Lutte contre la pyrale des atocas et la noctuelle des cerises dans les bleuets en corymbe Les deux insectes ont des cycles biologiques similaires et les produits de lutte contre l'espèce dominante peuvent aussi éradiquer l'autre. La meilleure façon de distinguer entre les deux est d'examiner les dégâts causés.
Dégât Une larve peut tisser ensemble de petites grappes de 3 à 6 fruits avec des fils de soie et endommager plusieurs fruits. Les sites où elle se nourrit sont sales, avec des excréments et un tissage de soie, symptômes de fruits endommagés (voir figure 1). Une larve endommage un ou deux fruits. Les dégâts sont à l'intérieur des petits fruits, qui sont remplis d'excréments, le tout non visible de l'extérieur.
Figure 1 : petite grappe de bleuets endommagés par la pyrale des atocas.
Figure 2 : papillon de la pyrale des atocas capturé sur un piège encollé Cycle biologique :Les deux insectes produisent chacun une génération par année. La pyrale des atocas passe l'hiver sous forme de larve mature dans un cocon tissé de soie et de particules de sol, sous des mauvaises herbes et des débris de sol près de la surface. Au printemps, la larve se transforme en pupe et l'adulte émerge pendant la période de la floraison à la mise à fruits. L'adulte est un petit insecte actif la nuit, muni d'ailes de couleur brun gris marquées de taches blanches. Les ufs sont petits, plats, plutôt ronds et translucides, la femelle les dépose sur les petits fruits verts, généralement au calice. Ils éclosent d'ordinaire après environ cinq jours. La larve rampe vers l'extrémité du fruit du côté du pédoncule, où elle pénètre à l'intérieur et s'y nourrit. La larve mature se laisse tomber au sol, elle tisse un cocon et hiberne. La noctuelle des cerises passe l'hiver sous forme de larve mature sous des morceaux d'écorce détachés. À la fin du printemps la larve se transforme en pupe et l'adulte émerge. Les ufs sont déposés sur les fruits en croissance ou tout près, autour de la chute des pétales. Les larves creusent des galeries à l'extrémité du calice du fruit. Évaluation des niveaux de population :Quand le principal ravageur est la pyrale des atocas, utiliser des pièges à phéromones pour détecter les larves. On peut se procurer des phéromones de plusieurs fournisseurs, voir Fournisseurs de matériel de surveillance des ennemis des cultures, sur le site Web du MAAARO. Les phéromones utilisées pour capturer les pyrales des atocas lui sont spécifiques et ne serviront pas à attirer la noctuelle des cerises. Si ce dernier ravageur est en plus grand nombre, il faut acheter des phéromones spécifiques. Utiliser alors des pièges séparés pour chacun en les étiquetant avec soin. Utilisez les phéromones avec les pièges à ailes " Pherecon IC ", car ils captureront plus de noctuelles que les " Pherecon II " dont on se sert dans les vergers. Il faut installer les pièges à la mi-floraison. Il faut au moins trois pièges pour quatre hectares (10 acres). Suspendre les pièges des branches extérieures, mais pas au-dessus des bleuetiers. Les vérifier deux fois par semaine, enlever les larves avec une brindille ou une spatule et noter le nombre de captures sur un tableau. Lutte intégrée :Les produits homologués à l'heure actuelle sont indiqués au tableau 2 et dans la publication 360F du MAAARO intitulée Recommandations pour les cultures fruitières. Il faut cibler les jeunes larves lors des pulvérisations pour maîtriser ces ravageurs. Commencer les applications d'insecticide dès la chute des pétales et poursuivre de trois à quatre semaines pour obtenir une couverture pendant que les larves sont actives. Quand le producteur utilise Malathion ou Sevin, il doit refaire un traitement de sept à dix jours après le premier. L'activité résiduelle du Dipel est beaucoup moins longue que celle de ces produits, aussi il faut l'appliquer plus fréquemment. On peut utiliser les pièges à phéromones pour prévoir avec plus de précision le bon moment d'épandre l'insecticide.
Les traitements au Dipel permettent de réduire les dégâts dus à la pyrale des atocas et à la noctuelle des cerises, par rapport aux parcelles non traitées. Cependant, étant donné le niveau élevé d'activité des noctuelles et la courte activité résiduelle du Dipel, la maîtrise sera probablement inférieure à celle obtenue avec d'autres insecticides homologués contre ces ravageurs.
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