Manuel du jardinier
Chapitre 6: Plantes ornementales
Lutte contre les ennemis des plantes ornementales

Table des matières

  1. Introduction
  2. Pucerons
  3. Scolyte de l'écorce
  4. Mineuse du bouleau (petite)
  5. Charançon noir de la vigne, charançon de l'if et charançon de la racine du fraisier
  6. Perceurs
  7. Agrile du frêne
  8. Dépérissement du bouleau (agrile du bouleau)
  9. Famille des chenilles
  10. Chrysomèles
  11. Liens connexes

Introduction

Le présent chapitre contient une description de divers ravageurs des plantes ornementales ainsi que des conseils sur des méthodes de lutte excluant l'utilisation de pesticides. Les jardiniers amateurs peuvent encore se procurer certains biopesticides et certains pesticides à faible risque pour lutter contre les mauvaises herbes et les ravageurs des pelouses et des jardins. Pour avoir plus d'information, voir le Chapitre 2 de ce manuel et le site Web du ministère de l'Environnement. Pour obtenir des conseils sur la lutte contre certains ravageurs ou mauvaises herbes en particulier, s'adresser à un horticulteur, à un maître jardinier ou à un centre de jardinage de votre localité.

Note à l'intention des propiétaires d'arbres : L'interdiction sur les pesticides prévoit une exception pour l'embauche d'un exterminateur titulaire d'un permis et habilité à employer des pesticides commerciaux pour protéger la santé de vos arbres. Cette exception ne vise que les ravageurs qui menacent la santé des arbres. Par exemple, on ne peut l'invoquer pour lutter contre des espèces qui nuisent à la qualité des fruits sans tuer l'arbre lui même. Pour pouvoir s'en prévaloir, les exterminateurs titulaires d'un permis doivent obtenir l'avis écrit d'un professionnel spécialiste de l'arboriculture établissant que l'emploi d'un pesticide est nécessaire au maintien de la santé de l'arbre. Pour plus d'information, communiquer avec le ministère de l'Environnement.

À noter que de nombreux arbres tolèrent certains dommages, en particulier au feuillage, sans en souffrir de façon durable. Les descriptions de ravageurs ci dessous sont accompagnées de conseils sur les méthodes de lutte culturale, mais dans de nombreux cas la mise en œuvre de celles ci peut ne pas être nécessaire.

Pucerons

Les pucerons sont de petits insectes mous piriformes de diverses couleurs, qui vont du vert au rouge en passant par le brun et le noir. Ils affaiblissent la plante qu'ils infestent en en suçant la sève, généralement à l'extrémité des pousses et sur la face inférieure des jeunes branches. Les feuilles infestées peuvent s'enrouler et se crisper. De nombreuses espèces sécrètent également une substance aqueuse appelée miellat, qui rend la plante poisseuse et permet le développement de la fumagine, dépôt pulvérulent couleur de suie. La plupart des espèces de pucerons produisent plusieurs générations par saison de croissance.

De nombreuses plantes sont susceptibles d'être infestées par des pucerons, en particulier le bouleau, le chrysanthème, le cerisier décoratif, le pommetier, le chèvrefeuille, l'érable de Norvège, le tilleul, le rosier, la spirée, la viorne obier, le saule et les annuelles à fleurs.

Le puceron du chèvrefeuille mesure 2 mm de long; sa couleur va du vert pâle au ton crème, avec une couche de cire fine et poudreuse qui recouvre son corps. Il s'en prend au chèvrefeuille, provoquant ainsi l'arrêt de la croissance et le rabougrissement de la plante, de même que la formation de balais de sorcière et l'enroulement des feuilles vert pâle. Le puceron du chèvrefeuille hiverne sur les rameaux à l'état d'œufs, qui éclosent au printemps, dès le débourrement.

Méthodes de lutte

Avant que les bourgeons ne commencent à éclore au printemps, tailler toutes les branches affectées bien en dessous du balai de sorcière. On peut aussi choisir de pulvériser en même temps une huile pour traitement d'hiver. Dans la mesure du possible, remplacer les variétés sensibles par des souches plus résistantes. Pour connaître d'autres méthodes de lutte, voir pucerons dans la partie consacrée aux pommiers.

Scolyte de l'écorce

Les scolytes de l'écorce s'enfoncent dans le tronc et les branches des arbres et y déposent leurs œufs. Une fois écloses, les larves creusent dans le bois des galeries transversales d'où partent des galeries perpendiculaires aux premières, ces galeries finissant par faire le tour du tronc. La pupaison a aussi lieu sous l'écorce; les nouveaux adultes émergent en perforant l'écorce et partent coloniser d'autres arbres.

Ces insectes jettent s'attaquent surtout aux arbres vieillissants ou affaiblis par le choc de transplantation, par des blessures mécaniques ou par des conditions de sol défavorables. Le pin, l'épinette, le thuya occidental, le genévrier rouge, le tilleul, l'érable, l'aubépine, le cerisier ornemental et le sorbier d'Amérique sont leurs essences de prédilection.

L'éclaircissement du feuillage et le dépérissement des feuilles ainsi que la présence de sciure sur l'écorce sont les premiers signes annonciateurs d'un problème. Si l'on inspecte l'écorce de plus près, on aperçoit de petits trous circulaires d'environ 2 mm de diamètre sur le tronc et les branches. En ce qui concerne les scolytes du bois, les galeries sont également obturées par un amas noir de mycétophores.

Méthodes de lutte

Les arbres à transplanter doivent être placés dans un terrain soigneusement préparé et les arbres enracinés doivent être protégés contre les maladies abiotiques, en particulier celles qui affectent l'écorce. Un programme de fertilisation adéquat augmentera également la vigueur des arbres en réduisant la concurrence avec le gazon environnant. Arracher et détruire tous les arbres et arbustes infestés.

Mineuse du bouleau (petite)

À la mi mai, puis à nouveau au début de juillet, de petites tenthrèdes noires émergent du sol et pondent leurs œufs sur le feuillage. Dès qu'elles éclosent, les larves pénètrent dans la feuille, où elles sont protégées contre les traitements insecticides. Les ravages se traduisent par de grandes taches brunes sur les feuilles. Les feuilles gravement minées virent au jaune, puis tombent au milieu de l'été. La petite mineuse est un parasite du bouleau très commun et s'en prend particulièrement au bouleau blanc d'Europe.

Méthodes de lutte

Sur les petits arbres, tuer les mineuses en écrasant leurs galeries. Pour réduire le nombre d'individus, on peut ramasser et détruire les feuilles endommagées ou tombées.

Charançon noir de la vigne, charançon de l'if et charançon de la racine du fraisier

Le charançon noir de la vigne ou charançon de l'if est un coléoptère noir mesurant entre 9 et 13 mm de long, incapable de voler et dont la tête est prolongée par un rostre. L'adulte du charançon noir de la vigne s'alimente la nuit, découpant des échancrures dans le bord des aiguilles ou des feuilles. Le jour, il se cache dans des endroits sombres, sous des débris végétaux ou des paillis. Le charançon est un ravageur sournois, parce que les dommages les plus graves sont infligés par les larves et se produisent sous la surface du sol. L'azalée, le fusain, la pruche, le rhododendron, l'if et le thuya occidental sont les essences de prédilection du charançon noir de la vigne.

L'adulte du charançon de la racine du fraisier est un insecte brun foncé légèrement plus petit (6 mm) que le charançon noir de la vigne, incapable lui aussi de voler et qui s'attaque essentiellement aux plantes herbacées d'ornement, au thuya occidental, à l'épinette et au genévrier. Il s'alimente la nuit et ronge les feuilles et les aiguilles.

Les larves des charançons mesurent environ 1 cm de long, ont un corps arqué de couleur blanche, sont dépourvues de pattes et ont la tête brune. On peut les trouver à une profondeur de 2 à 25 cm autour des racines. Elles se nourrissent de racines fibreuses et dépouillent les racines plus épaisses de leur écorce, entravant ainsi la croissance des plantes, qui se dessèchent et se décolorent, puis finissent par mourir.

Méthodes de lutte

Étaler des feuilles de plastique sous l'arbre et secouer les branches, puis tuer les adultes qui sont tombés. Enlever et détruire tous les fruits tombés. On peut étendre des sacs de jute à la base des arbres pour attirer les adultes qui cherchent des cachettes. Les inspecter souvent, ramasser et tuer les charançons. Dans le commerce, on vend aussi des nématodes parasites qui permettent de réprimer les populations de scarabées. Les lâcher à la fin de l'été ou au début de l'automne ainsi qu'au milieu du printemps pour viser les populations à l'état larvaire. Bien suivre les instructions figurant sur l'étiquette.

Perceurs

Les larves des perceurs du bois creusent des galeries dans le bois. Au cours des années, elles peuvent affaiblir la plante et finir par la tuer. Les signes d'infestation comprennent des trous dans l'écorce du cerisier ornemental, du prunier et du pêcher, ces trous s'accompagnant de la présence de sciure ou d'une substance collante. Les jeunes arbres, en particulier ceux qui viennent d'être transplantés, sont très sensibles aux attaques des perceurs du bois. Les plantes affaiblies ou vieillissantes sont également vulnérables. Pour plus d'information, voir la partie sur les perceurs au Chapitre 1.

Méthodes de lutte

Protéger les jeunes arbres et les arbres nouvellement transplantés en leur entourant le tronc, depuis le sol jusqu'à la branche la plus basse, d'un papier fort ou de jute. Ne pas utiliser de papier goudronné, car ses émanations peuvent être nocives pour l'arbre. Continuer d'envelopper l'arbre pendant 2 ans au moins après la transplantation. Cette méthode ne convient pas aux arbustes, sur lesquels il vaut mieux enlever les tiges infestées. Enlever la tourbe autour du tronc, le cas échéant, à l'aide d'un herbicide ou d'un procédé mécanique, puis entourer l'arbre d'une couche épaisse de paillis et veiller à ce qu'il bénéficie d'une fertilisation et d'une irrigation adéquates afin de favoriser une croissance vigoureuse. Lorsqu'on plante un bouleau blanc, il convient d'en entourer la base d'une couche de paillis de 1 m de diamètre et d'élargir cette couche à mesure que l'arbre se développe en vue de réduire le stress auquel il est soumis. Les blessures de l'écorce facilitent l'entrée des petites larves des perceurs du bois. Il faut éviter d'infliger de telles blessures avec des outils ou des tondeuses à gazon. Nettoyer les blessures en les grattant. Si les perceurs du bois sont déjà à l'œuvre dans l'arbre, tenter de les écraser en introduisant un fil de fer dans chaque trou; sceller ensuite les trous avec du mastic à greffer ou un matériau semblable. Procéder ainsi au début du printemps et de nouveau à l'automne.

Agrile du frêne

L'agrile du frêne est un perceur introduit et envahissant qui a beaucoup reçu d'attention de la part des médias à cause de l'ampleur des dégâts qu'il cause. Il attaque et tue toutes les essences de frêne. Il est originaire d'Asie et a été découvert pour la première fois à Windsor (Ontario) et à Detroit (Michigan) en 2002; depuis, il s'est propagé à d'autres régions de la province et du Nord Est des États Unis. En Ontario, on le signale dans les villes de Hamilton, Toronto et Welland; dans les municipalités de Durham, York, Peel et Halton; à Sault Ste Marie, dans le comté de Huron, dans les comtés de Chatham Kent et Elgin, d'Essex, de Lambton et de Middlsex; dans le comté de Norfolk et dans la ville d'Ottawa. L'agrile du frêne est un ravageur justiciable de quarantaine et réglementé par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). Pour empêcher sa propagation, l'ACIA restreint les déplacements de parties de frênes (bois, bois de chauffage, retailles et déchets) ainsi que l'utilisation des véhicules pour transporter ces matériaux.

Les agriles du frêne adultes sont de petits scarabées (8 à 14 mm) vert métallique qui émergent de l'écorce par de petits trous en forme de D, au printemps et en été. Les larves s'enfoncent juste sous l'écorce où elles creusent des galeries tortueuses, ce qui provoque le dépérissement et la mort des arbres.

Méthodes de lutte

Bien arroser les arbres et leur assurer un bon apport d'engrais. Les inspecter régulièrement et signaler tout signe ou symptôme d'infestation à l'Agence canadienne des aliments, au 1 800 442 2342. Ne jamais transporter de bois de chauffage de votre domicile à un autre endroit pour éviter de propager cette espèce envahissante ou d'autres à des régions de la province où elles sont absentes. Pour connaître les modes de traitement possibles, veuillez consulter un arboriculteur professionnel de votre localité.

Dépérissement du bouleau (agrile du bouleau)

Les bouleaux soumis à un stress constituent un milieu propice aux infestations d'agriles du bouleau, ce qui, en retour, les prédisposent à l'infection par le champignon du dépérissement. Cela est particulièrement vrai du bouleau blanc d'Europe, qui vit relativement peu longtemps (de 15 à 30 ans) et qui a des racines superficielles. Dans les jardins privés, il croît souvent dans des conditions de sol et d'humidité inadéquates. Une fois que l'agrile a pénétré à l'intérieur de l'arbre, il encercle d'abord les branches les plus hautes et les plus éloignées du tronc, qui meurent ainsi avant que le tronc lui même ne soit atteint. Blanches et allongées, les larves mettent deux ans à se développer et creusent juste sous l'écorce de longues galeries sinueuses qui ressemblent à des bourrelets spiralés et qui finissent par étrangler les branches et le tronc. Les premiers signes annonciateurs de la présence de l'agrile sont le jaunissement et l'éclaircissement du feuillage; l'arbre meurt graduellement, du haut vers le bas.

Au stade adulte, l'agrile du bouleau est un coléoptère effilé de couleur bronze olive, qui mesure 12 mm de long; il émerge entre juin et août de trous creusés dans l'écorce et se nourrit de feuilles.

Méthodes de lutte

Couper et détruire les branches attaquées avant la fin de mai. Il est possible de retarder l'œuvre des agriles en redonnant de la vigueur à l'arbre. Les racines du bouleau concurrencent mal le gazon pour ce qui est de puiser l'humidité du sol. Arroser la zone d'enracinement à fond plusieurs fois pendant la saison de croissance. Prendre des mesures contre la petite mineuse du bouleau pour réduire le stress des arbres.

Famille des chenilles

Le principal dégât causé par les larves appartenant à la famille des chenilles est la défoliation. Les larves dévorent le feuillage des arbres et des arbustes, et si l'infestation est importante et se répète au cours de plusieurs saisons, la plante finit par mourir.

Dans la plupart des cas, en revanche, les plantes peuvent subir une défoliation considérable avant d'en être gravement affectées. Les effets des défoliateurs qui s'activent tôt en saison, par exemple les arpenteuses du printemps, sont souvent compensés par une nouvelle poussée de croissance en fin de printemps. Les défoliateurs de fin de saison, comme la chenille à tente estivale, ne font que peu de dommages, parce que le plus gros de la croissance, de l'emmagasinage de réserves et de la production de bourgeons a déjà eu lieu.

Arpenteuses

L'arpenteuse d'automne et l'arpenteuse du printemps sont de longues chenilles minces de couleur verte qui se déplacent en allongeant le devant du corps pour ensuite tirer la partie arrière en un mouvement caractéristique de boucle. Ces chenilles manifestent leur présence surtout au printemps et se nourrissent de jeunes feuilles. Leurs infestations sont toutefois sporadiques, pouvant être fortes une année et disparaître plusieurs années avant de redevenir problématiques. Les femelles sont des papillons de nuit aptères; elles grimpent aux arbres à l'automne ou au printemps et pondent des masses d'œufs sur l'écorce. Les arpenteuses se nourrissent d'un vaste éventail de plantes, dont le pommier, le chêne, le tilleul et le hêtre.

Méthodes de lutte

Si les arbres sont isolés, à l'automne et au printemps, il est possible d'entourer leurs troncs de bandes recouvertes d'une substance collante (p. ex. Tack Trap, Stick'em) pour attraper les papillons de nuit au moment où ils remontent.

Livrées, tisseuses, enrouleuses

On arrive rarement à déceler ces chenilles avant que l'apparition de toiles, de tentes ou de sciure et d'excréments ne révèle leur présence, les dommages les plus graves étant toutefois causés par la défoliation. Bien qu'un grand nombre d'essences puissent être attaquées, leurs essences de prédilection sont le bouleau, le pommetier, le cerisier décoratif, l'aubépine, le genévrier, le troène et le tilleul.

La chenille à houppes blanches est une chenille à tête rouge garnie d'aigrettes blanches et noires qui ravage un vaste éventail d'arbres et d'arbustes à feuilles caduques et persistantes, squelettisant au passage feuilles et aiguilles. Les larves ont la tête de couleur rougeâtre tirant sur l'orangé et le corps jaune garni de poils qui forment une crête caractéristique.

La chenille à tente estivale est une chenille poilue de teinte jaune pâle qui tisse en août et en septembre de grandes toiles au sommet des branches du frêne, du bouleau, de l'érable négondo, du pommetier, du cerisier, du tilleul, du peuplier, du chêne, du noyer et de bien d'autres arbres.

La chenille épineuse de l'orme a le corps noir couvert de petites mouchetures blanches et d'épines ainsi que d'une rangée de gros points rouges sur le dos. La présence de ces chenilles qui préfèrent l'orme et le saule, mais qui ravagent aussi le bouleau, l'érable et plusieurs autres essences feuillues, est évidente du milieu à la fin du printemps.

La chenille tisseuse du pin est une larve d'un brun jaunâtre qui porte deux rayures foncées le long de chaque côté du corps. Au cœur de l'été, des colonies larvaires se nourrissent des aiguilles emprisonnées dans des masses de sciure et d'excréments fixées aux rameaux et aux branches par des fils tissés d'une manière lâche.

L'enrouleuse est une chenille qui roule la feuille vers l'intérieur de façon caractéristique, puis la dévore tout en étant protégée par cette chambre cylindrique. En Ontario, la tordeuse du pommier et la tordeuse à bandes rouges attaquent de nombreux arbres, arbustes et arbres fruitiers d'ornement. On n'arrive à les combattre que par l'application d'insecticides au début du printemps, avant que les chenilles n'aient cherché refuge dans la feuille enroulée.

Au printemps, la livrée d'Amérique se file une tente soyeuse dans les fourches des branches du pommier, de l'aubépine, du cerisier décoratif et d'autres arbres et arbustes feuillus. Cette tente sert d'abri nocturne, d'où les chenilles sortent le jour pour manger. La livrée d'Amérique est noire et poilue; elle est ornée de lignes brunes et jaunes et de points bleus sur les côtés, et porte une rayure blanche sur le dos.

La livrée des forêts est également noire et poilue, mais elle porte des rayures bleues, orangées et jaune pâle sur les côtés et des " empreintes de pied " blanches sur le dos. Cette espèce préfère le frêne, le bouleau, le chêne, le peuplier et l'érable à sucre, mais s'attaque aussi à un vaste éventail d'autres arbres et arbustes feuillus. Ses tentes forment un tapis plat sur l'écorce des arbres touchés plutôt que des toiles dans les fourches des branches, et elles sont donc moins évidentes que celles de la livrée d'Amérique.

Le papillon satiné, ainsi nommé en raison de son lustre qui s'apparente à du satin blanc, apparaît en juillet et est vraisemblablement en train de se répandre dans la région du Grand Toronto. Les larves, qui se distinguent par leurs brillantes mouchetures blanches et orangées, hivernent dans des abris de soie ressemblant à des cocons et commencent à s'alimenter lorsque les feuilles se sont développées.

La tisseuse du genévrier est une chenille brun pâle mesurant environ 12 mm de long qui s'alimente à la base des aiguilles du genévrier. Les aiguilles attaquées sont rassemblées par des fils de soie au début de l'automne, puis à nouveau au printemps suivant.

Méthodes de lutte

L'enlèvement ou la destruction des tentes expose les chenilles à la vue de leurs prédateurs et les met à la merci des éléments. Cette façon de procéder est particulièrement efficace lorsque les soirées sont froides. Pendant les périodes de temps doux, il faut élaguer et détruire les rameaux qui portent des tentes. Ramasser à la main la chenille tisseuse du pin lorsqu'elle est présente en petit nombre. Les livrées produisent sur les rameaux des colliers d'œufs bruns et durs qui s'apparentent à de la mousse; il faut enlever ou élaguer ces rameaux avant l'éclosion, en hiver ou au début du printemps. Les populations de livrées subissent souvent une pression exercée par une large gamme de prédateurs, de parasites et de pathogènes naturels.

Spongieuse

La spongieuse est un important parasite des arbres et arbustes d'Ontario à la fin du printemps et au début de l'été. C'est une chenille sombre et velue qui porte une double rangée de cinq paires de points bleus et de six paires de points rouges sur le dos. Les petits sortent d'une masse d'œufs de couleur chamois qui a été déposée au cours de l'automne précédent, et ils se déplacent ou sont transportés par le vent vers des plantes hôtes propices. Ils dévorent activement le feuillage de toute plante ligneuse à l'exception du genévrier, atteignant jusqu'à 7 cm de longueur avant le stade de chrysalide, en juillet. Incapables de voler, les femelles des papillons de nuit pondent à peu près n'importe où. Par conséquent, les véhicules automobiles, les effets de camping et autres objets du même genre propagent régulièrement les infestations dans d'autres régions. Les spongieuses se nourrissent des feuilles de nombreux arbres et arbustes mais préfèrent le tilleul d'Amérique, le bouleau, l'aubépine, le chêne, le peuplier et le saule.

Méthodes de lutte

Avant l'éclosion, gratter les masses d'œufs des spongieuses et les jeter dans un bocal contenant du savon à vaisselle, ce qui tuera les œufs. Après l'éclosion des petits, les piéger en entourant le tronc des arbres infestés d'une bande de jute et détruire les chenilles qui s'y réfugieront. C'est une façon pratique de les supprimer lorsqu'on n'a que quelques arbres infestés; s'assurer que l'on inspecte cette bande chaque jour. Les populations de spongieuse subissent souvent une pression exercée par plusieurs prédateurs, parasites et pathogènes.

Tenthrèdes (mouches à scie) et leurs larves

Ces insectes avancent en colonies, défoliant une branche après l'autre. De nombreuses espèces attaquent tant les conifères que les arbres et arbustes à feuilles caduques.

Les larves des tenthrèdes qui s'en prennent aux conifères rongent les aiguilles, minent les bourgeons ou perforent la moelle des jeunes pousses. Le sapin, le mélèze, l'épinette, le pin et la pruche sont particulièrement sensibles à leurs attaques. Les larves ressemblent à des chenilles mais possèdent plus de cinq paires de fausses pattes et n'ont pas d'épines crochues sur le dos.

Les tenthrèdes qui attaquent les arbres feuillus sont en général des défoliatrices, mais elles peuvent aussi être des tordeuses, des tisseuses, des squeletteuses, des foreuses de tige ou des espèces gallicoles. Le cornouiller, le bouleau, le sorbier d'Amérique, le chêne, le robinier, le troène et le rosier sont parmi les essences attaquées le plus fréquemment. Le mois de juin constitue une période critique pour le développement des larves de tenthrèdes, bien qu'elles apparaissent en général plus tard sur le troène.

Le diprion de LeConte a la tête rougeâtre et le corps jaune parsemé de six rangées de taches noires. Il se nourrit de vieilles feuilles en juillet et en août. Plusieurs générations peuvent être présentes en même temps, ravageant ainsi la totalité du feuillage.

Le diprion du pin sylvestre a la tête noire et le corps verdâtre marqué de rayures longitudinales foncées; il se manifeste de la fin de mai jusqu'en juin.

Le pamphile à tête rouge est la tenthrède tisseuse la plus commune; elle ravage le pin rouge, le pin blanc, le pin sylvestre et le pin mugo. L'adulte émerge de la mi avril à la mi mai et pond ses œufs sur des aiguilles âgées d'un an. Les larves tissent des toiles lâches à la base des aiguilles, amputant les aiguilles pour se nourrir et filant de grandes toiles où s'accumulent la sciure et les excréments. Aux endroits où les larves se sont alimentées, elles laissent de grandes zones dénudées.

La tenthrède du cornouiller émerge à l'état d'adulte de la fin de mai jusqu'en juillet pour pondre ses œufs sur la face inférieure des feuilles du cornouiller. Les larves se nourrissent en colonies et dévorent la feuille entière, ne laissant subsister que la nervure principale. Recouvertes au début d'un enduit blanc d'aspect poudreux, les larves sont jaunes et leurs segments abdominaux portent de grosses taches noires formant trois rangées longitudinales.

La tenthrède du sorbier est jaune à l'état de larve et ses segments abdominaux sont parsemés de taches noires formant quatre bandes longitudinales. Les larves se manifestent de juin au début d'août et se nourrissent en colonies. Une seconde génération peut se manifester de la fin d'août jusqu'au début de septembre. Une fois parvenues à maturité, les larves se nymphosent et passent l'hiver dans le sol.

La tenthrède limace du rosier et la tenthrède épineuse du rosier s'en prennent aux rosiers. La première s'apparente à la tenthrède squeletteuse du cerisier; il s'agit d'une larve couverte de bave, longue d'environ 1 cm, qui squelettise les feuilles. La seconde découpe des entailles dans les jeunes pousses pour y déposer ses œufs. Les pousses réagissent à cette agression en se recourbant vers le côté atteint, qui vire au noir. Les larves qui éclosent en juin et au début de juillet sont vertes et jaune orangé, et elles sont parsemées de points noirs. Une fois parvenues à maturité, les larves se laissent tomber au sol, où elles s'enfoncent pour passer l'hiver à l'état de prénymphes.

Méthodes de lutte

Dans la mesure du possible, retirer à la main et détruire les colonies. Certains de ces insectes ont des ennemis naturels qui contribuent à maintenir leurs populations en échec.

Mineuse du thuya

Les larves ravagent l'intérieur des feuilles du thuya occidental, ce qui fait brunir l'extrémité du feuillage. Elles passent également l'hiver à l'intérieur du feuillage. En juin et juillet, les adultes sont de minuscules papillons nocturnes de couleur grise qui s'envolent en nuées lorsqu'on secoue les thuyas. Les dommages se remarquent souvent au printemps, mais ils peuvent être attribués à d'autres facteurs et confondus avec ceux qui sont causés à l'extrémité du feuillage par l'hiver ou par le sel. Les feuilles sont minées entre leurs deux épidermes et, si on les observe à la lumière, on aperçoit les larves dans leurs galeries. Le thuya peut subir de grands ravages par la mineuse avant d'en souffrir vraiment.

Méthodes de lutte

Tailler les haies et les petits arbustes avant juin et détruire les parties enlevées. Cette méthode permet de réduire les populations de ces insectes avant la sortie des papillons adultes.

Chrysomèle des racines du maïs

Bien que le maïs soit l'hôte de prédilection de ce déprédateur, la chrysomèle des racines du maïs peut également causer des dégâts considérables aux fleurs d'ornement. De nombreuses chrysomèles volent sur de longues distances à partir des champs de maïs pour aller ravager les fleurs d'ornement des jardins. Elles peuvent endommager les pétales et les étamines des chrysanthèmes, des roses et d'un certain nombre d'autres fleurs.

Les adultes émergent au cours de la première semaine d'août; ils sont vert pâle ou jaunes à rayures noires et mesurent environ 6 mm de long. Il n'y a qu'une génération par année.

Méthodes de lutte

Il faut ensacher les fleurs destinées à des concours horticoles pour en éloigner les chrysomèles, et avant de rentrer fleurs coupées à l'intérieur, les secouer pour en déloger ces coléoptères.

Vers gris

Les vers gris sont les chenilles de diverses espèces de papillons; ils ont un corps mou complètement glabre dont la teinte va du crème clair au noir en passant par le bronze, et ils peuvent être tachetés ou rayés. Les adultes sont des papillons de nuit aux couleurs variées. Ils ravagent les plantes à tige souple pendant la nuit. Certaines espèces se nourrissent sous le sol; d'autres s'alimentent au dessus du sol, coupant les tiges ou ravageant les feuilles.

Méthodes de lutte

Protéger les plantes à massif en les entourant de cylindres faits de papier goudronné ou de boîtes de conserve vides qu'on enfonce partiellement dans le sol. Dès que l'on découvre une plante coupée, gratter le sol pour trouver le ver gris et l'enlever avant de perdre d'autres plants. Les adultes sont attirés par les mauvaises herbes, dans lesquelles ils pondent; un bon désherbage permet donc de réduire les populations de ces ravageurs. Le travail du sol les expose également aux prédateurs. L'apparition des vers gris a de bonnes chances de se produire dans les nouveaux jardins. Dans ce cas, travailler le sol en profondeur avant la mise en terre.

Perce oreilles

Les perce oreilles sont brun roux, mesurent environ 2 cm de long et portent deux appendices postérieurs ressemblant à des forceps. Ils s'activent la nuit et se cachent le jour dans le sol, ou bien sous des pierres ou des débris. Cet insecte ravage de nombreuses espèces de fleurs.

Méthodes de lutte

Placer sur le sol des bâches ou des planches humides pour attirer les perce oreilles. Le matin, enlever et détruire les insectes qui s'y trouvent.

Insectes et acariens gallicoles

Les galles sont des excroissances anormales que le tissu végétal produit en réaction aux morsures des insectes gallicoles, à leur salive ou à leur ponte. Elles sont rarement nocives et doivent être considérées pour ce qu'elles sont, c'est à dire des curiosités biologiques. Parmi les plus communes, notons les taches rougeâtres feutrées qui font leur apparition sur les feuilles des érables, les galles en forme de poche qu'on observe sur le févier épineux ou les galles qui se forment sur diverses espèces d'épinette. Les dommages causés peuvent être disgracieux, mais ils affectent rarement la santé de l'arbre.

Les insectes gallicoles s'en prennent aux chênes peu importe l'endroit où ils sont plantés, provoquant la formation de galles dont la forme, les dimensions et la couleur varient sur les feuilles, les ramilles, les fleurs et les glands. Le phytopte de l'érable champêtre, qui élit domicile sur le pétiole des feuilles du chêne rouge, est l'un des insectes gallicoles les plus communs et sa présence n'endommage en rien l'arbre. Par contre, elle peut endommager gravement les ramilles.

Le puceron à galle conique de l'épinette provoque l'apparition de galles en forme d'ananas à la base des nouvelles pousses de l'épinette de Norvège, de l'épinette blanche et, à l'occasion, de l'épinette bleue. Les œufs sont pondus au début du printemps à la base des bourgeons. Après éclosion, les nymphes s'en vont ronger les aiguilles en développement. Leurs morsures continuelles provoquent une prolifération cellulaire anormale qui crée la série de loges bulbiformes dont la galle est constituée. Les pousses atteintes sont atrophiées et la croissance réduite. D'abord vertes, les galles virent au brun plus tard au cours de la saison. Des femelles ailées immatures sortent de ces galles dès qu'elles s'ouvrent vers la fin de juillet. Les femelles deviennent matures très tôt au printemps suivant et pondent sur les aiguilles terminales des masses d'œufs de couleur blanche, d'aspect cireux et cotonneux, au moment même où les nouveaux bourgeons sont sur le point d'éclater.

Le puceron de l'épinette de Sitka s'attaque surtout à l'épinette bleue du Colorado et à l'épinette d'Engelmann. Il alterne habituellement entre l'épinette et le Douglas taxifolié mais peut compléter son cycle vital sur l'un comme sur l'autre. Les femelles immatures passent l'hiver près des extrémités des ramilles. Elles atteignent la maturité au début du printemps et déposent leurs œufs sous des masses de cire cotonneuse. Les nymphes vont ronger la base des aiguilles en développement, près de l'extrémité des nouvelles pousses, provoquant la formation de galles coniques qui grossissent rapidement et enveloppent les nymphes. Les galles sont d'une couleur allant du bleu au violacé et deviennent brunes à maturité, c'est à dire au début de juin.

Le phytopte vésiculaire de l'érable et le phytopte fusiforme de l'érable causent de petites enflures sur les feuilles de l'érable qui prennent respectivement la forme de vésicules et de fuseaux. Un autre acarien produit sur les feuilles des galles rougeâtres ayant l'apparence de taches feutrées. Ces acariens hivernent sur l'écorce et sur les bourgeons des arbres attaqués, en sortant pour se nourrir au moment du débourrement. Alors que les déprédateurs se nourrissent des jeunes feuilles, le végétal réagit en produisant ces excroissances dans lesquelles les acariens vivent et se multiplient tout au long de la saison de croissance.

Méthodes de lutte

Dans la plupart des cas, aucune mesure n'est recommandée, exception faite de l'enlèvement des galles et de leur destruction.

Sauterelles

Les sauterelles sont souvent présentes dans les jardins très fournis situés près de zones envahies par les mauvaises herbes, de boisés ou de champs abandonnés. Cela est particulièrement vrai pendant les saisons sèches, lorsque les plantes dont elles se nourrissent ordinairement sont moins appétissantes, ce qui les incite à migrer vers le jardin.

Méthodes de lutte

Attraper les sauterelles dans des bouteilles partiellement remplies de mélasse.

Perceur de l'iris

Les larves de ce perceur se nourrissent à l'intérieur des feuilles de l'iris, laissant derrière elles des galeries visibles et entraînant l'apparition de taches gorgées d'eau. Elles creusent vers le bas jusqu'aux rhizomes (tiges souterraines) et en détruisent le tissu interne. L'infestation s'accompagne souvent de la pourriture molle bactérienne.

Méthodes de lutte

En automne, ramasser et détruire toutes les vieilles feuilles d'iris pour réduire le nombre d'insectes qui survivront à l'hiver. Diviser les vieilles plantes sans tarder après la fin de la floraison; enlever et détruire toutes les parties des rhizomes qui sont infestées.

Punaise réticulée

Ces petites punaises ont un corps découpé rappelant la dentelle. Elles s'en prennent à l'aster, au chrysanthème, au frêne, au chêne et à d'autres végétaux, produisant des mouchetures délavées sur les feuilles attaquées. Un autre indice d'infestation est la présence sur les feuilles de petits points noirs formés de leurs excréments.

Méthodes de lutte

Si les punaises réticulées ne sont pas trop nombreuses, les tuer en écrasant les feuilles entre les doigts.

Chrysomèles

Galéruque de l'orme et calligraphe du saule

L'adulte de ces petites chrysomèles brun foncé gruge des trous dans les feuilles. Les larves noires causent encore plus de dégâts parce qu'elles squelettisent les feuilles. La galéruque de l'orme attaque l'orme américain et l'orme chinois, tandis que la chrysomèle du saule s'en prend au peuplier de Lombardie et au saule.

Méthodes de lutte

Ramasser les adultes à la main et les tuer.

Criocère du lis

Le criocère du lis est un ravageur envahissant qui a fait son apparition à Montréal en 1945. Depuis cette date, il a été signalé dans tout l'Ontario; il se nourrit de lis, de muguet, de sceau de Salomon et de fritillaire. Le scarabée adulte est reconnaissable à sa teinte rouge vif; il a la tête, les antennes, les pattes et le dessous du corps foncés. Les adultes hivernent dans le sol et les débris végétaux, et ils pondent sous les feuilles au début du printemps. Les jeunes larves se nourrissent sur la face inférieure des feuilles, et les plus âgées sur la face supérieure du feuillage où on les remarque parfois.

Méthodes de lutte

Ramasser à la main et détruire tous les adultes et les larves. Rechercher les œufs sur la face inférieure des feuilles, et les écraser. Avant de repiquer, rechercher les signes de présence du scarabée sur les plants.

Chrysomèle de la viorne

La chrysomèle de la viorne se trouve communément dans le Sud de l'Ontario, où elle ravage la viorne trilobée, la viorne dentée, la viorne obier, la viorne à feuilles d'érable et la viorne flexible. Les larves aussi bien que les adultes dévorent les feuilles, ne laissant que les nervures principales. Au milieu de l'été, les femelles percent des trous dans l'écorce des ramilles et y déposent leurs œufs, qu'elles scellent avec des excrétions de couleur noire. Ces excrétions visent à protéger les œufs mais rendent en fait leur présence évidente si l'on examine de près les branches et les ramilles au printemps, avant l'éclatement des bourgeons foliaires. Les œufs éclosent en mai; les larves commencent à se nourrir en groupes quand les feuilles sont à peu près à mi chemin de leur croissance, et elles arrivent à maturité au bout de 8 ou 10 semaines. Les larves se nymphosent, puis tombent au sol où elles poursuivent leur métamorphose. Au cours de la dernière moitié de juillet, elles émergent du sol à l'état d'adultes.

Méthodes de lutte

À l'automne ou au début du printemps, élaguer les ramilles sur lesquelles des œufs ont été pondus.

Abeille découpeuse de feuilles

Le travail de l'abeille découpeuse de feuilles est généralement plus une curiosité qu'une nuisance. La femelle, petite et noire, perce des trous dans les feuilles du rosier, de l'azalée, du fusain, du pommetier et d'autres plantes pour garnir ses cellules à couvain. Cet insecte est solitaire et niche dans des ramilles creuses.

Méthodes de lutte

Généralement, aucun traitement nécessaire.

Cicadelles

Les cicadelles aux stades adulte et de nymphes peuvent transmettre des maladies virales aux plantes hôtes dont elles se nourrissent. De nombreuses plantes annuelles et vivaces sont touchées, notamment le delphinium, la rose trémière, le févier épineux, le lupin, le tagète, le rosier et le zinnia. Pour plus d'information, voir la partie sur les cicadelles au Chapitre 1.

Méthodes de lutte

Faire tomber les nymphes (stades plus sédentaires) des plants (en particulier de la face inférieure des feuilles) à l'aide d'un fort jet d'eau. Près des plants infestés, les plaquettes collantes jaunes permettent parfois de capturer quelques adultes qui viennent d'arriver, mais elles attirent et capturent aussi des insectes utiles (prédateurs). Il existe plusieurs prédateurs et parasites naturels des cicadelles qui contribuent à limiter leurs populations.

Mineuses

Les larves de nombreuses espèces de mouches, de scarabées, de papillons et de tenthrèdes se nourrissent en creusant des galeries entre les surfaces des feuilles. Certaines creusent des galeries en forme de taches ou de serpentins qui peuvent, en cas d'infestation grave et répétée, réduire la valeur esthétique et la longévité des arbres, des arbustes et des plantes herbacées. Les mineuses attaquent souvent le bouleau, le tilleul d'Amérique, le thuya occidental, le pommetier, l'ancolie de Skinner, le lilas, l'orme, le chêne, le robinier faux acacia, le seringat, l'épinette et d'autres essences ornementales.

La densité des populations de mineuses fluctue d'une année à l'autre; l'usage d'insecticides n'est donc pas toujours nécessaire.

Méthodes de lutte

Suivre de bonnes méthodes de nettoyage. Enlever et détruire toutes les feuilles tombées prématurément et toutes celles qui présentent des symptômes évidents.

Millipèdes

Ces animaux ont la forme d'un ver brun foncé long d'environ 3 cm avec au moins une centaine de pattes. On les trouve normalement enroulés sur eux mêmes, comme un ressort. Ils se nourrissent de fumier et de matière organique en décomposition et ne font que rarement du tort aux plantes ornementales; par conséquent, on devrait tolérer leur présence. On confond souvent les millipèdes avec le ver fil de fer, qui a une forme cylindrique, une couleur rougeâtre tirant sur l'orangé, six paires de pattes et une peau coriace. Ces larves causent des ravages sérieux aux racines des plantes.

Méthodes de lutte

Aucun traitement nécessaire.

Acariens

Les acariens font penser à de petites araignées; ils vivent essentiellement sur la face inférieure des feuilles, dont ils sucent la sève. Leur présence en grand nombre confère au feuillage une teinte bronze terne, puis jaunâtre. Plusieurs espèces différentes d'acariens s'attaquent aux végétaux d'ornement. Le tétranyque à deux points et le tétranyque rouge du pommier préfèrent un climat chaud et sec. Ces acariens ravagent le pommetier, l'asclépiade, le sorbier d'Amérique, le rosier, la potentille, la viorne, la spirée, l'épinette, le thuya occidental et bon nombre de fleurs herbacées. Le tétranyque de l'épinette, qui s'en prend au genévrier, à l'épinette et au thuya occidental, préfère un climat frais et est considéré comme un acarien de fin de saison. Le phytopte du poirier cause des ravages importants; il est souvent brun et enroule à peu près toutes les feuilles des arbres et arbustes infestés, qui comprennent le cotonéaster, l'amélanchier, l'aubépine, le poirier et le sorbier d'Amérique. Les phytoptes passent l'hiver sous les écailles des bourgeons et migrent vers les jeunes feuilles pour s'alimenter et pondre leurs œufs. Le grand nombre de morsures se traduit par la présence de grandes plaques de limbe endommagé qui se crispent ou se froissent, puis brunissent ou noircissent avant de se dessécher.

Méthodes de lutte

On peut réduire de façon importante les populations d'acariens à l'aide d'un tuyau d'arrosage; il suffit de diriger un jet d'eau puissant vers la partie inférieure des feuilles. Répéter cette opération de temps à autre si les acariens sont en grand nombre. Comme les plantes soumises à un stress hydrique tolèrent moins bien les dommages, assurer une bonne irrigation. Les acariens ont de nombreux ennemis naturels qui limitent leurs populations. Les acariens prédateurs vendus dans le commerce peuvent également être utiles.

Tenthrède squeletteuse du cerisier

Bien qu'elle ressemble à une limace, la tenthrède squeletteuse du cerisier est bel et bien la larve d'une mouche à scie. Elle est couverte de bave et longue d'environ 1 cm; d'abord vert foncé, elle vire par la suite à l'orangé. Cette larve squelettise les feuilles de l'aubépine et du cotonéaster ainsi que celles de l'amélanchier, du rosier, du cerisier décoratif et du prunier.

Méthodes de lutte

On peut saupoudrer les larves de talc ou de terre sèche très fine, ce qui les assèche. Il est également possible de les déloger au moyen d'un fort jet d'eau.

Perce pousse européen du pin

Les dommages subis par le pin sont causés par la larve de ce papillon de nuit, qui passe l'hiver à la base du verticille terminal des bourgeons, à l'intérieur desquels elle se nourrit en mai ou au début de juin. Les larves ont la tête noire et le corps brun. L'adulte est un petit papillon aux ailes supérieures de couleur rouille ornées de bandes argentées irrégulières. Il apparaît au début de juin et commence à pondre ses œufs près des extrémités des pousses de l'année. Le pin noir d'Autriche, le pin mugo, le pin rouge et le pin sylvestre sont vulnérables à ce déprédateur.

On peut deviner la présence des larves à la résine qui s'écoule des bourgeons. Les jeunes pousses en croissance à cette époque de l'année s'incurvent ou meurent. La mort de ces pousses stimule le développement des bourgeons latents situés au dessus de la blessure et produit un balai de sorcière.

Méthodes de lutte

Si possible, enlever les pousses infestées à la main à la fin de mai et au début de juin, puis les détruire. Les jeunes arbres de moins de 20 mètres sont les plus vulnérables.

Nodulier du pin

Le nodulier du pin est la larve blanc et rose de plusieurs sésies au corps jaune et noir. Cette larve a un cycle vital de deux ou trois ans et s'attaque aux pins établis. De grandes masses de résine apparaissent sur le tronc. Les arbres qui subissent déjà un stress ou qui portent des blessures sont les plus vulnérables.

Méthodes de lutte

En mai et en juin, les larves et les pupes se dissimulent sous les masses de résine. Il suffit alors de les ramasser et de les détruire. Conserver l'arbre en bonne santé afin de réduire le risque d'infestation.

Punaises

Les terrains avoisinants couverts de mauvaises herbes fournissent nourriture et abri aux punaises qui migrent dans les jardins. Les punaises déforment les pousses et les fleurs ou produisent des taches circulaires décolorées sur les feuilles dont elles aspirent la sève. Elles s'attaquent à une grande diversité de plantes ornementales et herbacées, dont le frêne, le chrysanthème, le févier épineux, le tagète, le zinnia, la marguerite et la menthe.

La punaise terne adulte est brune, alors que la punaise à quatre raies est jaune verdâtre et ornée de quatre bandes noires. Les deux espèces ont le thorax triangulaire, mesurent 6 ou 7 mm de long et 3 ou 4 mm de large, sont très actives et s'envolent dès qu'on s'en approche. La jeune punaise terne est vert pâle, tandis que la jeune punaise à quatre raies est rouge vif, et toutes deux portent des marques et des points foncés. Les punaises ternes peuvent causer des dommages tout au long de la saison, alors que les punaises à quatre raies sévissent surtout à la fin du printemps et en été.

Méthodes de lutte

Nettoyer le jardin à fond en automne parce que les punaises passent l'hiver à l'état de nymphes ou d'adultes dans les débris végétaux ou dans les mauvaises herbes. Pour réduire le nombre de sites de reproduction, on peut arracher les mauvaises herbes et tondre l'herbe autour des jardins. Certains producteurs disent avoir obtenu de bons résultats en plaçant une rangée de marguerites Shasta comme culture piège autour de leurs plantations. Cette méthode ne fonctionne que si les marguerites ont constamment des fleurs, parce que les punaises les quittent à la fin de la floraison. Ces insectes ont plusieurs ennemis naturels. On peut planter des espèces productrices de nectar autour cultures à protéger, ce qui constitue une forme de protection biologique contre les punaises.

Scarabée du rosier et scarabée japonais

Le scarabée du rosier est un coléoptère allongé de couleur fauve qui mesure 1,5 cm de long. Le scarabée japonais est ovale, vert métallique et porte des ailes cuivrées.

Le scarabée du rosier sort du sol en grand nombre à la fin de mai, alors que le scarabée japonais se manifeste au début de juillet, et tous deux ravagent les fleurs et les feuilles des arbres et des plantes florales. Les deux coléoptères dévorent le limbe tout en laissant les nervures, transformant ainsi la feuille en dentelle. Quant aux larves, elles causent des dégâts considérables en s'attaquant aux racines. Les espèces préférées du scarabée du rosier sont la rose et la pivoine, mais il s'attaque également à la rose trémière, au zinnia et à d'autres fleurs. Le scarabée japonais se nourrit du feuillage de nombreux arbres, arbustes et fleurs d'ombrage, dont le tilleul, le bouleau, la vigne sauvage, le rosier et le framboisier, en juillet et en août. Le meilleur moment pour les apercevoir est à la tombée de la nuit, lorsqu'ils s'envolent des arbres avoisinants pour pondre sur le sol.

Méthodes de lutte

Si les plantes touchées sont peu nombreuses, les secouer pour faire tomber les insectes dans un contenant ou sur une bâche et les tuer en les trempant dans un seau d'eau savonneuse; on peut également les ramasser à la main. Si possible, placer les cultures sensibles à l'écart des vignobles ou des gazons, ou prendre des mesures pour lutter contre les vers blancs dans les pelouses. On peut ainsi réduire les populations présentes sur une propriété, sans pour autant empêcher les adultes de venir d'ailleurs. Les centres de jardinage offrent des pièges à scarabées japonais. Bien que les appâts vendus avec les pièges soient très efficaces et puissent attirer un grand nombre de scarabées chaque jour, les recherches montrent qu'ils attirent davantage d'insectes qu'ils n'en capturent. Par conséquent, les plantes susceptibles qui se trouvent au voisinage de ces dispositifs risquent d'être plus endommagées qu'en l'absence de pièges. Dans le commerce, on vend aussi des nématodes parasites qui permettent de réduire les populations de scarabées.

Cochenilles

Ces petits insectes passent presque toute leur vie sous une carapace protectrice, ou bouclier, attachée à l'écorce des branches et des troncs d'arbre ainsi qu'aux aiguilles du pin et du genévrier. Ils affaiblissent les plantes en en suçant la sève. Lorsque l'infestation est importante, l'écorce se recouvre d'une croûte formée de petits boucliers. Il peut y avoir une ou deux générations par saison, selon l'espèce.

La cochenille floconneuse de l'érable est d'apparence cotonneuse, semblable à du maïs soufflé, et elle s'attaque surtout au févier épineux et à l'érable, mais aussi au frêne, au hêtre et au platane occidental.

La cochenille du fusain n'infeste pas seulement le fusain, mais aussi le pachysandre et le lierre. Le mâle est petit et blanc, et la femelle est plus grande et brun clair. Une deuxième génération de nymphes est souvent présente à la fin d'août et au début de septembre, et on peut encore lutter contre elle.

La lécanie de Fletcher ressemble à un gros bouton brun foncé; on la trouve surtout sur l'if, mais aussi sur le thuya et le genévrier.

La cochenille dorée du chêne a l'apparence de petites disques dorés qui sont fixés à l'écorce du chêne ou légèrement enfoncés dans celles ci; elle touche en particulier le chêne pyramidal.

La cochenille du genévrier forme un point blanc à centre jaune qui adhère aux ramilles et aux aiguilles du genévrier.

La lécanie forme un petit bouton rond de couleur brune sur le frêne, le thuya, le pommetier, l'orme, le févier épineux, l'érable et le chêne.

La cochenille du magnolia est l'une des plus grosses cochenilles d'Amérique du Nord. Ses hôtes primaires sont Magnolia acuminata (arbre aux concombres), Magnolia x soulangeana (magnolia de Soulange) et Magnolia stellata (magnolia étoilé). Parvenue à maturité, la femelle atteint 12,5 mm; elle a le corps ovale, lisse et convexe, de couleur brun foncé, et elle est recouverte d'une pellicule cireuse. Elle hiverne à l'état de nymphe sur des pousses âgées de un ou deux ans, et la nymphe mobile émerge à la fin d'août ou en septembre. Il n'y a qu'une génération par année. Le miellat et la fumagine qui adhèrent aux branches et aux feuilles de l'arbre sont des indices de la présence de la cochenille du magnolia.

La cochenille virgule du pommier, qui ressemble à une petite huître, s'attaque au frêne, au hêtre, au contonéaster, au cornouiller, au lilas, au tilleul, à l'érable, au saule et aux autres espèces à écorce lisse.

La cochenille des aiguilles du pin forme des points blancs sur les aiguilles du pin et de l'épinette, et parfois sur celles de la pruche, du sapin et de l'if.

La cochenille tortue du pin est brune, son corps est ovale et convexe, elle mesure environ 6 mm de long et infeste plusieurs espèces de pin.

Méthodes de lutte

Les oiseaux et les insectes utiles peuvent tenir en échec une infestation légère. Dans le commerce, on trouve des produits de lutte biologique qui permettent de limiter les populations de cochenilles.

Limaces et escargots

Les limaces et les escargots se cachent le jour dans des endroits sombres et humides; ils en sortent pour se nourrir la nuit. Leurs traces de bave luisantes trahissent souvent leur présence. L'utilisation de paillis empire le problème posé par les limaces et les escargots.

Méthodes de lutte

Il semble que les perce oreilles mettent un frein aux ravages des limaces et des escargots, car ils mangent les œufs et les jeunes limaces. Débarrasser le jardin des matières ou objets sous lesquels ces ravageurs peuvent se cacher pendant la journée : débris végétaux, pierres, planches et billots. Éclaircir les semis ou espacer suffisamment les espèces à croissance dense. Disposer dans le jardin, comme appâts, des soucoupes remplies de bière ou de jus de fruit et les changer souvent. Poser sur le sol des planchettes carrées de 15 cm de côté et, chaque matin, ramasser les limaces et les escargots qui se sont cachés dessous. Les barrières permettent aussi de les exclure des jardins. Il peut s'agir d'écrans de cuivre partiellement enfouis dans le sol ou de larges bandes de cendres sèches étendues autour des endroits à protéger. Après la pluie, il faut vérifier si ces dispositifs sont encore intacts.

Cloportes

Ces ravageurs ont le corps plat, ovale et gris brun; ils mesurent environ 1 cm de long et on sept paires de pattes. Ils vivent dans des endroits humides, par exemple sous des pots de fleurs, des planches, etc., ou dans le fumier et les feuilles en décomposition. Les cloportes causent rarement des dommages aux feuilles et fleurs d'ornement, et ils sont le plus souvent utiles parce qu'ils décomposent la matière organique. Leur suppression est donc rarement recommandée.

Méthodes de lutte

Aucun traitement n'est nécessaire.

Cercopes

Les cercopes sont des insectes suceurs. Au stade immature, ils s'enrobent d'un amas protecteur mousseux s'apparentant à de la bave. Les adultes sont bruns et difficiles à voir, et ils sautent aussitôt qu'on les dérange. L'atrophie et la déformation des nouvelles pousses sont les signes les plus communs que les végétaux ont subi des dégâts. Ils se manifestent en mai et au début de juin, et on il n'y a généralement qu'une seule génération par saison.

Méthodes de lutte

Ramasser les insectes à la main et les détruire. On peut également les déloger à l'aide d'un fort jet d'eau dirigé sur les plants.

Tordeuse des bourgeons de l'épinette

Les larves de la tordeuse des bourgeons de l'épinette sont brunes et portent une bande jaunâtre sur les flancs ainsi que des taches claires sur le dos. Longues de 2,5 cm, ces chenilles tissent un petit nid soyeux en mai ou au début de juin, pendant qu'elles dévorent les aiguilles de l'épinette et du sapin. Les adultes émergent en juillet et au début d'août à l'état de papillons nocturnes de couleur gris terne; les femelles pondent leurs œufs sur les aiguilles, près de la périphérie du collet ou du bourgeon terminal qui se trouve sur la cime des arbres et à l'extrémité des branches. Cet insecte pose rarement un problème dans les jardins privés.

Méthodes de lutte

Généralement, aucun traitement nécessaire.

Thrips

Les thrips sont des insectes étroits et longs de 3 mm que l'on aperçoit rarement parce qu'ils se dissimulent à l'intérieur de la plante. Ils en sucent la sève, ce qui cause l'apparition de mouchetures ou de striures argentées sur les feuilles et les fleurs. Tant les adultes que les larves fuient à la moindre alerte et se terrent à l'intérieur des pousses en croissance ou des boutons floraux partiellement ouverts. La plante qui subit en général de lourds dommages est le glaïeul, mais l'iris, l'hémérocalle, le dahlia, le rosier et les plantes annuelles d'ornement peuvent également être touchés. On rencontre plusieurs espèces de thrips en Ontario, mais leur aspect et leurs dommages sont semblables.

Méthodes de lutte

Enlever et détruire les fleurs qui sont infestées. Les dommages peuvent être moins importants lorsque les bulbes sont mis en terre à une date précoce.

Aleurode des serres

Ce petit insecte, qu'on appelle communément mouche blanche, suce la sève des feuilles, entraînant ainsi leur dépérissement. En outre, la production de miellat par les jeunes nymphes favorise en général le développement de la fumagine.

Les aleurodes se multiplient rapidement, ce qui rend leur élimination difficile. Lorsque les plantes sont dérangées, les aleurodes s'envolent en nuées, et on peut trouver des jeunes nymphes en grand nombre sur la face inférieure des feuilles. Le coléus, le fuchsia, l'hibiscus, la rose trémière, l'impatiente, le cerisier de Jérusalem et le poinsettia sont particulièrement vulnérables.

Méthodes de lutte

Les aleurodes peuvent poser un grave problème en ce qui concerne les plantes d'intérieur. Pour cette raison, on doit faire particulièrement attention quand on rentre des plantes en pot avant l'hiver. Il faut examiner chaque plante avec soin, puis la tailler sévèrement pour enlever les feuilles infestées et la tremper sauf les racines et la terre dans une solution de savon insecticide. Dans une serre, on peut suspendre des plaquettes collantes jaunes, que l'on trouvera chez les fournisseurs d'articles de jardinage, pour attirer et capturer les adultes.

Ver blanc et ver fil de fer

Il s'agit des larves du hanneton, du scarabée japonais, du hanneton européen et du scarabée du rosier. Ce sont de grosses larves blanches à tête brune qu'on trouve généralement enroulées sur elles mêmes, en forme de " C ". Les larves du hanneton européen et du scarabée du rosier sont plus petites que celles du hanneton. Elles peuvent poser un problème là où l'on a créé des massifs floraux sur d'anciennes pelouses. Les dommages les plus importants causés par les larves sont ceux qu'elles occasionnent aux racines des jeunes pousses et aux plantules des lits de semence.

Vers fil de fer

Il s'agit de la larve du taupin; elle est pourvue d'une dure carapace orangée, de six pattes et d'un corps cylindrique mesurant environ 2 cm de long. Comme les vers blancs, le ver fil de fer se manifeste souvent dans les nouveaux jardins où l'on a créé des massifs floraux sur d'anciennes pelouses. Il exerce ses ravages lorsqu'il dévore les racines des plantes.

Méthodes de lutte

Pour connaître les méthodes de lutte, voir la partie sur les vers blancs au Chapitre 4.

Charançon du pin blanc

Ennemi redoutable du pin blanc, cet insecte s'attaque également à l'épinette de Norvège, au pin sylvestre et au pin rouge. Les pins blancs cultivés dans des endroits à découvert (arbres solitaires) sont particulièrement vulnérables. L'attaque se manifeste d'abord au printemps par la résine qui s'écoule de la flèche de l'année précédente. Pendant l'été, les nouvelles pousses s'atrophient, puis brunissent et meurent; au moins deux années de croissance terminale sont ainsi détruites. Les pousses latérales prennent alors le relais de la flèche détruite et l'arbre devient fourchu.

L'adulte du charançon passe l'hiver sous la couche de végétaux morts qui se trouve au pied de l'arbre, d'où il émerge au début du printemps pour pondre ses œufs dans la flèche de la saison précédente. La larve blanche, dépourvue de pattes, ronge le tour de la base de la nouvelle pousse avant de se nymphoser et d'émerger à l'état d'adulte, ce qu'elle fait à la fin de l'été, rongeant alors les branches, vieilles et jeunes, jusqu'à l'hiver.

Méthodes de lutte

En juin et en juillet, élaguer et détruire les pousses terminales atteintes dès qu'on les remarque, de façon à interrompre le cycle vital de l'insecte.

Pyrale des pousses du pin

La larve de la pyrale des pousses du pin a la tête noire et le corps gris vert; elle mesure 15 mm une fois parvenue à maturité. L'activité des larves se traduit par l'accumulation d'exsudat de résine mélangé à de la sciure sur les branches des verticilles qui se rattachent au tronc ou sur les pousses apicales dans lesquelles elles se sont introduites. Les branches attaquées finissent par mourir.

Méthodes de lutte

En juin et en juillet, retirer les larves des masses de résine. Élaguer les pousses endommagées et abattre les arbres gravement infestés.

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Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 16 juin 2010
Dernière révision : 9 août 2010

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