Tarsonème du fraisier : ravageur de la fraise
Qu'est-ce que le tarsonème du fraisier : c'est un minuscule acarien de la famille des tarsonemidae, si petit (< 0,3 mm) qu'il n'est pas visible à l'il nu. L'acarien adulte présente une forme ovale, rosée ou ambrée, luisante. Les ufs sont aussi ovales, translucides et relativement gros. Le tarsonème du fraisier prolifère dans les endroits humides et c'est un ravageur connu des cultures en serres. Il représente une menace grave dans la fraise. Symptômes et dégâts aux plants de fraises : les tarsonèmes du fraisier se nourrissent des feuilles, les laissant froissées et tordues, d'une couleur légèrement plus foncée que les feuilles saines. Quand les populations sont faibles, les feuilles atteignent presque leur taille normale. Les feuilles très infestées de tarsonèmes sont très froissées et rabougries, formant une masse compacte au centre du plant. Le fruit du plant infesté est petit, bronzé, les graines proéminentes. S'il n'est pas éradiqué, cet acarien peut retarder la croissance et affecter gravement la qualité du fruit. Biologie et cycle de vie : les tarsonèmes du fraisier passent l'hiver sous forme de femelles adultes dans la couronne du plant. À des densités de population plus faibles, on les trouve autour de la nervure centrale des feuilles repliées et sous le calice du fruit. À de fortes densités de population, ils peuvent se retrouver dans toute partie protégée du plant. Ces acariens préfèrent un taux d'humidité élevé. Quand la jeune feuille se déplie, les changements de température et d'humidité font migrer les acariens vers les jeunes feuilles. Il y a plusieurs générations par saison. Les acariens qui viennent d'éclore deviennent des adultes en moins de deux semaines si le temps est favorable. Les populations augmentent rapidement dès qu'un champ devient infesté et elles atteignent leur apogée à la fin du printemps, puis de nouveau au début de l'automne. Les acariens peuvent être propagés à de nouveaux champs par des semis infestés. Ils sont aussi transférés d'un plant à un autre par les pratiques culturales normales, par les courants d'air, à cause de la proximité des plants ou on les transporte sur les vêtements ou les mains. Les femelles peuvent produire des ufs en l'absence de mâles; un acarien peut rapidement produire une colonie de ravageurs assez populeuse pour causer des dégâts et se propager aux plants environnants. Techniques de lutte : il faut s'attendre à plus de problèmes dans les fraisières plus anciennes. Effectuer le dépistage des champs de fraises en déambulant dans une grande partie du champ, à la recherche de zones où les plants sont légèrement rabougris et les feuilles semblent difformes ou tordues. Il faut constater leur présence en pinçant les nouvelles feuilles dans la couronne. Déplier ces feuilles et examiner la nervure centrale et la feuille inférieure où elle se joint au pétiole. Les acariens et les ufs se trouvent souvent dans cette zone. En grand nombre, les ufs forment une masse blanche semblable à du sel. Il faut une bonne loupe ou un microscope et un il avisé pour les détecter. Symptômes analogues : les dégâts du tarsonème ressemblent souvent aux dégâts dus à l'hiver, aux herbicides ou à un virus. Seuils d'intervention : il n'y a pas de seuils établis
dans la lutte contre le tarsonème du fraisier en Ontario ou dans
les autres régions du nord-est. Lutte contre le tarsonème du fraisier : on trouve la liste des produits de lutte contre le tarsonème du fraisier dans la publication n° 360F du MAAARO intitulée Recommandations pour les cultures fruitières. De nouveaux produits sont évalués à l'heure actuelle pour lutter contre ce ravageur. Il faut une bonne couverture de pulvérisation et un traitement
à volume élevé pour réussir avec un insecticide
ou un acaricide. Des volumes d'eau de 4 000 L/ha sont recommandés.
Facteurs qui affectent la lutte : l'utilisation d'insecticide pyréthroïdes (Decis, Cymbush, Ripcord), surtout si l'on fait plus d'un traitement par année, peut augmenter les problèmes de tarsonèmes. Des acariens bénéfiques, comme Amblyseius et d'autres phytoséiides, s'attaquent aux tarsonèmes. Il faut des recherches supplémentaires sur les acariens prédateurs que l'on peut se procurer dans le commerce pour lutter contre le tarsonème au champ. La couverture de pulvérisation est primordiale. Les acariens sont présents dans les nouvelles feuilles de la couronne. Il faut applique les produits non systémiques avec un fort volume d'eau pour s'assurer que le produit entre vraiment en contact avec ces petites feuilles.
Figure 1 : Oeufs de tarsonèmes du fraisier, sur la nervure médiane d'une nouvelle feuille
Figure 2 : Tarsonème du fraisier adulte avec oeuf
Figure 3 : Vue agrandie 40 fois d'oeufs de tarsonèmes du fraisier, de nymphes et d'adultes
Figure 4 : Dégâts causés par le tarsonème à des plants de fraises
Figure 5 : Petites parcelles de plants et dégâts causés par les tarsonèmes Crédits des photos : Figure 1-3, W. McFadden-Smith Pour en savoir plus:
Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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