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Réduire
les mauvaises herbes dans les cultures de petits fruits : 3e partie
En mars, nous avons parlé des trois choses à faire avant
de planter votre prochain champ de petits fruits afin de réduire les problèmes
liés aux mauvaises herbes : choix du site, rotation des cultures et nettoyage
préplantation. En mai, nous avons examiné ce qu'il faut faire au
moment de la plantation : faux semis sur planche d'ensemencement, passage à
la plasticulture, application des engrais en bande et irrigation au goutte-à-goutte.
Ce mois-ci, voyons quoi faire pendant la saison de culture.
- Lutte
sur le pourtour du champ : nombre de mauvaises herbes qui envahissent
les petits fruits, chardons, pissenlits et séneçons par exemple,
le font à partir du pourtour du champ. Saviez-vous qu'une mauvaise herbe
qui croît dans l'étroite zone à l'extérieur de la culture
peut générer de 10 à 150 fois plus de semences que l'autre
qui est sous le couvert de la culture? Prévoyez du temps chaque mois pour
faucher les mauvaises herbes avant qu'elles fleurissent et produisent des semences,
ou éradiquez-les par flammage ou destruction chimique sur tout le pourtour
du champ. Attention aux fossés des alentours, aussi une source de mauvaises
herbes, mais limitez les traitements aux herbicides en présence d'eau.
Il serait préférable de désherber à la main.
-
Traitements localisés : souvent les mauvaises herbes sont d'abord
regroupées à certains endroits puis elles prolifèrent dans
tout le champ et il est trop tard pour les regrets. Procurez-vous du matériel
pour les traitements localisés, p. ex. un bon pulvérisateur manuel,
un applicateur à mèches, un brûleur et un égouttoir;
tenez-les chargés, prêts à l'usage. Prévoyez du temps
pour circuler dans vos champs en mai, en juin et à l'automne, ou à
tout moment où une repousse de mauvaises herbes doit être éradiquée.
La plupart des producteurs sont satisfaits de l'efficacité des traitements
localisés, qui stoppent la prolifération sur le champ.
- Régénération
chimique : cette technique a fait ses preuves en Ontario dans les secteurs
où le séneçon vulgaire est devenu le principal ennemi. Après
la récolte, il faut un traitement au Gramoxone entre les rangs pour combattre
les mauvaises herbes dans le paillis, aussi dans les rangs étroits. Installez
des écrans entre chaque buse pour éviter la dérive vers la
culture. Après l'application, la régénération est
complétée comme à l'ordinaire : les rangs sont fauchés,
l'engrais épandu, les herbicides aussi, mais il n'y a aucun travail du
sol. La régénération chimique opère un changement
radical dans le spectre des ennemis à combattre; attention donc aux vivaces
qui prolifèrent dans un sol non travaillé. Aussi, comme il n'y a
pas de sol rajouté sur les couronnes, ce mode n'est peut-être pas
adapté dans les cas de déchaussage de ces dernières.
- Dépistage
des mauvaises herbes : la plupart des dépisteurs de LI savent
comment repérer les insectes et les maladies, cependant il faut aussi détecter
les mauvaises herbes. Elles doivent être repérées au stade
cotylédon ou aux stades précoces. Chaque champ doit être cartographié
par les dépisteurs, qui notent les types de mauvaises herbes et leur emplacement.
Il faut prélever des échantillons des herbes inconnues et les identifier.
Le dépistage et la cartographie permettent parfois de savoir d'où
les mauvaises herbes proviennent (voir le paragraphe sur le pourtour du champ).
Avec les années, vous pourrez mieux planifier vos stratégies de
lutte contre les mauvaises herbes pour chaque champ.
Dans le prochain
numéro, nous verrons comment réduire les mauvaises herbes à
l'automne. Liens connexes:
Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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