Mise à jour sur la recherche dans les petits fruits – Agriculture et Agroalimentaire Canada

L'Ontario Berry Growers Association a presente en novembre une mise a jour des travaux de recherche a leur conseil d'administration et aux membres de la communaute scientifique.

Voici quelques-uns des projets en cours et les derniers resultats des scientifiques d'Agriculture Canada qui travaillent en Nouvelle-Ecosse et a London, en Ontario.

Andrew R. Jamieson, Agriculture et Agroalimentaire Canada. Kentville, Nouvelle-Ecosse

Progres dans la selection varietale de petits fruits a AAC

Le Dr Jamieson travaille sur le developpement de nouveaux cultivars de muriers, de fraisiers, de framboisiers remontants (premiere annee) et de framboisiers traditionnels (deuxieme annee).

  • Il fait des croisements depuis 2001 afin de developper des varietes de muriers resistantes a l'hiver et exemptes d'epines. Il espere avoir quelques selections pour les essais de 2015-2017.
  • Une nouvelle variete de framboise rouge d¡¦ete a recemment ete lancee. La . AAC Eden . est un croisement entre Glen Ample et K93 -11 et est decrite comme une variete precoce, savoureuse, productive et sans epines.
  • Une variete de framboisier traditionnelle qui produit des fruits en fin de saison sera bientot disponible pour des essais. Cette selection, un croisement entre Encore et BC.90-4-48, produit des fruits fermes et sucres en fin de saison. Les premieres indications suggerent qu'ils pourraient etre recoltes a la machine.
  • Deux nouvelles selections de fraisiers, . AAC Laurel . (Allstar x Cavendish) et . AAC Lila . (Queen Elisa x Wendy) semblent prometteuses et sont disponibles pour les producteurs. Quatre nouvelles selections numerotees sont en phase d'experimentation avancee.

Toujours en Nouvelle-Ecosse, le Dr Charles Forney etudie l'utilisation de l'atmosphere controlee dans les framboises. Des concentrations controlees d'O2 et de C02 dans les entrepots frigorifiques reduisent l'incidence des pourritures post-recolte des fruits. Le Dr Forney a egalement demontre que les differentes varietes de framboises presentent differentes teneurs en sucres et en acides specifiques. Savoir comment les genotypes varient par rapport a ces composes pourrait aider les phytogeneticiens a selectionner des varietes plus savoureuses.

Deb Moreau, Agriculture et Agroalimentaire Canada. Kentville, Nouvelle-Ecosse

Des etudes coordonnees portant sur l'amelioration de la detection et la propagation de ravageurs, ainsi que sur la gestion des fraisieres contribuent a reduire l'eclosion de maladies

Le Dr Moreau a fait rapport d¡¦un projet national qui comprend les chercheurs d'AAC suivants : Pervaiz Abbasi et Helene Sanfacon (cochercheurs principaux), D'Ann Rochon, Yu Xiang, Mike Bernardy, Viser Wang, Xianzhou Nie, Peggy Dixon, Robert Foottit, Charles Forney , Andrew Jamieson, Julie Reekie, Samir Debnath et Debra Moreau. Dans les prochaines annees, ce projet portera sur la caracterisation et la detection de virus, les nouvelles methodes de detection de virus, la resistance des cultivars de fraisiers, la reponse des pucerons aux indicateurs vegetaux et cultivars, la surveillance des pucerons vecteurs de complexes viraux et les methodes classiques et moléculaires pour identifier les virus et les vecteurs. Ce grand projet pluriannuel ne fait que commencer, et se traduira par une meilleure compréhension des maladies virales et de leurs vecteurs dans les fraises.

Pendant ce temps, Dr Moreau et son collègue John Lewis, de Perennia, ont indiqué que les concentrations du virus de la jaunisse du fraisier et du virus de la marbrure du fraisier dans les nouvelles plantations à la fin de 2014 étaient considérablement réduites par rapport à 2013.

Aiming Wang, Centre de recherches du Sud sur la phytoprotection et les aliments, AAC, London, ON

Identification moléculaire des agents pathogènes viraux infectant les fraises en Ontario

Dr Wang a expliqué que dans le passé, la détection des virus dans les plantes se faisait en utilisant des microscopes très puissants (microscopie électronique à transmission), des tests de laboratoire spécifiques aux réactions des virus (ELISA- méthode de dosage immuno-enzymatique) et des tests basés sur l'ADN comme la RT-PCR . Dr Wang développe actuellement une technologie de détection de virus de pointe connue sous le nom de Séquençage de prochaine génération. Le personnel du MAAARO a apporté son aide au Dr Wang en faisant une prospection des virus dans 50 fermes de l'Ontario en 2014. Nous attendons avec impatience les résultats de cette prospection.

D. L. Moreau, P. Dixon, C. Noronha, G. Bourgeois, C. Forney, A. Jamieson, K. Burgher-MacLellan, Agriculture et Agroalimentaire Canada

Étude de l'impact économique potentiel et des stratégies de lutte contre Drosophila suzukii, un nouveau ravageur envahissant dans le Canada Atlantique

La surveillance régionale de la drosophile à ailes tachetées (DAT) indique que le ravageur est établi dans les quatre provinces maritimes. Il semble que les températures initiales plus froides en 2014 aient maintenu les populations à un faible niveau par rapport aux années précédentes. Les populations de DAT dans les pièges et les fruits font l’objet d’un suivi accompagné de registres sur les températures et l'humidité relative en Nouvelle-Écosse et au Québec. Les résultats seront utilisés pour développer des modèles de degrés-jours et de simulation dynamique.

Les recherches sont présentement axées sur le rôle des hôtes sauvages à l'égard des populations de DAT avant le mûrissement des fruits et après la récolte. Pour appliquer les mesures de lutte au bon moment, il est important de comprendre le type d'habitat qui favorise ce ravageur pendant l'année. La réussite de la lutte est en corrélation avec divers facteurs de l'environnement immédiat de la DAT (basé sur les captures dans les pièges). Ces facteurs comprennent : (1) degré d'urbanisation (résidentiel, agricole, immeubles, structures artificielles) par rapport à l'utilisation des terres à des fins agricoles (en particulier, les systèmes de cultures de petits fruits) ou aux zones boisées; (2) la composition du paysage local (proximité à de l'eau disponible, proportion de feuillus, de résineux, d’arbustes, de végétaux mixtes, de ronces); et les facteurs microclimatiques (température ambiante, humidité relative), car il est bien connu que les milieux humides sont essentiels aux drosophiles, dont le corps est sensible à la dessiccation.

Ce groupe de scientifiques cherche aussi à savoir si les DAT préfèrent des variétés particulières de raisins et de bleuets, et si cela peut être corrélé à la composition de ces variétés.


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