Le problème de mauvaise
herbe du mois : l'alliaire officinale
| Auteur : |
Leslie Huffman - chef du programme
de lutte contre les mauvaises herbes, Horticulture/MAAARO
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| Date de création : |
25 mai 2005
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| Dernière révision : |
25 mai 2005
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Mauvaise herbe problème :
Alliaire officinale - mauvaise herbe introduite par les pionniers, maintenant
une plante envahissante.
Autres noms :
Alliaria petiolata, Alliaria officinalis, alliaire officinale, alliaire,
sisymbre alliaire, herbe à l'ail.
Habitudes de croissance :
Plante annuelle, annuelle d'hiver ou bisannuelle, trouvée le plus
souvent dans les boisés humides, les fossés et les haies.
Les semences sont disséminées en juin et restent en dormance
jusqu'à 20 mois. La première année les rosettes de
feuilles vertes sont près du sol, elle restent vertes tout l'hiver
et se transforment en plantes à fleurs adultes le printemps suivant.

Description :
Lla première année les rosettes sont formées de
feuilles vertes réniformes au rebord festonné et elles poussent
près du sol. La tige fleurie atteint une hauteur de 0,61 m (2 pi)
à 1,07 m (3-1/2 pi), avec des grappes de petites fleurs blanches
à 4 pétales en croix. Les semences sont produites dans des
capsules appelées siliques, à 4 côtés, minces
et érigées, à partir du mois de mai. Avec la maturité,
les siliques sont de couleur havane et deviennent minces comme du papier;
elles sont remplies de petites graines noires luisantes en rangée.
À la fin juin, la plupart des feuilles ont pâli et les plants
se reconnaissent uniquement aux tiges mortes avec les capsules brun pâle
remplies de semences qui restent viables tout l'été.


Se propage par :
Uniquement par germination (semences). Les semences restent dans le sol
jusqu'à 5 ans. Chaque plant peut produire à lui seul de
150 à 850 semences.
Sources d'inquiétude :
L'alliaire officinale est l'équivalent de la " salicaire
pourpre ", dans les boisés et sur le bord des routes. Elle
concurrence les fleurs sauvages indigènes qui fleurissent aussi
au printemps : claytonie lancéolée, gingembre sauvage, sanguinaire,
dicentre à capuchon, hépatiques, dentelaires et trilles.
Elle leur prend une partie de la lumière, de l'humidité,
des éléments nutritifs, du sol et de l'espace. La faune
et les insectes qui dépendent de ces plantes hâtives pour
se nourrir disparaissent vite. Si les vaches s'en nourrissent elles produiront
du lait avec un goût d'ail.
Peut être confondue avec les plantes suivantes :
Plusieurs plantes indigènes à fleurs blanches, dont les
dentelaires (Dentaria), l'osmorhize de Clayton (Osmorhiza claytonii),
et la saxifrage (Saxifraga virginica).
Lutte culturale :
- La première étape, empêcher l'alliaire officinale
de s'établir. Surveiller les premiers envahisseurs, les rechercher
et les éradiquer immédiatement. Faire du dépistage
en bordure des champs, arracher les envahisseurs à la main ou
en binant.
- Une fois que l'alliaire officinale est établie, on voudra pendant
de nombreuses années empêcher les semences de se répandre,
jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qui soient viables.
- Les plants sont faciles à arracher, surtout si le sol est humide,
mais des rejetons leur succéderont s'ils se brisent. Éliminer
les plants arrachés pour éviter de répandre les
semences après la formation des siliques.
- Les plants peuvent être coupés pour éviter leur
propagation, mais attention aux rejetons sous la coupe.
- On peut effectuer un brûlage dirigé dans les zones plus
étendues mais d'autres végétaux bénéfiques
peuvent être sacrifiés. Le brûlage à la torche
est aussi efficace en zones plus restreintes. .
Lutte chimique :
Des applications de glyphosate, de 2,4-D/mécoprop/dicamba ou de
triclopyr sont efficaces. Prendre garde lorsque l'on brûle ou que
l'on pulvérise à ne pas endommager les végétaux
bénéfiques. Les applicateurs à mèche peuvent
minimiser les dommages.
Plus de vertus qu'on ne croit!
Par Jan Schooley, spécialiste du ginseng et des herbes médicinales,
MAAARO
En 1699, les propriétaires terriens connaissaient bien "
l'alliaire ", aussi appelée herbe à l'ail et sisymbre
alliaire. Même en ce temps-là, l'alliaire officinale était
une plante envahissante et on la retrouvait en abondance le long des haies
et des cours d'eau. On ajoutait à l'époque ses feuilles
aux salades pour leur donner une légère saveur d'ail. Elle
était toutefois plus qu'une herbe fine pour relever les salades.
On lui conférait de nombreuses vertus médicinales, entre
autres de soigner les infections et de " favoriser le rétablissement
". Elle était consommée pour lutter contre la bronchite,
l'asthme et l'eczéma, et en application externe, elle apaisait
les plaies mineures, aidait les problèmes cutanés lents
à guérir, les rhumatismes et la goutte. Une autre herbe
avec plus de vertus qu'on ne croit!
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