La controverse sur l'emploi du cuivre fait jaser l'Europe

 

Le cuivre est un sujet très controversé en Europe. Le cuivre a remplacé l'or dans la fabrication de la monnaie, en raison de sa longévité. Ses caractéristiques antibactériennes et le faible risque de réaction allergène de la part des gens sont d'autres raisons pour lesquelles on emploi le cuivre en si grande proportion dans la fabrication de la nouvelle devise européenne, l'euro. Le cuivre est très malléable, permettant de faire des contours de pièce très distincts les uns des autres et d'obtenir des images claires des visages qui y paraissent. Chaque pièce a un contour différent ce qui permet aux personnes avec une déficience visuelle de la reconnaître.

Cela dit, il est plutôt question ici du cuivre utilisé dans les solutions de pulvérisation à usage agricole. Un service conseil agricole hollandais explique dans son rapport annuel que « la présence du cuivre est difficile à expliquer au consommateur de l'Union Européenne, son usage est remis en question à l'échelle européenne et a récemment été interdit (2000) aux Pays-Bas ».

En Ontario, on sait que le cuivre est présent dans diverses formulations de produits et qu'il est très apprécié pour ses propriétés biocides ; il a aussi la capacité d'empêcher que ne se répandent divers organismes pathogènes comme le chancre bactérien de la cerise, l'anthracnose de la pomme ou la tavelure en début de saison. En réalité, il permet de se débarrasser de nombreuses infections que d'autres traitements n'arrivent pas à éliminer. On a depuis longtemps recours aux pulvérisations de produits au cuivre en Europe.

On entend rarement les spécialistes européens parler de pulvérisation et de protection des cultures sans évoquer le cuivre. Son usage diffère d'un pays à l'autre. La France n'en restreint pas l'usage mais les Pays-Bas l'interdisent. Les Suisses en restreignent l'usage à une certaine quantité par hectare, mais certains organismes de certification plus sévères, Demeter par exemple, en interdisent l'usage en pulvérisation pour la production de tous les produits.

Les agronomes et les horticulteurs européens recherchent maintenant des technologies de remplacement et des programmes de protection des cultures pour de multiples cultures. L'industrie de l'agriculture biologique peut utiliser le cuivre comme micronutriment et comme fongicide sous la forme de sulfate de cuivre. Ces deux utilisations doivent être consignées au registre chronologique des usagers.

On se préoccupe aussi apparemment de l'incidence de quantités excessives de cuivre sur l'écologie du sol. Le cuivre semble démontrer une longévité semblable dans le milieu à celle démontrée par les pièces de monnaie. Il faut se rappeler qu'il est aussi un micronutriment nécessaire au transfert des électrons au niveau cellulaire. Dans le sol, le cuivre se lie de façon très puissante avec des substances organiques et quand il est minéralisé, il présente une solubilité très faible, selon le pH (la solubilité augmente à mesure que le sol devient acide). Des pulvérisations aussi faibles que 1,2 - 2,5 kg de Cu / ha, pendant une assez longue période, ont en quelque sorte remédié à des carences du sol dans certaines cultures dans l'ouest de l'Australie. Il faudra voir quelle direction prend l'usage du cuivre en Europe.


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