Faits saillants du Ohio Fruit and Vegetable Growers Congress, Toledo, 16 et 17 janvier 2003
Herbicides pour les fraisiers:Doug Doohan de la Ohio State University étudie le clopyralide, un herbicide connu au Canada sous le nom de Lontrel et aux États-Unis sous le nom de Stinger. Doug signale que le clopyralide a des effets visibles sur les plants de fraisiers mais qu'il n'affecte généralement pas le rendement. L'épandage de cet herbicide peut entraîner une torsion des feuilles, une floraison précoce et un raccourcissement de la saison de récolte. Steve Polter, étudiant diplômé de la Ohio State University, étudie l'herbicide Sinbar pour générer des données en vue d'une révision de l'étiquetage aux États-Unis. Il s'est intéressé à l'influence de l'arrosage et du stade de croissance de la plante sur les symptômes des dommages causés par le Sinbar sur le fraisier. Un arrosage léger (environ 0,5 pouce) effectué jusqu'à 3 heures après l'épandage de Sinbar avait pour effet de réduire l'ampleur des lésions causées aux feuilles mais ne faisait pas diminuer l'efficacité de l'herbicide. Dans le champ, l'épandage de Sinbar sur des fraisiers plantés depuis peu et avant leur nouvelle croissance a produit plus de lésions qu'un épandage du même produit sur de nouveaux plants au stade de 3 feuilles. Plasticulture:Au centre de recherche de Piketon, dans le Sud de l'Ohio, Brad Bergeford étudie le potentiel de la plasticulture pour la culture des fraises; pour ce faire, il se sert de variétés méridionales et de plants de réserve produits à partir de boutures canadiennes. Il cherche à déterminer la date optimale de mise en terre et travaille sur l'emploi de paillis de plastique et de paille pour la protection hivernale. Le cerf de Virginie est devenu un ravageur des fraisiers, notamment pour les systèmes de plasticulture. Une clôture électrique alimentée par un panneau solaire et soutenue par des piquets en T orientés vers l'extérieur du champ a permis de limiter les dégâts. On trouvera des mises à jour sur la recherche effectuée à Piketon sur le site. Fraises biologiques : Selon le Dr Joe Kovach, qui a travaillé sur un champ de culture biologique pendant deux ans, la lutte contre les mauvaises herbes pourrait bien être le principal défi pour les producteurs de fraises biologiques. Lors de l'essai mené sur les lots de culture organique, les dommages causés par la moisissure grise se sont chiffrés à 1 ou 2 % et les dégâts provoqués par la punaise terne à 6 ou 7 %; cependant ce sont les mauvaises herbes qui ont posé le plus de difficultés, le désherbage manuel ayant exigé de nombreuses heures de travail. Les limaces ont également causé plus de dégâts dans les lots où l'on avait mis du compost. Lors de cette étude, on n'a noté aucune différence de goût entre les fraises biologiques et celles cultivées selon la méthode classique. Gestion propre au site pour la culture des fraises : Les chercheurs Reza Ehsani et Matt Sullivan du département de génie agricole de la Ohio State University se sont demandé si les techniques de gestion propre au site employées dans les grandes cultures pouvaient être utiles aux producteurs de fraises. Ils définissent la gestion propre au site comme l'emploi de la quantité appropriée d'intrants au bon endroit et au bon moment. Les éléments de la gestion propre au site sont le suivi du rendement, l'établissement de relations entre les intrants et le rendement, la cartographie et l'apport d'intrants appropriés selon le site considéré. En ce qui concerne la production de fraises, ce type de gestion des cultures en est à ses premiers pas. L'objectif de ce projet était de trouver un indicateur de rendement peu coûteux, de déterminer le degré de variabilité des champs de fraises et de trouver les causes de cette variabilité. Plusieurs méthodes de suivi du rendement ont été testées. La meilleure méthode était le simple pesage sur place de la récolte de fraises conjointement avec utilisation d'un appareil GPS. On a mesuré la teneur des principaux micronutriments dans le sol et les feuilles ainsi que le taux d'humidité et le compactage du sol. Le champ a également été caractérisé à l'aide de photos aériennes et de photos infrarouge. Dans ce lot d'un acre, les rendements de Honeoye allaient de 2800 à 7300 livres par acre. Près de la moitié de la variation du rendement pouvait s'expliquer par les caractéristiques du sol et des plants. Liens connexes:
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