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Le problème de mauvaise herbe du mois : l'alliaire officinale


Mauvaise herbe problème :

Alliaire officinale - mauvaise herbe introduite par les pionniers, maintenant une plante envahissante.

Autres noms :

Alliaria petiolata, Alliaria officinalis, alliaire officinale, alliaire, sisymbre alliaire, herbe à l'ail.

Habitudes de croissance :

Plante annuelle, annuelle d'hiver ou bisannuelle, trouvée le plus souvent dans les boisés humides, les fossés et les haies. Les semences sont disséminées en juin et restent en dormance jusqu'à 20 mois. La première année les rosettes de feuilles vertes sont près du sol, elle restent vertes tout l'hiver et se transforment en plantes à fleurs adultes le printemps suivant.

Plante annuelle, annuelle d'hiver ou bisannuelle, trouvée le plus souvent dans les boisés humides, les fossés et les haies

Description :

Lla première année les rosettes sont formées de feuilles vertes réniformes au rebord festonné et elles poussent près du sol. La tige fleurie atteint une hauteur de 0,61 m (2 pi) à 1,07 m (3-1/2 pi), avec des grappes de petites fleurs blanches à 4 pétales en croix. Les semences sont produites dans des capsules appelées siliques, à 4 côtés, minces et érigées, à partir du mois de mai. Avec la maturité, les siliques sont de couleur havane et deviennent minces comme du papier; elles sont remplies de petites graines noires luisantes en rangée. À la fin juin, la plupart des feuilles ont pâli et les plants se reconnaissent uniquement aux tiges mortes avec les capsules brun pâle remplies de semences qui restent viables tout l'été.

l'alliaire officinale

l'alliaire officinale

Se propage par :

Uniquement par germination (semences). Les semences restent dans le sol jusqu'à 5 ans. Chaque plant peut produire à lui seul de 150 à 850 semences.

Sources d'inquiétude :

L'alliaire officinale est l'équivalent de la " salicaire pourpre ", dans les boisés et sur le bord des routes. Elle concurrence les fleurs sauvages indigènes qui fleurissent aussi au printemps : claytonie lancéolée, gingembre sauvage, sanguinaire, dicentre à capuchon, hépatiques, dentelaires et trilles. Elle leur prend une partie de la lumière, de l'humidité, des éléments nutritifs, du sol et de l'espace. La faune et les insectes qui dépendent de ces plantes hâtives pour se nourrir disparaissent vite. Si les vaches s'en nourrissent elles produiront du lait avec un goût d'ail.

Peut être confondue avec les plantes suivantes :

Plusieurs plantes indigènes à fleurs blanches, dont les dentelaires (Dentaria), l'osmorhize de Clayton (Osmorhiza claytonii), et la saxifrage (Saxifraga virginica).

Lutte culturale :

  • La première étape, empêcher l'alliaire officinale de s'établir. Surveiller les premiers envahisseurs, les rechercher et les éradiquer immédiatement. Faire du dépistage en bordure des champs, arracher les envahisseurs à la main ou en binant.
  • Une fois que l'alliaire officinale est établie, on voudra pendant de nombreuses années empêcher les semences de se répandre, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qui soient viables.
  • Les plants sont faciles à arracher, surtout si le sol est humide, mais des rejetons leur succéderont s'ils se brisent. Éliminer les plants arrachés pour éviter de répandre les semences après la formation des siliques.
  • Les plants peuvent être coupés pour éviter leur propagation, mais attention aux rejetons sous la coupe.
  • On peut effectuer un brûlage dirigé dans les zones plus étendues mais d'autres végétaux bénéfiques peuvent être sacrifiés. Le brûlage à la torche est aussi efficace en zones plus restreintes. .

Lutte chimique :

Des applications de glyphosate, de 2,4-D/mécoprop/dicamba ou de triclopyr sont efficaces. Prendre garde lorsque l'on brûle ou que l'on pulvérise à ne pas endommager les végétaux bénéfiques. Les applicateurs à mèche peuvent minimiser les dommages.

Plus de vertus qu'on ne croit!

Par Jan Schooley, spécialiste du ginseng et des herbes médicinales, MAAARO

En 1699, les propriétaires terriens connaissaient bien " l'alliaire ", aussi appelée herbe à l'ail et sisymbre alliaire. Même en ce temps-là, l'alliaire officinale était une plante envahissante et on la retrouvait en abondance le long des haies et des cours d'eau. On ajoutait à l'époque ses feuilles aux salades pour leur donner une légère saveur d'ail. Elle était toutefois plus qu'une herbe fine pour relever les salades. On lui conférait de nombreuses vertus médicinales, entre autres de soigner les infections et de " favoriser le rétablissement ". Elle était consommée pour lutter contre la bronchite, l'asthme et l'eczéma, et en application externe, elle apaisait les plaies mineures, aidait les problèmes cutanés lents à guérir, les rhumatismes et la goutte. Une autre herbe avec plus de vertus qu'on ne croit!

Pour en savoir plus:

 

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