
Dérive
de Roundup sur un champ de tomates 
Blessure
due au Roundup 2 sur une branche Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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