Quelques points saillants du colloque 2016 des North American Strawberry Growers 2016

Pam Fisher, spécialiste de la culture des petits fruits, MAAARO.

Le colloque des NASGA à Savanah, en Georgie, du 7 au 9 janvier 2016, a été des plus instructifs. Ce colloque avait lieu dans le cadre de la Southeastern Fruit and Vegetable Growers Conference, qui a attiré plus de 3400 producteurs de la région et comportait une grande foire commerciale.

Il y a eu 20 présentations dans le cadre du programme de deux jours sur les fraises, dont trois sont résumés ci-dessous. Les autres seront présentés dans de prochains bulletins.

Cultivars. Kim Lewers, du USDA, à Beltsville, au Maryland, a donné un excellent aperçu du procédé qui permet de mettre au point un nouveau cultivar de la réalisation de croisements à la propagation et à la distribution en passant par l'évaluation de la sélection. Le plus récent cultivar mis au point par Kim Lewers s'appelle Flavorfest, une variété qui produit en juin et qui est résistante à l'anthracnose et présente une bonne durée de conservation. Elle prévoit lancer un nouveau cultivar avec une durée de conservation encore meilleure (jusqu'à deux semaines) mais dont les rendements sont moins élevés que Flavorfest.

Commercialisation. Ellen Polishuk, de Potomac Vegetable Farms, a présenté un point de vue très intéressant sur la vente d'aliments locaux à son marché de banlieue. Elle a mentionné l'importance des énoncés de valeurs et présenté une liste des valeurs qui peuvent refléter ce que vous souhaitez transmettre. Par exemple, " local, amusant, écologique, biologique, frais (très très frais), savoureux, heureux, bons voisins " sont des mots qui décrivent son entreprise agricole. Un énoncé de valeurs doit avoir un lien l'époque et les consommateurs, et doit souvent être mis à jour. Ellen Polishuk signale une hausse récente de 20 % dans les ventes des fermes faisant partie du mouvement de l'Agriculture soutenue par la communauté (ASC) alors que les ventes dans les marchés de producteurs ont peut-être atteint leur maximum. Dans la seconde présentation, Ellen a parlé de la gestion de la main-d'œuvre. À leur ferme, le type de main-d'œuvre est passé d'étudiants du secondaire à des diplômés du collège qui souhaitent faire carrière en agriculture. www.Ellenpolishuk.com

Drosophile à ailes tachetées. Hannah Burrack, de la North Carolina State University, a signalé que dans le cadre d'une expérience de laboratoire sans choix, la DAT a pondu plus d'œufs par gramme dans les framboises (3 œufs par gramme de fruit) comparativement à la fraise (2,1), mais plus d'œufs dans les fraises que les mûres (1,6) et les bleuets (1,2).

Elle a également parlé de l'importance du refroidissement immédiatement après la récolte et du maintien de la chaîne de froid durant le déplacement des fraises et des autres petits fruits, de la ferme jusqu'au consommateur. Lorsque les fruits frais sont gardés à une température inférieure à 1,7 0C (35 0F), le développement des larves est presque interrompu. La plupart des œufs et certaines larves sont tués après trois jours à cette température (Figure 1. Effet de la température sur la DAT dans les bleuets en postrécolte).

Hannah Burrack a aussi présenté des données qui montrent que la bifenthrine, un insecticide de la famille des pyréthrinoïdes utilisés contre la DAT, peut causer des éclosions de tétranyques. Les producteurs devraient se tenir prêts à appliquer des acaricides additionnels quand ce produit est utilisé. Le malathion n'est pas le meilleur produit contre la DAT par temps pluvieux, en raison de sa vulnérabilité à être lessivé.

Effet de la température sur la DAT dans des bleuets après la récolte

Effet de la température sur la DAT dans des bleuets après la récolte

Figure 1 : Effet de la température sur la DAT dans des bleuets gardés à 1,7 0C (35 0F) et 20 0C (68 0F) après la récolte. Données fournies par Hannah Burrack, NC State University, États-Unis.


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