Le problème de mauvaise
herbe du mois : l'herbe à la puce
| Auteur : |
Leslie Huffman - spécialiste
en gestion des mauvaises herbes (cultures horticoles)/MAAARO
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| Date de création : |
24 août 2005
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| Dernière révision : |
24 août 2005
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Mauvaise herbe problème :
Herbe à la puce
Autres noms :
Rhus radicans, sumac grimpant, sumac vénéneux. Quelquefois,
on l'appelle à tort le sumac de l'Ouest. Cette plante est en fait
un membre de la famille de l'acajou.
Habitudes de croissance :
L'herbe à la puce est une plante vivace ligneuse. Ses habitudes
de croissance et ses types d'habitats varient énormément.
Description :
Les tiges sont ligneuses et croissent près du sol ou encore comme
une vigne grimpante avec des racines aériennes qui grimpent jusqu'à
l'extrémité des arbres. "S'il y a trois folioles, n'y
touchez pas !" Il y a toujours trois folioles disposées de
façon alternée autour du nud. La tige de la foliole
centrale est plus longue (pétiolule). Les feuilles ont généralement
un aspect ciré et le pourtour peut varier. Les feuilles prennent
des teintes rouge vif à l'automne.

Les feuilles ont généralement un aspect ciré et le
pourtour peut varier

Les tiges sont ligneuses et croissent près du sol
Se propage par :
Ses graines et ses rhizomes ligneux. Les oiseaux disséminent les
graines des petits fruits blancs.
Sources d'inquiétude :
La toxine de l'herbe à la puce est présente dans toutes
les parties de la plante et cause une grave inflammation de la peau. Le
composé toxique peut être transporté par la fumée
ou par le contact direct avec les huiles de la plante. C'est environ les
2/3 de la population qui sont sensibles à l'herbe à la puce.
L'huile peut être transmise par les animaux de compagnie, outils
et vêtements à n'importe quelle époque de l'année.
L'herbe à la puce croît habituellement en bordure des champs,
mais on la voit souvent s'agripper aux arbres fruitiers et aux vignes.
L'herbe à la puce est reconnue comme mauvaise herbe nuisible en
vertu de la Loi sur la destruction des mauvaises herbes de l'Ontario.
Peut être confondue avec les plantes suivantes :
- La vigne vierge : est également une vigne ligneuse qui croît
couramment dans les vergers et le long des clôtures. Elle compte
toutefois 5 à 7 folioles. Ses fruits de couleur bleue sont également
toxiques.
- L'érable à Giguère : peut avoir 3 folioles au
lieu des 5 folioles habituelles, toutefois, les feuilles sont opposées
à chaque nud. Au lieu de petits fruits, les graines ressemblent
aux samares des érables.
- La clématite verticillée : est également une
vigne rampante ou grimpante, mais ses feuilles sont opposées
(2 feuilles composées sortent de chaque nud de la tige)
et ses fleurs plus grandes sont blanches ou bleues.
- L'amphicarpe bractéolée et l'arachide : sont également
des vignes avec des feuilles alternées (comme l'herbe à
la puce), mais avec des bouquets de petites fleurs blanchâtres
tirant sur le pourpre ou le brun comme celles du pois de senteur.
- Le sumac de l'Ouest : a aussi des folioles très dentelées.
Par contre, on ne le trouve pas au Canada.
Lutte culturale :
- Facile à détruire avec des sarclages répétés.
- Il est possible de couper et brûler l'herbe à la puce,
mais en faisant preuve de prudence. Trouver quelqu'un qui est insensible
à l'herbe à la puce - pas moi ! Par contre, il est quasiment
impossible d'enlever toute la tige souterraine. Il est donc fort probable
que la plante repousse. S'assurer que l'huile qui se dégage de
la fumée et que les vêtements contaminés n'entrent
pas en contact avec les personnes sensibles.
- Supprimer les fleurs avant qu'elles ne produisent des fruits, afin
de réduire la dispersion par les oiseaux.
Lutte chimique :
- Garder à l'esprit que les herbicides utilisés vont également
causer des dommages aux plantes non visées. Une bonne couverture
de pulvérisation est essentielle et des traitements répétés
sont habituellement requis, probablement sur plusieurs années.
- Les herbicides suivants donnent une certaine répression de
l'herbe à la puce : les herbicides systémiques comme l'amitrole
ou le glyphosate (peut être mélangé avec de la simazine),
les herbicides à action hormonale comme le 2,4-D, le mécoprop
ou le dicamba. Dans les zones non cultivées, le dichloroprop,
l'Arsenal (imazapyr) ou le Garlon (triclopyr) peuvent agir efficacement.
- L'époque de traitement la meilleure se situe entre le 15 juin
et le 31 juillet, mais en autant que la plante est dans une phase de
croissance active, le traitement devrait être efficace.
- Les petits pulvérisateurs utilisés pour traiter les
souches peuvent également servir pour les traitements localisés.
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