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Réduire
les mauvaises herbes dans les cultures de petits fruits, 1er partie
Les producteurs de petits fruits font face à de nombreux problèmes
liés aux ravageurs dans leurs cultures et les mauvaises herbes viennent
souvent en tête de liste. Que vous produisiez des petits fruits de culture
biologique, avec l'aide de la plasticulture ou en mode conventionnel, vous pouvez
vraiment intervenir pour réduire les mauvaises herbes. Mes commentaires
visent surtout la culture des fraises mais certaines de ces suggestions s'appliquent
aussi aux champs de framboises, de bleuets et d'autres baies.
Si l'herbicide
parfait existait, avec un traitement chaque printemps le producteur aurait maîtrisé
toutes les mauvaises herbes pour toute la saison, sans endommager la culture ni
nuire à l'environnement. Même pas besoin d'en parler! Chacun des
herbicides auxquels nous avons recours a un effet limité et ciblé
et chaque traitement répond à un seul aspect du programme de lutte
contre les mauvaises herbes. Même les herbicides à risque réduit
récemment élaborés n'offrent pas la maîtrise potentielle
complète des mauvaises herbes dans les petits fruits, aussi faut-il une
stratégie de lutte intégrée contre les mauvaises herbes.
L'éradication des mauvaises herbes constitue un aspect important de la
LI. Dans ce premier article, j'aborde ce que vous devez faire pour réduire
les mauvaises herbes avant de planter votre prochain champ de petits fruits.
- Choix du site : chaque producteur sait quels champs sont
moins menacés par les mauvaises herbes. C'est important dans le cas des
mauvaises herbes annuelles comme le chénopode blanc, mais surtout pour
les vivaces comme le souchet comestible, la grande marguerite et la linaire, pour
lesquels il n'existe pas de bons herbicides. Certains producteurs sont limités
par le type de sol où ils peuvent effectuer la rotation des petits fruits,
ou ils préfèrent exploiter les champs bien situés pour la
vente au détail et l'auto cueillette. Si vous devez revenir à des
champs plus menacés par les mauvaises herbes, il faut surtout éradiquer
ces dernières avant les semis.
- Rotation des cultures :
plus je travaille dans ce domaine, plus j'ai de respect pour les avantages
d'une rotation bien planifiée, surtout dans des cultures vivaces comme
les petits fruits. Les producteurs de petits fruits ont eu recours à de
longues rotations pour réduire les maladies, les nématodes ou les
insectes, cependant une bonne rotation peut aussi réduire la pression exercée
par les mauvaises herbes. Le maïs de grande culture offre de nombreuses possibilités
de traitement avec des herbicides efficaces qui réduiront d'ordinaire les
populations de mauvaises herbes. En incluant une céréale d'hiver
on interrompt le cycle de vie de nombreuses mauvaises herbes; on peut aussi traiter
à peu de frais avec 2,4-D ou Buctril pour éradiquer le laiteron
ou le pissenlit. Avec des cultures Roundup Ready comme le soya, on peut réduire
la menace de mauvaises herbes annuelles comme le chénopode blanc et autres,
surtout avec deux traitements. Certaines cultures de couverture permettent aussi
d'éradiquer les mauvaises herbes. Attention cependant que les résidus
d'herbicides des cultures précédentes ne nuisent pas aux petits
fruits!
- Nettoyage pré plantation : l'année
qui précède la plantation, il faut par tous les moyens réduire
les mauvaises herbes. Ça commence au printemps par le glyphosate. Le recours
au dépistage, à des traitements localisés et à des
herbicides efficaces est très important cette année-là. À
l'automne, les applications de glyphosate, d'amitrole ou de 2,4-D peuvent combattre
efficacement plusieurs mauvaises herbes annuelles ou vivaces.
Dans
le prochain numéro, je traiterai des façons de réduire les
mauvaises herbes au moment de la plantation. Liens connexes:
Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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