Manuel du jardinier
Chapitre 2: Lutte Intégrée
Méthodes de lutte culturale

Table des matières

  1. Méthodes de lutte culturale
  2. Liens connexes

Méthodes de lutte culturale

Les méthodes de lutte culturale consistent à modifier les pratiques de mise en terre, de travail du sol et autres dans le but de rendre le milieu moins propice au développement et à la propagation des ravageurs. Leur mise en œuvre commence habituellement de façon précoce, parfois même avant la mise en terre, parce que la meilleure stratégie est d'abord d'empêcher ces espèces de s'installer. Cette méthode donne toujours de meilleurs résultats que la lutte contre les ravageurs lorsqu'ils sont déjà présents. L'un des principaux volets consiste à maintenir les plantes de jardin dans le meilleur état de santé possible; en effet, elles peuvent ainsi mieux résister aux attaques des espèces nuisibles que si elles sont soumises à un stress dû à l'un ou l'autre des facteurs environnementaux.

On trouvera ci dessous les options de lutte qui s'offrent au jardinier désireux de réduire ou d'éliminer le recours aux pesticides.

Climat

Les conditions climatiques peuvent avoir une influence considérable sur la santé du jardin; bien que nous n'ayons aucune emprise sur ce facteur, il est bon d'en connaître les effets et, au besoin, de prendre les mesures appropriées.

Le climat a un effet sur les populations d'insectes. Dans les régions plus froides, ceux ci produisent un moins grand nombre de générations; au printemps, les gelées tardives et le temps froid et pluvieux nuisent aux jeunes larves. Les pluies battantes entraînent les acariens et les petits insectes comme les pucerons, dont elles débarrassent les plantes.

Et enfin le climat peut influencer la gravité d'une maladie. Un printemps frais et pluvieux, par exemple, a pour effet d'aggraver l'anthracnose sur le chêne blanc, le sycomore et le frêne. En été, des averses fréquentes font augmenter l'incidence de la moisissure grise sur des fleurs comme la tulipe, le géranium, la rose et le pétunia.

Compagnonnage

La technique du compagnonnage consiste à intercaler à l'intérieur d'une culture une autre espèce végétale pour repousser ou prévenir les infestations. Certaines sources affirment que c'est une technique efficace. Malheureusement, une étude menée pendant trois ans par le personnel de la clinique de diagnostic phytosanitaire dément cette croyance.

Lors de cette étude, on a planté des espèces censées repousser les insectes autour et à l'intérieur de parcelles d'essais où étaient cultivés des choux, des pommes de terre et des rosiers. Les espèces ainsi mises à l'essai étaient l'ail, l'aneth, l'armoise, le basilic, la capucine, le céleri, la ciboulette, le géranium, le haricot, l'herbe à chats (cataire), l'hysope officinale, le lin, la menthe poivrée, le persil, le raifort, la sauge, le tagète (œillet d'Inde et rose d'Inde), la tanaisie, le thym et la tomate. Toutes ces plantes ont été entretenues selon les règles de la culture biologique.

À la fin de l'étude, on a constaté que non seulement les plantes compagnes n'avaient généralement aucun effet sur les ravageurs, mais qu'elles privaient aussi les cultures d'une partie de l'humidité, des nutriments et de l'ensoleillement dont elles avaient besoin. Il s'ensuivait une diminution du rendement et de la qualité de la culture. La seule association qui semblait prometteuse était celle du haricot et de la pomme de terre, qui a permis assez régulièrement de réduire les dommages causés par le doryphore et la cicadelle.

Plusieurs techniques peuvent accroître les chances de succès du jardinier qui souhaiterait quand même mettre cette technique à l'essai pour lutter contre les ravageurs :

  • éviter de planter des plantes très compétitives, à feuillage dense, trop près de la culture. Par exemple, ne pas intercaler des espèces comme l'armoise, le céleri, l'herbe à chats, la rose d'Inde, la tanaisie ou la tomate, à moins d'espacer suffisamment les rangs;
  • éviter l'armoise, parce qu'elle libère une substance chimique qui retarde la croissance des plantes avoisinantes;
  • éviter d'intercaler des plantes qui sont des hôtes intermédiaires de ravageurs ou d'agents pathogènes de la culture à protéger. Par exemple, les altises, s'attaqueront aussi bien aux capucines qu'aux choux de la culture principale;
  • choisir des plantes qui ont aussi une valeur esthétique ou culinaire, pour le plaisir de l'œil ou du palais;
  • laisser toujours une partie de la culture sans compagnons pour pouvoir évaluer objectivement l'efficacité de cette technique.

Une exception à cet égard pourrait être la plantation de végétaux producteurs de pollen ou de nectar; cette source de nourriture pourrait attirer de nombreuses espèces utiles (acariens et insectes prédateurs, mouches et guêpes parasitoïdes) et leur permettre de se multiplier dans le jardin. Pour plus d'information à ce sujet, voir la partie sur les méthodes visant à favoriser la présence d'espèces utiles.

Diversité des cultures

Quand un grand nombre de plantes différentes sont cultivées dans un petit espace, les ravageurs ailés ont plus de difficulté à trouver leur hôte de prédilection. Cela peut également avoir pour effet de ralentir la propagation des maladies et de fournir un habitat aux espèces utiles. C'est pourquoi en présence de cultures intercalaires ou avec l'alternance de différentes espèces végétales, les infestations peuvent être moins graves qu'avec des cultures homogènes.

Rotation des cultures

La rotation des cultures consiste à semer ou planter en alternance, à un endroit donné, des espèces végétales non apparentées afin de limiter les risques de colonisation du sol par les organismes pathogènes ou des ravageurs spécifiques à une culture donnée. Cette méthode ne peut être facilement mise en œuvre que dans les grands jardins et les champs. Dans les petits jardins privés où la terre est facilement déplacée par les motoculteurs, les chaussures, l'eau et le vent, la rotation des cultures présente un intérêt limité. Elle peut cependant être efficace si on cesse de cultiver certaines espèces végétales pendant deux à quatre ans, en cas de présence d'une maladie donnée, ou si on peut cultiver certaines d'entre elles avec succès dans des coins reculés du jardin pendant quelques années consécutives. De plus, la rotation des cultures n'est efficace que pour certains types de ravageurs qui ont un spectre d'hôtes limité, qui ne sont pas très mobiles et qui ne survivent pas plus d'un an environ dans le sol. Quelles que soient les contraintes liées à cette méthode, il est toujours préférable d'éviter de cultiver chaque année la même espèce végétale dans la même partie de votre jardin.

Fertilisation

La fertilisation est essentielle au maintien des plantes dans un état de santé assez bon pour leur permettre de résister aux ravageurs. Cependant elle peut avoir d'autres effets sur ces derniers. L'excès d'engrais favorise une croissance végétative exubérante qui peut attirer les pucerons; il peut aussi avoir pour effet d'accroître l'humidité, qui est propice à la propagation de certaines maladies. Et enfin il est facile de confondre les symptômes résultant de l'épandage d'engrais en quantité excessive ou insuffisante avec ceux qui sont produits par les ravageurs, d'où le risque de diagnostic erroné.

Récolte

Les récoltes laissées trop longtemps au jardin sont plus sensibles aux ravageurs et aux pourritures d'entreposage. Il est donc important de récolter en temps opportun et de bien préparer la culture à l'entreposage. Manipuler les fruits et légumes avec soin, faute de quoi les meurtrissures pourront être infectées par des agents pathogènes secondaires. Dans certains cas, il est également possible récolter tôt, c'est à dire avant que les ravageurs deviennent trop nombreux. Cette méthode n'est efficace que si l'espèce nuisible est présente tard dans la saison.

Sélection des plants

Sélectionner soigneusement les types de végétaux à cultiver dans votre jardin, en éliminant ceux qui nécessiteront probablement la mise en œuvre de méthodes chimiques. Par exemple, le rosier hybride de thé souffre de la tache noire, une maladie qui détruit ses feuilles vers le milieu ou la fin de l'été, alors que d'autres rosiers anciens et plus typiques de l'espèce ne sont pas sensibles à cette maladie.

Les diverses variétés de plantes peuvent avoir des réponses extrêmement variables aux insectes et aux maladies, certaines étant beaucoup plus tolérantes que d'autres. Cette résistance peut résulter de caractéristiques physiques ou de la production de substances chimiques qui repoussent les ravageurs ou les tuent; elle peut aussi être due à divers autres facteurs, notamment la capacité de conserver une certaine vigueur en présence de dommages importants. Les sélectionneurs ont inclus dans leurs créations une partie de cette résistance génétique à plusieurs maladies et ravageurs. Il est donc maintenant possible de choisir des variétés végétales résistantes ou non sensibles. On trouvera les informations pertinentes dans les catalogues des semenciers, dans les pépinières ou les centres de jardinage. À noter cependant que certaines variétés résistantes peuvent tout de même être endommagées si les populations de ravageurs sont extrêmement denses. De plus, ces variétés ont aussi des besoins différents pour ce qui est de la température, de la fertilité du sol, etc., et il faut en tenir compte pour déterminer celle qui convient dans chaque cas particulier.

Rusticité

Tous les emplacements, climats, sols, pH du sol, conditions d'éclairement ou autres paramètres environnementaux ne conviennent pas également à toutes les plantes. Celles qui sont mal situées se défendent moins bien contre les agents pathogènes, les insectes et les affections secondaires. Les plantes ligneuses et herbacées vivaces reçoivent une cote de rusticité correspondant aux zones climatiques de l'Ontario et du Canada. N'acheter que celles qui ont une cote de rusticité égale ou supérieure à celle de votre région.

Moment, profondeur et espacement de la mise en terre

Il est parfois possible de modifier le moment de la mise en terre, sa profondeur et son espacement pour repousser les ravageurs ou éviter leur présence. Lorsqu'on connaît les caractéristiques biologiques de l'espèce nuisible que l'on vise, on peut calculer la date de la mise en terre à titre préventif, par exemple pour éviter le moment de sa ponte ou de la libération de ses spores. Dans d'autres cas, il se peut qu'une mise en terre hâtive (avant l'arrivée des ravageurs) permette aux jeunes plants de s'établir et d'atteindre assez tôt un stade de développement qui leur conférera une meilleure résistance. Pour les dates optimales de mise en terre de plusieurs légumes de jardin, voir le Tableau 9. On peut également calculer le moment de la mise en terre pour éviter les conditions environnementales propices au développement des ravageurs (par exemple, nombreuses maladies fongiques favorisées par un temps humide au début du printemps). La date de semis peut influer notablement sur les risques de pourriture des graines et des jeunes plants. Ne jamais planter d'espèces légumières à grosses graines par temps frais et humide, parce que dans ce cas les pourritures peuvent facilement détruire les semis avant même qu'ils lèvent. Attendre que le sol soit chaud et humide.

Semer à une profondeur adéquate pour permettre aux plantules de lever rapidement et réduire les risques de fonte des semis. Un espacement égal et généreux permet d'éviter les densités excessives, qui peuvent mener à une croissance filamenteuse non aoûtée, à un manque de ventilation et à de mauvaises conditions de séchage. Ces facteurs font augmenter les risques de moisissure grise, de moisissure blanche, de pourridié, de fonte des semis et de maladies foliaires, entre autres.

Mesures sanitaires

Les mesures sanitaires visent à éliminer les matières qui permettent aux ravageurs de survivre ou de passer d'un plant à l'autre ou d'une culture à l'autre. Comme de nombreux insectes et organismes pathogènes passent l'hiver dans les débris végétaux et les mauvaises herbes, la principale mesure sanitaire est l'enlèvement des débris à intervalles réguliers. Arracher toutes les plantes malades et les mauvaises herbes sans tarder et les sortir du jardin. Dans le cas de plantes de plus grande taille comme les arbres, couper les branches malades ou endommagées. Jeter les matières végétales infestées avec les ordures ou les enterrer à une profondeur d'au moins 60 cm. Ne jamais jeter de plantes malades dans le compost; en effet on ne peut être sûr que celui ci atteindra des températures assez élevées pendant assez longtemps pour détruire les insectes, nématodes, champignons et graines de mauvaises herbes. Certains insectes passent l'hiver sous des planches, des briques, des pierres, etc. Il est donc conseillé d'éliminer ces objets et de les ranger de façon qu'ils ne soient pas en contact avec le sol. De plus, ne pas laisser les légumes ou les fruits sur le sol d'une année à l'autre, et éliminer sans tarder les retailles de plantes ligneuses.

Pour maintenir l'état sanitaire du jardin, porter une attention particulière à la santé des nouveaux plants ou semences qu'on y introduit et qui doivent être de première qualité et exempts de parasites et de maladies. Si possible, placer les nouveaux plants en quarantaine pendant assez longtemps pour permettre l'apparition des symptômes éventuels.

Certains insectes et maladies peuvent être propagés d'une plante à l'autre par des outils de jardinage ou le jardinier lui même. Toujours examiner les outils empruntés tels que les motoculteurs pour éviter qu'ils amènent du sol possiblement infesté dans votre jardin. S'efforcer de pénétrer en dernier dans les parties du jardin qui sont infestées pour y travailler, et désinfecter les sécateurs et autres outils après avoir travaillé sur des plantes infectées. Laver en profondeur et désinfecter tous les pots et les jardinières avant de les réutiliser, et les débarrasser de la terre par lavage.

Travail du sol

Le travail du sol est important puisqu'il permet non seulement de préparer celui ci en vue des semis, mais aussi de protéger la santé des plants. Les matières végétales touchées par la maladie sont ainsi enfouies en profondeur, où elles sont plus rapidement dégradées par les micro organismes. De façon générale, les agents pathogènes survivent moins bien sur les végétaux en décomposition ou enfouis profondément dans le sol, et leurs populations sont ainsi fortement réduites.

En outre, le travail du sol expose des ravageurs terricoles (insectes, limaces et autres invertébrés) aux intempéries et aux prédateurs, dont les oiseaux. Beaucoup d'entre eux sont aussi tués par les outils aratoires.

Cultures pièges

Dans certains cas, les cultures pièges permettent de détourner les insectes des plants qu'on souhaite protéger. Pour ce faire, près de la culture principale, on fait pousser une espèce que le ravageur préfère. Ensuite, il peut être nécessaire de détruire la culture piège ou de mettre en œuvre des mesures de lutte. Par exemple, on s'est déjà servi de moutarde pour réduire les populations d'altises sur les choux. Cependant, pour que cette méthode soit efficace, il faut que l'insecte ait un goût beaucoup plus prononcé pour la culture piège que pour la culture à protéger, et il faut l'empêcher de retourner dans le jardin après la destruction de la culture piège.

Eau, irrigation et drainage

De nombreuses maladies se propagent par des spores qui ne peuvent germer et déclencher l'infection que si les feuilles et les tiges sont humides. Les infestations de champignons et de bactéries sont également plus graves lorsque le sol et les surfaces des plants sont excessivement humides pendant de longues périodes. Le moment de l'arrosage, la méthode employée et la quantité d'eau versée peuvent aussi jouer un rôle déterminant pour ce qui est de limiter la propagation de la maladie. Arroser assez les plantes, mais sans excès. L'arrosage excessif favorise le pourridié et d'autres maladies, alors que les plantes qui manquent d'eau sont moins saines et donc moins tolérantes aux ravageurs. Si les maladies présentes sont de celles qui sont disséminées par les éclaboussures d'eau, éviter d'arroser les cultures par dessus. Arroser le matin pour permettre aux plantes de sécher avant la tombée de la nuit, ou seulement pendant les journées sèches. Ne pas travailler dans le jardin lorsque les cultures sont humides, pour éviter de répandre des maladies en effleurant les plantes malades. Et enfin, au moment de planifier le jardin, éviter de laisser des zones mal drainées. Un bon drainage est essentiel parce que dans un sol gorgé d'eau pendant plusieurs jours, il y a un risque de pourridié. S'il est impossible d'assurer un bon drainage dans une partie du jardin, confectionner des planches étagées pour permettre l'écoulement de l'eau, ou aménager des planches surélevées ou des monticules.

Lutte contre les mauvaises herbes

Certaines mauvaises herbes constituent des refuges pour les insectes et les maladies, et elles accaparent les éléments nutritifs et l'humidité. Toujours bien maîtriser ces espèces dans le jardin et autour. Commencer la lutte avant la levée des plants pour empêcher les ravageurs de passer des mauvaises herbes détruites aux cultures. Éliminer également les débris de mauvaises herbes avant la levée des plants.

Méthodes de lutte mécanique

Les méthodes de lutte mécanique sont celles qui visent à créer un obstacle physique pour protéger la culture des ravageurs, par exemple le sarclage et la mise en place de clôtures contre les cerfs et autres animaux sauvages.

Enlèvement physique

L'enlèvement physique des ravageurs à la main ou autrement peut être efficace s'ils sont peu nombreux et si l'opération est répétée fréquemment. On peut écraser les œufs et les insectes au corps mou comme les pucerons lorsqu'on les trouve, et on peut ramasser les chenilles, les limaces, les escargots, les vers gris, les vers blancs et les autres animaux de plus grande taille pour les jeter dans un seau d'eau savonneuse. De la même façon, on peut débarrasser les arbres des tentes ou des toiles de chenilles. On peut déloger les groupements plus importants de ravageurs qui se trouvent sur des plantes solides au moyen d'un fort jet d'eau, mais il faut éviter de favoriser la progression de la maladie en mouillant trop la plante. De la même façon, on peut éliminer les parties de plantes qui sont atteintes pour ralentir la progression de certaines maladies, par exemple en taillant des parties de branches; cependant cette méthode n'est généralement pas aussi efficace pour les maladies que pour les insectes.

Paillis

Un paillis peut être toute matière dont on couvre le sol pour faciliter la croissance des plantes (copeaux de bois, tissus et plastiques de diverses couleurs). On s'en sert souvent pour faciliter le réchauffement du sol ou pour l'empêcher de se dessécher; cependant cette méthode permet aussi de lutter contre les mauvaises herbes et certains insectes nuisibles. Le paillis de plastique noir est fréquemment employé pour lutter contre les mauvaises herbes, mais il faut l'utiliser avec prudence parce qu'il provoque un échauffement du sol qui peut nuire à certaines cultures. On place parfois des paillis réfléchissants faits d'une pellicule d'aluminium ou d'autres matériaux argentés pour éloigner les pucerons et les aleurodes des plantules et des plantes de petite taille.

Minitunnels et autres barrières

On peut construire divers types de barrières autour des plants et au dessus d'eux pour les protéger des insectes et des vertébrés. Les minitunnels et les cages que l'on place au dessus des jeunes plants sont parmi les dispositifs les plus communs. Traditionnellement, on se sert des minitunnels pour réchauffer les plants et hâter ainsi leur croissance; mais ils permettent aussi de protéger les cultures vulnérables des ravageurs migrateurs (chrysomèle du concombre, altises et pucerons). On les enlève généralement lorsque les plants sont assez avancés pour supporter des dommages; on permet ainsi aux insectes pollinisateurs d'avoir accès aux fleurs et on évite la surchauffe des plants pendant le reste de l'été. Pour ce faire, on se sert souvent de cages artisanales faites d'un tissu à mailles fines tendu sur un cadre de bois. Il est également possible d'acheter des pellicules de matériau synthétique.

Pièges

Les pièges permettent de capturer certains vertébrés qui fréquentent les jardins, mais il existe également des pièges à insectes. Certains insectes ravageurs des arbres ornementaux et fruitiers se déplacent le long des troncs; on peut donc les intercepter en plaçant une couche de produit collant (p. ex. Tanglefoot) autour du tronc de l'arbre à protéger. Choisir le moment de l'application de façon à capturer les adultes au moment où ils montent dans l'arbre pour pondre. De nombreux centres de jardinage vendent des pièges collants constitués de cartons jaunes, blancs ou bleus et recouverts d'une substance gluante, pour la capture des insectes volants. Cependant, bien qu'on puisse les employer comme outils de surveillance pour détecter les insectes qui pénètrent dans le jardin, ces dispositifs ne peuvent généralement pas être employés comme des pièges pour réduire les populations, et ils peuvent capturer des insectes utiles. Dans le commerce, on vend également des pièges à phéromones pour de nombreuses espèces d'insectes; ces dispositifs libèrent une hormone sexuelle qui attire les mâles. Certains permettent de réduire le nombre d'accouplements, mais ils sont généralement plus efficaces comme outils de surveillance. Il convient de faire preuve de prudence dans certains cas. Les pièges à phéromones vendus dans le commerce pour le scarabée japonais attirent si efficacement ces insectes qu'ils peuvent même faire augmenter le nombre d'individus présents dans un jardin.

Liens connexes


Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 4 juillet 2005
Dernière révision : 18 août 2010

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