Les sept meilleures pratiques de gestion des éléments nutritifs dans les cultures de petits fruits

 

Les meilleures pratiques de gestion suivantes présentent des pratiques de gestion agricole assez connues et d'autres qui sont nouvelles. À mesure que la recherche avance, les spécialistes tentent de découvrir comment perfectionner les nouveaux systèmes agricoles, afin de mieux prélever les éléments nutritifs et de rentabiliser chaque dollar investi en azote, tout en maintenant ou en améliorant la qualité des fruits.

  1. Tenir compte des éléments nutritifs épandus dans le fumier :

    • Source importante de matière organique, le fumier contient des éléments nutritifs qui doivent être soustraits des taux d'engrais commerciaux prévus. Comment connaître les niveaux d'éléments nutritifs du fumier? On peut trouver les valeurs dans la publication n° 360 F du MAAO, Recommandations pour les cultures fruitières, en page 34. Pour des résultats plus exacts, on peut faire analyser un échantillon du fumier par un laboratoire d'analyse de sol.

  2. Application de fumier au printemps ou à la fin de l'automne :

    • Dans les cultures de petits fruitt, utiliser le fumier comme traitement pendant l'année préalable ou pendant l'année des semis, mais pour des raisons de sécurité alimentaire, non pas pendant les années de récolte. Dans le cas de traitements en préplantation ou pendant l'année des semis, appliquer le fumier au printemps ou à la fin de l'automne (à la mi-novembre). Éviter le début de l'automne et l'hiver quand il y a un plus grand risque de perte d'azote par lessivage. Se référer à "Épandages de fumier en fin d'automne : avantageux pour le sol et pour le porte-monnaie du producteur!"

  3. Gérer avec soin les doses d'azote en préplantation :

    • Les plants de fraises ne commencent à prélever de l'azote du sol qu'environ trois semaines après les semis. Une seule application d'azote en présemis est utile, mais peut-être pas aussi efficace qu'une application fractionnée, ou des épandages en bandes latérales après les semis.

  4. Irriguer seulement pour remplacer l'humidité du sol :

    • Les progrès de la technologie rendent plus facile d'évaluer les niveaux d'humidité du sol et de rajuster selon les changements dans la croissance de la culture et les situations météorologiques.

  5. Multiplier les apports en azote :

    • Les producteurs de bleuets épandent de l'azote en trois applications fractionnées entre le stade de la pointe verte et le début juillet, pour coïncider avec l'incorporation du plant. Il faut plus de recherche sur l'efficacité de l'azote dans le framboisier, surtout les framboises d'automne, lesquelles croit-on pourraient bénéficier d'applications fractionnées.

  6. Irrigation fertilisante :

    • Les réseaux d'irrigation au goutte à goutte offrent une méthode d'application de fertilisants en petites doses fréquentes. Même si plus de recherche est nécessaire, on s'attend de pouvoir réduire le taux d'azote global si l'on utilise les systèmes d'irrigation au goutte à goutte car le fertilisant peut être épandu uniquement dans la zone radiculaire du plant et non entre les rangs.

  7. Culture couvre-sol :

    • En plus de recouvrir le sol, les cultures couvre-sol le protègent de l'érosion. Semées dans l'année qui précède l'établissement des petits fruits, elles ajoutent de la matière organique primordiale, ce qui favorise le maintien d'une bonne structure du sol. Les cultures couvre-sol peuvent aussi prélever l'azote du sol et en éviter les pertes.

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