Améliorer la pulvérisation et réduire la dérive avec des brise-vent de ferme En plus d'affecter la couverture de la culture, le vent peut aussi entraîner le produit pulvérisé hors du champ ciblé et le faire dériver vers les propriétés avoisinantes, les bâtiments et les cultures adjacentes. Trouver les conditions de calme idéales pour le traitement d'herbicides peut être encore plus difficile que pour les insecticides et les fongicides, car la dérive d'herbicides peut causer des dégâts aux cultures avoisinantes et à la végétation des alentours. Idéalement, il faut éviter que tout produit antiparasitaire ne quitte la zone qui est supposée bénéficier du traitement. Quand le produit pulvérisé est entraîné ailleurs, il peut y avoir des plaintes des voisins. Il faut aussi protéger les zones naturalisées, comme les cours d'eau et les boisés, de la dérive. En agriculture conventionnelle, on a l'habitude d'utiliser des brise-vent, étroits ou larges, autour des champs agricoles, pour protéger les cultures sensibles des vents dommageables; ces mêmes brise-vent peuvent aussi réduire la dérive de pulvérisation vers d'autres lieux non ciblés.
Un champ bien abrité fait partie des pratiques agricoles conventionnelles C'est le bon moment au printemps de songer aux brise-vent sur la ferme. Ceux déjà en place ont-ils besoin de rénovation? Y a-t-il des trous dans les brise-vent actuels et faut-il de nouveaux arbres? Les cultures horticoles sensibles sont-elles assez protégées des vents dommageables? Un nouveau brise-vent peut-il améliorer la couverture de pulvérisation et réduire les problèmes de dérive? Faut-il éclaircir les branches inférieures des brise-vent en place pour éviter la formation de poches de gelée dans les cultures sensibles? En amont des champs, on sait que les brise-vent ralentissent les vents et permettent une couverture plus efficace. Même si un bon brise-vent ne fait pas disparaître un vent excessif, il peut offrir un peu plus de temps au producteur ou rallonger le délai pour pulvériser le jour ou la nuit. Si l'on veut réduire la dérive de produit aéroporté hors du champ, on sait que des brise-vent de conifères peuvent capter l'insecticide et le fongicide du côté du champ sous le vent. Quant aux espèces d'arbres à utiliser pour le brise-vent, il est préférable de diversifier. Comme les cultures, les diverses essences d'arbres sont menacées par des insectes ravageurs et des maladies spécifiques, ce qui nuit à la santé des brise-vent. Certaines espèces tolèrent bien les saisons sèches alors que d'autres supportent mieux les saisons pluvieuses. En employant au moins de trois à cinq espèces de conifères et de feuillus différents en alternance le long d'une rangée d'arbres, on aura un brise-vent en meilleure santé, qui tolère les changements climatiques saisonniers et résiste mieux aux ravageurs que s'il est constitué d'une seule essence.
Thuya occidental, épinette et feuillus en alternance dans une rangée d'arbres. Choix des arbres dans les brise-ventOn rapporte qu'à l'occasion le thuya occidental présente un couvert trop dense quand il est utilisé seul, ce qui peut créer de la turbulence du vent et endommager les cultures à proximité des rangées d'arbres. C'est cependant un arbre robuste pour les zones exposées mais il sera plus utile en alternance avec d'autres conifères comme l'épinette de Norvège et l'épinette blanche. L'épinette n'est pas aussi dense que le thuya et ne crée pas de turbulence du vent en aval de la rangée d'arbres. Les espèces d'épinettes sont très efficaces dans les brise-vent. Dans un sol sablonneux plus sec le pin rouge, le pin blanc, le pin noir d'Autriche et l'épinette du Colorado tolèrent bien les endroits secs et peuvent être mélangés au thuya occidental. À proximité des routes, le sel projeté par les voitures pendant l'hiver peut faire mourir plusieurs espèces d'arbres. Le pin noir d'Autriche et l'épinette du Colorado tolèrent mieux le sel aéroporté des routes parce qu'une épaisse couche cireuse protège l'arbre pendant l'hiver. Il ne faut pas planter de pin blanc près des groseilliers qui sont des hôtes intermédiaires de la rouille vésiculeuse du pin blanc, qui peut tuer cet arbre. Dans le comté d'Essex certains propriétaires font l'essai du cèdre rouge dans les brise-vent des grandes cultures, et cet arbre pourrait donner de meilleurs résultats que le thuya occidental. Il tolère un sol sec peu profond, peu fertile et il peut aussi faire bonne figure près des cultures horticoles. Il ne faut pas le planter près des pommiers parce qu'il est un hôte intermédiaire de la rouille grillagée. L'aulne blanc fait l'objet d'essais comme feuillu pour les brise-vent et on sait qu'il fixe l'azote de l'atmosphère, rendant le sol plus fertile pour les autres espèces de la rangée d'arbres. Le peuplier hybride est un arbre à croissance rapide qui convient aux brise-vent, mais il vit peu longtemps (10 à 15 ans) à cause du chancre des arbres. Ses racines sont en concurrence vigoureuse avec les cultures adjacentes pour les éléments nutritifs du sol et l'humidité, réduisant le rendement des cultures qui sont situées à 15,2 m (50 pi) et plus de la rangée d'arbres. Le tilleul d'Amérique se comporte bien dans les brise-vent si le sol est humide et ses fleurs de fin de printemps sont un refuge bienvenu pour les insectes pollinisateurs comme l'abeille domestique. Le robinier faux-acacia est aussi un arbre apprécié par les abeilles et autres insectes pollinisateurs, mais comme il est aussi très toxique, il ne doit pas faire parti des brise-vent à proximité des cultures vivrières ou du bétail. Le févier inerme d'Amérique " Moraine " est une espèce sûre qui fixe bien l'azote. Les offices de protection de la nature peuvent fournir d'autres renseignements sur les espèces à utiliser dans les brise-vent de ferme, celles qui sont disponibles et sur l'aménagement de la plantation. Quand le vent gêne les pulvérisations, ou que la dérive cause problème, le producteur doit penser aux brise-vent de sa ferme. Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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