Insectes
nuisibles aux plantes ornementales : identification et lutte
| Auteur : |
OMAFRA Staff |
| Date de création : |
04 juillet
2005 |
| Dernière révision : |
20 decembre
2005 |
Table des matières
- Insectes nuisibles aux plantes ornementales : identification et
lutte
- Famille des chenilles
- Leaf Beetles
- Cochenilles et lécanies
- Liens connexes
Pucerons
Les pucerons sont de petits insectes mous piriformes de diverses
couleurs, qui vont du vert au rouge en passant par le brun et le noir.
Ils affaiblissent la plante qu'ils infestent en en suçant la
sève, généralement à l'extrémité
des pousses et sur la face inférieure des jeunes branches.
Les feuilles infestées peuvent s'enrouler et se crisper. De
nombreuses espèces sécrètent également
une substance aqueuse appelée miellat, qui rend la plante poisseuse
et permet le développement de la fumagine, dépôt
pulvérulent couleur de suie. La plupart des espèces
de pucerons produisent plusieurs générations par saison
de croissance.
De nombreuses plantes sont susceptibles d'être infestées
par des pucerons, en particulier le bouleau, le chrysanthème,
le cerisier décoratif, le pommetier, le chèvrefeuille,
l'érable de Norvège, le tilleul, le rosier, la spirée,
la viorne obier, le saule et les annuelles à fleurs.
Le puceron du chèvrefeuille mesure 2 mm de long; sa couleur
va du vert pâle au ton crème en raison de la couche de
cire fine et poudreuse qui recouvre son corps. Il s'en prend au chèvrefeuille,
provoquant ainsi l'arrêt de la croissance et le rabougrissement
de la plante, de même que la formation de balais de sorcière
et l'enroulement des feuilles vert pâle. Le puceron du chèvrefeuille
hiverne sur les rameaux à l'état d'oeufs, qui éclosent
au printemps, dès le débourrement. La lutte doit être
faite tôt pour réduire les dégâts au minimum.
Traitement
Lutte culturale : Avant que les bourgeons ne commencent
à éclore au printemps, tailler toutes les branches affectées
bien en dessous du balai de sorcière. On peut aussi choisir
de pulvériser en même temps une huile pour traitement
d'hiver. Dans la mesure du possible, remplacer les variétés
sensibles par des variétés plus résistantes.
Lutte chimique : Pulvériser le produit sur
les plantes annuelles à fleurs et les arbustes ou poudrer ceux-ci
dès les premiers indices d'infestation; répéter
le traitement suivant les indications sur l'étiquette du produit.
Ne traiter les variétés en fleurs qu'en fin de soirée,
moment où les abeilles ne butinent pas. Si la lutte chimique
est jugée nécessaire sur de grands arbres, s'assurer
les services d'une compagnie d'entretien paysager qui dispose du matériel
de pulvérisation requis. Pour les recommandations les plus
récentes sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter
les horticulteurs, les maîtres jardiniers et les centres de
jardinage locaux.
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Scolytes de l'écorce
Les scolytes de l'écorce envahissent le tronc et les branches
des arbres et y déposent leurs oeufs. Une fois écloses,
les larves creusent dans le bois des galeries transversales d'où
partent des galeries perpendiculaires aux premières, ces galeries
finissant par faire le tour du tronc. La pupaison a aussi lieu sous
l'écorce; les nouveaux adultes émergent en perforant
l'écorce et partent ravager d'autres arbres.
Ces insectes jettent surtout leur dévolu sur les arbres vieillissants
ou affaiblis par le choc de transplantation, par des blessures mécaniques
ou par des conditions de sol défavorables. Le pin, l'épinette,
le thuya occidental, le genévrier rouge, le tilleul, l'érable,
l'aubépine, le cerisier ornemental et le sorbier d'Amérique
sont leurs essences de prédilection.
L'éclaircissement du feuillage et le dépérissement
des feuilles ainsi que la présence de sciure sur l'écorce
sont les premiers signes annonciateurs d'un problème. Si l'on
inspecte l'écorce de plus près, on aperçoit de
petits trous circulaires d'environ 2 mm de diamètre sur le
tronc et les branches. En ce qui concerne les scolytes du bois, les
galeries sont également obturées par un amas noir de
mycétophores.
Traitement
Lutte culturale : Les arbres à transplanter
doivent être placés dans un terrain soigneusement préparé
et les arbres enracinés doivent être protégés
contre les maladies abiotiques, en particulier celles qui affectent
l'écorce. Un programme de fertilisation adéquat augmentera
également la vigueur des arbres en réduisant la concurrence
avec le gazon environnant. Arracher et détruire tous les arbres
et arbustes infestés.
Lutte chimique : Aucune connue à ce jour.
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Mineuse du bouleau (petite)
À la mi-mai, puis à nouveau au début de juillet,
de petites tenthrèdes noires émergent du sol et pondent
leurs oeufs sur le feuillage. Dès qu'elles éclosent,
les larves pénètrent dans la feuille, où elles
sont protégées contre les traitements insecticides.
Les ravages se traduisent par de grandes taches brunes sur les feuilles.
Les feuilles gravement minées virent au jaune, puis tombent
au milieu de l'été. La petite mineuse est un parasite
du bouleau très commun et s'en prend particulièrement
au bouleau blanc d'Europe.
Traitement
Lutte culturale : aucune
Lutte chimique : Le traitement peut prendre la forme
d'un traitement de l'écorce, d'un détrempage du sol
ou d'un traitement foliaire. Les pulvérisations foliaires sont
difficilement réalisables sur les grands arbres. Les symptômes
apparaissent sur les arbres au moment où la spirée de
Vanhoutte est en fleurs. Pour les recommandations les plus récentes
sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter les horticulteurs,
les maîtres jardiniers et les centres de jardinage locaux.
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Charançon noir de la vigne, charançon
de l'if et charançon de la racine du fraisier
Le charançon noir de la vigne ou charançon de l'if
est un coléoptère noir mesurant entre 9 et 13 mm de
long, incapable de voler et dont la tête est prolongée
par un rostre. L'adulte du charançon noir de la vigne s'alimente
la nuit, découpant des échancrures dans le bord des
aiguilles ou des feuilles. Le jour, il se cache dans des endroits
sombres, sous des débris végétaux ou des paillis.
Le charançon est un ravageur sournois, parce que les dommages
les plus graves sont commis par les larves et se produisent sous la
surface du sol. L'azalée, le fusain, la pruche, le rhododendron,
l'if et le thuya occidental sont les essences de prédilection
du charançon noir de la vigne.
L'adulte du charançon de la racine du fraisier est un insecte
brun foncé légèrement plus petit (6 mm) que le
charançon noir de la vigne, incapable lui aussi de voler et
qui s'attaque essentiellement aux plantes herbacées d'ornement,
au thuya occidental, à l'épinette et au genévrier.
Il s'alimente la nuit et ronge les feuilles et les aiguilles.
Les larves des charançons mesurent environ 1 cm de long, ont
un corps arqué de couleur blanche, sont dépourvues de
pattes et ont la tête brune. On peut les trouver à une
profondeur de 2 à 25 cm autour des racines. Elles se nourrissent
de racines fibreuses et dépouillent les racines plus épaisses
de leur écorce, entravant ainsi la croissance des plantes,
qui se dessèchent et se décolorent, puis finissent par
mourir.
Traitement
Lutte culturale : Placer une bande de jute sous
les arbustes infestés, ce qui permettra de piéger les
adultes qui s'y dissimuleront durant la journée.
Lutte chimique : Pulvériser sur le tronc,
les branches basses et le sol dès l'apparition des dommages.
Traiter à la fin de juin et ensuite au début de juillet.
Effectuer les pulvérisations en soirée, car les adultes
commencent à s'activer après le coucher du soleil. Pour
les recommandations les plus récentes sur les choix de lutte
antiparasitaire, consulter les horticulteurs, les maîtres jardiniers
et les centres de jardinage locaux.
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Perceurs du bois
Les larves des perceurs du bois creusent des galeries dans le bois.
Au cours des années, elles peuvent affaiblir et finir par tuer
la plante. Les signes d'infestation comprennent des trous dans l'écorce
du cerisier ornemental, du prunier et du pêcher, ces trous s'accompagnant
de la présence de sciure ou d'une substance collante. Les jeunes
arbres, en particulier ceux qui viennent d'être transplantés,
sont très sensibles aux attaques des perceurs du bois. Les
plantes affaiblies ou vieillissantes sont également vulnérables.
Traitement
Lutte culturale : Protéger les jeunes arbres
et les arbres nouvellement transplantés en leur entourant le
tronc, depuis le sol jusqu'à la branche la plus basse, d'un
papier fort ou de jute. Ne pas utiliser de papier goudronné,
car ses émanations peuvent être nocives pour l'arbre.
Continuer d'envelopper l'arbre pendant 2 ans au moins après
la transplantation. Cette méthode ne convient pas aux arbustes,
sur lesquels il vaut mieux enlever les tiges infestées.
Enlever la tourbe autour du tronc, le cas échéant,
à l'aide d'un herbicide ou d'un procédé mécanique,
puis entourer l'arbre d'une couche épaisse de paillis et veiller
à ce qu'il bénéficie d'une fertilisation et d'une
irrigation adéquates afin de favoriser une croissance vigoureuse.
Lorsqu'on plante un bouleau blanc, il convient d'en entourer la base
d'une couche de paillis de 1 mètre de diamètre et d'élargir
cette couche à mesure que l'arbre se développe en vue
de réduire le stress auquel il est soumis.
Les blessures de l'écorce facilitent l'entrée des petites
larves des perceurs du bois. Il faut éviter d'infliger de telles
blessures avec des outils ou des tondeuses à gazon. Nettoyer
les blessures en les grattant. Si les perceurs du bois sont déjà
à l'oeuvre dans l'arbre, tenter de les écraser en introduisant
un fil de fer dans chaque trou; sceller ensuite les trous avec du
mastic à greffer ou un matériau semblable. Prendre cette
mesure au début du printemps et de nouveau à l'automne.
Lutte chimique : Pulvériser à fond
le produit sur l'écorce des branches maîtresses et du
tronc, jusqu'au sol. Il est important d'effectuer la pulvérisation
à l'époque recommandée pour chaque type de plante,
puisqu'on s'attaque à différentes espèces de
perceurs et qu'il faut détruire les larves avant qu'elles ne
pénètrent dans le bois. Au moment de la pulvérisation,
porter une chemise à manches longues et un pantalon long; se
laver le visage et les mains par la suite. Pour les recommandations
les plus récentes sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter
les horticulteurs, les maîtres jardiniers et les centres de
jardinage locaux.
Frêne, lilas, sorbier d'Amérique, troène
: Chacun de ces végétaux est attaqué par une
espèce particulière de perceur. Pulvériser à
la mi-mai, puis à la fin de mai et au début de juin.
Laisser s'écouler 10 jours entre les pulvérisations.
Cerisier décoratif, pêcher et prunier
: Ces végétaux sont attaqués par le perceur du
pêcher. Pulvériser à la fin de juin, puis à
la mi-juillet et au début d'août. Laisser s'écouler
3 semaines entre les pulvérisations.
Robinier faux-acacia : Ce végétal
est attaqué par le cyllène du robinier. Pulvériser
à la mi-août, puis au début et à la fin
de septembre.
Peuplier et saule : Ces végétaux sont
attaqués par le charançon du saule. Pulvériser
à la mi-août, puis au début de septembre.
Azalée, kalmie, rhododendron : Ces végétaux
sont attaqués par le perceur du rhododendron. Pulvériser
vers le 20 mai, puis vers le 15 juin.
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Dépérissement du bouleau (agrile
du bouleau)
Les bouleaux soumis à un stress constituent un milieu propice
aux infestations d'agriles du bouleau, ce qui, en retour, les prédispose
à l'infection par le champignon du dépérissement.
Cela est particulièrement vrai du bouleau blanc d'Europe, qui
vit relativement peu longtemps (de 15 à 30 ans) et a des racines
superficielles. Dans les jardins privés, il croît souvent
dans des conditions de sol et d'humidité inadéquates.
Une fois que l'agrile a pénétré à l'intérieur
de l'arbre, il encercle d'abord les branches les plus hautes et les
plus éloignées du tronc, qui meurent ainsi avant que
le tronc lui-même ne soit atteint. Blanches et allongées,
les larves mettent deux ans à se développer et creusent
juste sous l'écorce de longues galeries sinueuses qui ressemblent
à des bourrelets spiralés et qui finissent par étrangler
les branches et le tronc. Les premiers signes annonciateurs de la
présence de l'agrile sont le jaunissement et l'éclaircissement
du feuillage; l'arbre meurt graduellement, du haut vers le bas.
Au stade adulte, l'agrile du bouleau est un coléoptère
effilé de couleur bronze olive, qui mesure 12 mm de long; il
émerge entre juin et août de trous creusés dans
l'écorce et se nourrit de feuilles.
Traitement
Lutte culturale : Couper et détruire les
branches attaquées avant la fin de mai. Il est possible de
retarder l'oeuvre des agriles en revigorant l'arbre. Les racines du
bouleau concurrencent mal le gazon pour ce qui est de puiser l'humidité
du sol. Arroser la zone d'enracinement à fond plusieurs fois
pendant la saison de croissance. Combattre la petite mineuse
du bouleau, afin de réduire le stress auquel l'arbre est
soumis.
Lutte chimique : Aucune connue à ce jour.
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Famille des chenilles
Le principal dégât causé par les larves appartenant
à la famille des chenilles est la défoliation. Les larves
dévorent le feuillage des arbres et des arbustes, et si l'infestation
est importante et se répète au cours de plusieurs saisons,
la plante finit par mourir.
Dans la plupart des cas, en revanche, les plantes peuvent subir une
défoliation considérable avant qu'elles ne s'en trouvent
gravement affectées. Les effets des défoliateurs qui
s'activent tôt en saison, par exemple les arpenteuses du printemps,
sont souvent compensés par une nouvelle poussée de croissance
en fin de printemps. Les défoliateurs de fin de saison, comme
la chenille à tente estivale, ne font que peu de dommages,
parce que le plus gros de la croissance, de l'emmagasinage de réserves
et de la production de bourgeons s'est déjà produit.
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Arpenteuses
L'arpenteuse d'automne et l'arpenteuse du printemps sont de longues
chenilles minces de couleur verte qui se déplacent en allongeant
le devant du corps pour ensuite tirer la partie arrière en
un mouvement caractéristique de boucle. Ces chenilles manifestent
leur présence surtout au printemps et se nourrissent de jeunes
feuilles. Leurs infestations sont toutefois sporadiques, pouvant être
fortes une année et disparaître plusieurs années
avant de redevenir problématiques. Les femelles sont des papillons
de nuit aptères; elles grimpent aux arbres à l'automne
ou au printemps et pondent des masses d'oeufs sur l'écorce.
Les arpenteuses se nourrissent d'un vaste éventail de plantes,
dont le pommier, le chêne, le tilleul et le hêtre.
Traitement
Lutte culturale : À l'automne et au printemps,
il est possible d'entourer le tronc des arbres isolés de bandes
recouvertes d'une substance collante, par exemple des Tack-Trap ou
des Stick'em, pour attraper les papillons de nuit au moment où
ils grimpent le long de l'arbre.
Lutte chimique : La décision de procéder
à la lutte chimique doit être basée sur deux facteurs
: premièrement, l'importance des dommages qui découleront
à long terme de la défoliation à laquelle se
livrent les chenilles; deuxièmement, le coût du traitement
et le danger que présente la dérive de pulvérisation
pour les autres plantes. Si la lutte chimique s'impose, effectuer
des pulvérisations ou des poudrages dès l'apparition
des chenilles. Procéder au traitement au moment où les
larves apparaissent à la mi-mai, lorsque l'érable de
Norvège et le magnolia de Soulange sont en fleurs. Pour détruire
l'arpenteuse, il faut parfois répéter le traitement.
Pour les recommandations les plus récentes sur les choix de
lutte antiparasitaire, consulter les horticulteurs, les maîtres
jardiniers et les centres de jardinage locaux.
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Livrées, tisseuses, enrouleuses
On arrive rarement à déceler ces chenilles avant que
l'apparition de toiles, de tentes ou de sciure et d'excréments
ne révèle leur présence, les dommages les plus
graves étant toutefois causés par la défoliation.
Bien qu'un grand nombre d'essences puissent être attaquées,
leurs essences de prédilection sont le bouleau, le pommetier,
le cerisier décoratif, l'aubépine, le genévrier,
le troène et le tilleul.
La chenille à houppes blanches est une chenille
à tête rouge garnie d'aigrettes blanches et noires qui
ravage un vaste éventail d'arbres et d'arbustes à feuilles
caduques et persistantes, squelettisant au passage feuilles et aiguilles.
Les larves ont la tête de couleur rougeâtre tirant sur
l'orangé et le corps jaune garni de poils qui forment une crête
caractéristique.
La chenille à tente estivale est une chenille
poilue de teinte jaune pâle qui tisse en août et en septembre
de grandes toiles au sommet des branches du frêne, du bouleau,
de l'érable négondo, du pommetier, du cerisier, du tilleul,
du peuplier, du chêne, du noyer et de bien d'autres arbres.
La chenille épineuse de l'orme a le corps
noir couvert de petites mouchetures blanches et d'épines ainsi
que d'une rangée de gros points rouges sur le dos. La présence
de ces chenilles qui préfèrent l'orme et le saule, mais
qui ravagent aussi le bouleau, l'érable et plusieurs autres
essences feuillues, est évidente du milieu à la fin
du printemps.
La chenille tisseuse du pin est une larve d'un brun
jaunâtre qui porte deux rayures foncées le long de chaque
côté du corps. Au coeur de l'été, des colonies
larvaires se nourrissent des aiguilles emprisonnées dans des
masses de sciure et d'excréments fixées aux rameaux
et aux branches par des fils tissés d'une manière lâche.
L'enrouleuse est une chenille qui roule la feuille
vers l'intérieur de façon typique, puis la dévore
tout en étant protégée par cette chambre cylindrique.
En Ontario, la tordeuse du pommier et la tordeuse à bandes
rouges attaquent de nombreux arbres, arbustes et arbres fruitiers
d'ornement. On n'arrive à les combattre que si les insecticides
sont appliqués au début du printemps, avant que les
chenilles n'aient cherché refuge dans la feuille enroulée.
Au printemps, la livrée d'Amérique se
file une tente soyeuse dans les fourches des branches du pommier,
de l'aubépine, du cerisier décoratif et d'autres arbres
et arbustes feuillus. Cette tente sert d'abri nocturne, d'où
les chenilles repartent le jour pour manger. La livrée d'Amérique
est noire et poilue; elle est ornée de lignes brunes et jaunes
et de points bleus sur les côtés, et porte une rayure
blanche sur le dos.
La livrée des forêts est également
noire et poilue, mais elle porte des rayures bleues, orangées
et jaune pâle sur les côtés et des empreintes de
pied blanches sur le dos. Cette espèce préfère
le frêne, le bouleau, le chêne, le peuplier et l'érable
à sucre, mais ravage aussi un vaste éventail d'autres
arbres et arbustes feuillus. Ses tentes forment un tapis plat sur
l'écorce des arbres touchés plutôt que des toiles
dans les fourches des branches et sont donc moins évidentes
que celles de la livrée d'Amérique.
Le papillon satiné, ainsi nommé en
raison de son lustre qui s'apparente à du satin blanc, apparaît
en juillet et est vraisemblablement en train de se répandre
dans la région du Grand Toronto. Les larves, qui se distinguent
par leurs brillantes mouchetures blanches et orangées, hivernent
dans des abris de soie ressemblant à des cocons et commencent
à s'alimenter lorsque les feuilles se sont développées.
La tisseuse du genévrier est une chenille
brun pâle mesurant environ 12 mm de long qui s'alimente à
la base des aiguilles du genévrier. Les aiguilles attaquées
sont rassemblées par des fils de soie au début de l'automne,
puis à nouveau au printemps suivant.
Traitement
Lutte culturale : L'enlèvement ou la destruction
des tentes exposent les chenilles à la vue de leurs prédateurs
et les mettent à la merci des éléments. Cette
façon de procéder est particulièrement efficace
lorsque les soirées sont froides. Pendant les périodes
de temps doux, il faut élaguer et détruire les rameaux
qui portent des tentes. Ramasser à la main la chenille tisseuse
du pin lorsqu'elle est présente en petit nombre. Les livrées
produisent sur les rameaux des colliers d'oeufs bruns et durs qui
s'apparentent à de la mousse; il faut enlever ou élaguer
ces rameaux avant l'éclosion, en hiver ou au début du
printemps.
Lutte chimique : La décision de procéder
à la lutte chimique doit être basée sur deux facteurs
: premièrement, l'importance des dommages qui découleront
à long terme de la défoliation à laquelle se
livrent les chenilles; deuxièmement, le coût du traitement
et le danger que présente la dérive de pulvérisation
pour les autres plantes. Si la lutte chimique s'impose, effectuer
des pulvérisations ou des poudrages dès l'apparition
des chenilles ou de leurs tentes. Pour détruire la tisseuse
du genévrier, il faut procéder au traitement pendant
que les larves sont actives. Pour les recommandations les plus récentes
sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter les horticulteurs,
les maîtres jardiniers et les centres de jardinage locaux.
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Spongieuse
La spongieuse est un important parasite des arbres et arbustes d'Ontario
à la fin du printemps et au début de l'été.
C'est une chenille sombre et velue qui porte une double rangée
de cinq paires de points bleus et de six paires de points rouges sur
le dos. Les petits sortent d'une masse d'oeufs de couleur chamois
qui a été déposée au cours de l'automne
précédent et se déplacent ou sont transportés
par le vent vers des plantes hôtes propices. Ils dévorent
activement le feuillage de toute plante ligneuse à l'exception
du genévrier, atteignant jusqu'à 7 cm de longueur avant
le stade de chrysalide, en juillet. Incapables de voler, les femelles
des papillons de nuit pondent à peu près n'importe où.
Par conséquent, les véhicules automobiles, les effets
de camping et autres objets du même genre propagent régulièrement
les infestations dans d'autres régions. Les spongieuses se
nourrissent des feuilles de nombreux arbres et arbustes mais préfèrent
le tilleul d'Amérique, le bouleau, l'aubépine, le chêne,
le peuplier et le saule.
Traitement
Lutte culturale : Avant l'éclosion, gratter les masses d'oeufs
des spongieuses et les jeter dans un bocal contenant du savon à
vaisselle, ce qui tuera les oeufs. Après l'éclosion
des petits, les piéger en entourant le tronc des arbres infestés
d'une bande de jute et détruire les chenilles qui s'y réfugieront.
C'est une façon pratique de les supprimer lorsqu'on n'a que
quelques arbres infestés; s'assurer que l'on inspecte cette
bande chaque jour.
Lutte chimique : La décision de procéder à la
lutte chimique doit être basée sur deux facteurs : premièrement,
l'importance des dommages qui découleront à long terme
des ravages auxquels se livrent les chenilles; deuxièmement,
le coût du traitement et le danger que présente la dérive
de pulvérisation pour les autres plantes. Si la lutte chimique
s'impose, effectuer des pulvérisations ou des poudrages dès
l'apparition des chenilles. Pour les recommandations les plus récentes
sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter les horticulteurs,
les maîtres jardiniers et les centres de jardinage locaux.
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Tenthrèdes (mouches à scie) et
leurs larves
Ces insectes avancent en colonies, défoliant une branche après
l'autre. De nombreuses espèces attaquent tant les conifères
que les arbres et arbustes à feuilles caduques.
Les larves des tenthrèdes qui s'en prennent aux conifères
rongent les aiguilles, minent les bourgeons ou perforent la moelle
des jeunes pousses. Le sapin, le mélèze, l'épinette,
le pin et la pruche sont particulièrement sensibles à
leurs attaques. Les larves ressemblent à des chenilles mais
possèdent plus de cinq paires de pattes ventouses et n'ont
pas d'épines crochues sur le dos.
Les tenthrèdes qui attaquent les arbres à larges feuilles
sont en général des défoliatrices, mais elles
peuvent aussi être des tordeuses, des tisseuses, des squeletteuses,
des foreuses de tige ou des espèces gallicoles. Le cornouiller,
le bouleau, le sorbier d'Amérique, le chêne, le robinier,
le troène et le rosier sont parmi les essences attaquées
le plus fréquemment. Le mois de juin constitue une période
critique pour le développement des larves de tenthrèdes,
bien qu'elles apparaissent en général plus tard sur
le troène.
Le diprion de LeConte a la tête rougeâtre
et le corps jaune parsemé de six rangées de taches noires.
Il se nourrit d'anciennes feuilles en juillet et en août. Plusieurs
générations peuvent être présentes en même
temps, ravageant ainsi la totalité du feuillage.
Le diprion du pin sylvestre a la tête noire
et le corps verdâtre marqué de rayures longitudinales
foncées; il se manifeste de la fin de mai jusqu'en juin.
Le pamphile à tête rouge est la tenthrède
tisseuse la plus commune; elle ravage le pin rouge, le pin blanc,
le pin sylvestre et le pin mugo. L'adulte émerge de la mi-avril
à la mi-mai et pond ses oeufs sur des aiguilles âgées
d'un an. Les larves tissent des toiles lâches à la base
des aiguilles, amputant les aiguilles pour se nourrir et filant de
grandes toiles où s'accumulent la sciure et les excréments.
Aux endroits où les larves se sont alimentées, elles
laissent derrière elles de grandes zones dénudées.
La tenthrède du cornouiller émerge
à l'état d'adulte de la fin de mai jusqu'en juillet
pour pondre ses oeufs sur la face inférieure des feuilles du
cornouiller. Les larves se nourrissent en colonies et dévorent
la feuille entière, ne laissant subsister que la nervure principale.
Recouvertes au début d'un enduit blanc d'aspect poudreux, les
larves sont jaunes et leurs segments abdominaux portent de grosses
taches noires formant trois rangées longitudinales.
La tenthrède du sorbier est jaune à
l'état de larve et ses segments abdominaux sont parsemés
de taches noires formant quatre bandes longitudinales. Les larves
se manifestent de juin au début d'août et se nourrissent
en colonies. Une seconde génération peut se manifester
de la fin d'août jusqu'au début de septembre. Une fois
parvenues à maturité, les larves matures se nymphosent
et passent l'hiver dans le sol.
La tenthrède-limace du rosier et la tenthrède
épineuse du rosier s'en prennent aux rosiers. La première
s'apparente à la tenthrède-squeletteuse du cerisier;
il s'agit d'une larve couverte de bave, longue d'environ 1 cm, qui
squelettise les feuilles. La seconde découpe des entailles
dans les jeunes pousses pour y déposer ses oeufs. Les pousses
réagissent à cette agression en se recourbant vers le
côté atteint, qui vire au noir. Les larves qui éclosent
en juin et au début de juillet sont vertes et jaune orangé,
et elles sont parsemées de points noirs. Une fois parvenues
à maturité, les larves se laissent tomber au sol, où
elles s'enfoncent pour passer l'hiver à l'état de prénymphes.
Traitement
Lutte culturale : Dans la mesure du possible, retirer
à la main et détruire les colonies.
Lutte chimique : Faire une pulvérisation
ou un poudrage dirigé sur les colonies au début de juin,
quand les larves sont encore jeunes, et répéter suivant
les indications sur l'étiquette du produit. Pour les recommandations
les plus récentes sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter
les horticulteurs, les maîtres jardiniers et les centres de
jardinage locaux.
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Mineuse du thuya
Les larves ravagent l'intérieur des feuilles du thuya occidental,
ce qui fait brunir l'extrémité du feuillage. Elles passent
également l'hiver à l'intérieur du feuillage.
En juin et juillet, les adultes se présentent comme de minuscules
papillons nocturnes de couleur grise qui s'envolent en nuées
lorsqu'on secoue les thuyas. Les dommages se remarquent souvent au
printemps, mais ils peuvent être attribués à d'autres
causes et pris pour des dommages causés à l'extrémité
du feuillage par l'hiver ou par le sel. Les feuilles sont minées
entre leurs deux épidermes et, si on les observe à la
lumière, on aperçoit les larves dans leurs galeries.
Le thuya peut subir de grands ravages par la mineuse avant d'en souffrir
vraiment.
Traitement
Lutte culturale : Tailler les haies et les petits
arbustes avant juin et détruire les parties enlevées.
Cette méthode permet de réduire les populations de ces
insectes avant la sortie des papillons adultes.
Lutte chimique : Effectuer une pulvérisation
au début de mai, soit avant que les larves ne se nymphosent,
et répéter le traitement à la fin de juin. Si
les dégâts sont importants, effectuer une nouvelle pulvérisation
à la mi-août, quand les jeunes larves commencent à
s'alimenter. Employer un insecticide systémique qui détruira
à la fois les larves et les adultes. Pour les recommandations
les plus récentes sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter
les horticulteurs, les maîtres jardiniers et les centres de
jardinage locaux.
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Chrysomèle des racines du maïs
Bien que le maïs soit l'hôte de prédilection de
ce déprédateur, la chrysomèle des racines du
maïs peut également causer des dégâts considérables
aux fleurs d'ornement. De nombreuses chrysomèles volent de
longues distances à partir des champs de maïs pour aller
ravager les fleurs d'ornement des jardins. Elles peuvent endommager
les pétales et les étamines des chrysanthèmes,
des roses et d'un certain nombre d'autres fleurs.
Les coléoptères émergent au cours de la première
semaine d'août; ils sont vert pâle ou jaunes à
rayures noires et mesurent environ 6 mm de long. Il n'y a qu'une génération
par année.
Traitement
Lutte culturale : Il faut ensacher les fleurs destinées
à des concours horticoles pour en éloigner les chrysomèles
et secouer les fleurs coupées pour en déloger ces coléoptères
avant de les rentrer à l'intérieur.
Lutte chimique : La lutte au moyen d'insecticides
ne constitue pas une solution efficace, parce que les chrysomèles
continuent d'envahir les jardins en provenance des champs de maïs.
Pour les recommandations les plus récentes sur les choix de
lutte antiparasitaire, consulter les horticulteurs, les maîtres
jardiniers et les centres de jardinage locaux.
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Vers-gris
Les vers-gris sont les chenilles de diverses espèces de papillons;
ils présentent un corps mou complètement glabre dont
la teinte va du crème clair au noir en passant par le bronze
et peuvent être tachetés ou rayés. Les adultes
sont des papillons de nuit aux couleurs variées. Ils ravagent
les plantes à tige souple pendant la nuit. Certaines espèces
se nourrissent sous le sol; d'autres s'alimentent au-dessus du sol,
coupant les tiges ou ravageant les feuilles.
Traitement
Lutte culturale : Protéger les plants à
massif en les entourant de cylindres faits de papier goudronné
ou de boîtes de conserve vides qu'on enfonce partiellement dans
le sol.
Lutte chimique : Pour les recommandations les plus
récentes sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter
les horticulteurs, les maîtres jardiniers et les centres de
jardinage locaux.
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Perce-oreilles
Les perce-oreilles sont brun roux, mesurent environ 2 cm de long
et portent deux appendices postérieurs ressemblant à
des forceps. Ils s'activent la nuit et se cachent le jour dans le
sol ou bien sous des pierres ou des débris. Cet insecte ravage
de nombreuses espèces de fleurs.
Traitement
Lutte culturale : Placer sur le sol des bâches
ou des planches humides pour attirer les perce-oreilles. Le matin,
enlever et détruire les perce-oreilles.
Lutte chimique : Lorsque les perce-oreilles sont
en grand nombre, effectuer des poudrages ou des pulvérisations
sur le sol autour des plantes ou répandre des pastilles d'appât,
préférablement en juin ou au début de juillet.
Pour les recommandations les plus récentes sur les choix de
lutte antiparasitaire, consulter les horticulteurs, les maîtres
jardiniers et les centres de jardinage locaux.
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Insectes et acariens gallicoles
Les galles sont des excroissances anormales que le tissu végétal
produit en réaction aux morsures des insectes gallicoles, à
leur salive ou à leur ponte. Elles sont rarement nocives et
doivent être considérées pour ce qu'elles sont,
c'est-à-dire des curiosités biologiques. Parmi les plus
communes, notons les taches rougeâtres feutrées qui font
leur apparition sur les feuilles des érables, les galles en
forme de poche qu'on observe sur le févier épineux ou
les galles qui se forment sur diverses espèces d'épinette.
Les dommages causés peuvent être disgracieux, mais ils
affectent rarement la santé de l'arbre.
Les insectes gallicoles s'en prennent aux chênes peu importe
l'endroit où ils sont plantés, provoquant la formation
de galles dont la forme, les dimensions et la couleur varient sur
les feuilles, les ramilles, les fleurs et les glands. Le phytopte
de l'érable champêtre, qui élit domicile
sur le pétiole des feuilles du chêne rouge, est l'un
des insectes gallicoles les plus communs et sa présence n'endommage
en rien l'arbre. Par contre, elle peut endommager gravement les ramilles.
Le puceron à galle conique de l'épinette
provoque l'apparition de galles en forme d'ananas à la base
des nouvelles pousses de l'épinette de Norvège, de l'épinette
blanche et, à l'occasion, de l'épinette bleue. Les oeufs
sont pondus au début du printemps à la base des bourgeons.
Après éclosion, les nymphes s'en vont ronger les aiguilles
en développement. Leurs morsures continuelles provoquent une
prolifération cellulaire anormale qui crée la série
de loges bulbiformes dont la galle est constituée. Les pousses
atteintes sont atrophiées et la croissance réduite.
D'abord vertes, les galles virent au brun plus tard au cours de la
saison. Des femelles ailées immatures sortent de ces galles
dès qu'elles s'ouvrent vers la fin de juillet. Les femelles
deviennent matures très tôt au printemps suivant et pondent
sur les aiguilles terminales des masses d'oeufs de couleur blanche,
d'aspect cireux et cotonneux, au moment même où les nouveaux
bourgeons cherchent à éclater.
Le puceron de l'épinette de Sitka s'attaque
surtout à l'épinette bleue du Colorado et à l'épinette
d'Engelmann. Il alterne habituellement entre l'épinette et
le Douglas taxifolié mais peut compléter son cycle vital
sur l'un comme sur l'autre. Les femelles immatures passent l'hiver
près des extrémités des ramilles. Elles atteignent
la maturité au début du printemps et déposent
leurs oeufs sous des masses de cire cotonneuse. Les nymphes vont ronger
la base des aiguilles en développement, près de l'extrémité
des nouvelles pousses, provoquant la formation de galles coniques
qui grossissent rapidement et enveloppent les nymphes. Les galles
sont d'une couleur allant du bleu au violacé et deviennent
brunes à maturité, c'est-à-dire au début
de juin.
Le phytopte vésiculaire de l'érable
et le phytopte fusiforme de l'érable causent
de petites enflures sur les feuilles de l'érable qui prennent
respectivement la forme de vésicules et de fuseaux. Un autre
acarien produit sur les feuilles des galles rougeâtres ayant
l'apparence de taches feutrées. Ces acariens hivernent sur
l'écorce et sur les bourgeons des arbres attaqués, en
sortant pour se nourrir au moment du débourrement. Alors que
les déprédateurs se nourrissent des jeunes feuilles,
le végétal réagit en produisant ces excroissances
dans lesquelles les acariens vivent et se multiplient tout au long
de la saison de croissance.
Traitement
Lutte culturale : Dans la plupart des cas, aucune
mesure n'est recommandée, exception faite de l'enlèvement
des galles et de leur destruction.
Lutte chimique : En cas d'infestation importante
ou en présence de jeunes arbres nouvellement installés
dans un endroit peu propice, on peut pulvériser une huile pour
traitement d'hiver au début du printemps. Il ne faut pas appliquer
d'huile pour traitement d'hiver sur l'érable du Japon ou sur
l'érable à sucre. Pour détruire le puceron à
galle conique de l'épinette, on peut appliquer un insecticide
en octobre ou en mai, quand les nymphes migrent vers leurs quartiers
d'hiver ou vers les nouvelles pousses. Pour les recommandations les
plus récentes sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter
les horticulteurs, les maîtres jardiniers et les centres de
jardinage locaux.
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Sauterelles
Lorsqu'un jardin plantureux se trouve à proximité de
champs couverts de mauvaises herbes ou laissés à l'abandon
ou bien de boisés, les sauterelles posent souvent un problème.
Cela est particulièrement vrai en saison sèche, lorsque
les plantes dont s'alimentent ordinairement les sauterelles sont moins
appétissantes, ce qui les incite à migrer dans le jardin.
Traitement
Lutte culturale : Capturer les sauterelles dans
des bocaux partiellement remplis de mélasse.
Lutte chimique : Les jeunes sauterelles sont beaucoup
plus sensibles aux insecticides que les adultes. Pour les recommandations
les plus récentes sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter
les horticulteurs, les maîtres jardiniers et les centres de
jardinage locaux.
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Perceur de l'iris
Les larves de ce perceur ravagent l'intérieur des feuilles
de l'iris, laissant derrière elles des tunnels visibles et
entraînant l'apparition de taches mouillées. Elles creusent
la terre jusqu'aux rhizomes (tiges souterraines) et en détruisent
le tissu interne. L'infestation s'accompagne souvent de la pourriture
molle bactérienne.
Traitement
Lutte culturale : Afin de réduire le nombre
d'insectes hivernants, ramasser et détruire toutes les vieilles
feuilles d'iris à l'automne. Diviser sans tarder les vieilles
plantes à la fin de la floraison; enlever et détruire
toutes les parties des rhizomes qui sont infestées.
Lutte chimique : Pulvériser au printemps,
lorsque les feuilles atteignent environ 12 cm. Pour les recommandations
les plus récentes sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter
les horticulteurs, les maîtres jardiniers et les centres de
jardinage locaux.
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Punaises réticulées
Ces petites punaises ont un corps découpé rappelant
la dentelle. Elles s'en prennent à l'aster, au chrysanthème,
au frêne, au chêne et à d'autres végétaux,
produisant des mouchetures délavées sur les feuilles
attaquées. Un autre indice d'infestation est la présence
sur les feuilles de petits points noirs formés de leurs excréments.
Traitement
Lutte culturale : aucune
Lutte chimique : Effectuer des pulvérisations
dès que les dommages de ces insectes, qui se dissimulent souvent
sous les feuilles, deviennent apparents. Pour les recommandations
les plus récentes sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter
les horticulteurs, les maîtres jardiniers et les centres de
jardinage locaux.
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Leaf Beetles
Galéruque de l'orme et calligraphe
du saule
L'adulte de ces petites chrysomèles brun foncé gruge
des trous dans les feuilles. Les larves noires causent encore plus
de dégâts, car elles squelettisent les feuilles. La galéruque
de l'orme attaque l'orme américain et l'orme chinois, tandis
que la chrysomèle du saule s'en prend au peuplier de Lombardie
et au saule.
Traitement
Lutte culturale : aucune
Lutte chimique : Ne pulvériser qu'en présence
de dommages importants, d'habitude en juin. Pour les recommandations
les plus récentes sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter
les horticulteurs, les maîtres jardiniers et les centres de
jardinage locaux.
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Chrysomèle de la viorne
La chrysomèle de la viorne se trouve communément dans
le sud de l'Ontario, où elle ravage la viorne trilobée,
la viorne dentée, la viorne obier, la viorne à feuilles
d'érable et la viorne flexible. Les larves aussi bien que les
adultes dévorent les feuilles, ne laissant subsister que les
nervures principales. Au coeur de l'été, les femelles
percent des trous dans l'écorce des ramilles et y déposent
leurs oeufs, qu'elles scellent avec des excrétions de couleur
noire. Ces excrétions visent à protéger les oeufs
mais rendent en fait leur présence évidente si l'on
examine de près les branches et les ramilles au printemps,
avant l'éclatement des bourgeons foliaires. L'éclosion
des oeufs a lieu en mai; les larves commencent à se nourrir
en groupes quand les feuilles sont à peu près à
mi-chemin de leur croissance et arrivent à maturité
en 8 ou 10 semaines. Les larves se nymphosent, puis tombent au sol
où elles poursuivent leur métamorphose. Au cours de
la dernière moitié de juillet, elles émergent
du sol à l'état d'adultes.
Traitement
Lutte culturale : À l'automne ou au début
du printemps, élaguer les ramilles sur lesquelles des oeufs
ont été pondus.
Lutte chimique : Faire une pulvérisation
dès que les larves sont détectées, et répéter
suivant les indications sur l'étiquette du produit. Pour les
recommandations les plus récentes sur les choix de lutte antiparasitaire,
consulter les horticulteurs, les maîtres jardiniers et les centres
de jardinage locaux.
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Abeille découpeuse de feuilles
Le travail de l'abeille découpeuse de feuilles est généralement
plus une curiosité qu'une nuisance. La femelle, petite et noire,
perce des trous dans les feuilles du rosier, de l'azalée, du
fusain, du pommetier et d'autres plantes pour garnir ses cellules
à couvain. Cet insecte est solitaire et niche dans des ramilles
creuses.
Traitement
Lutte culturale : aucune
Lutte chimique : aucune connue à ce jour.
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Cicadelles
Ce sont de petits insectes cunéiformes verdâtres qui
bondissent prestement dès qu'on les dérange. Les cicadelles
aspirent la sève sur la face inférieure des feuilles,
qui prennent un aspect roussi ou moucheté. Les adultes et les
nymphes transmettent des viroses aux plantes hôtes par leurs
morsures aux feuilles. De nombreuses espèces annuelles et pluriannuelles
sont attaquées, en particulier le delphinium, la rose trémière,
le févier épineux, le lupin, le tagète, le rosier
et le zinnia.
Traitement
Lutte culturale : aucune
Lutte chimique : Effectuer des pulvérisations
ou des poudrages dès que l'on constate les ravages des cicadelles.
Plusieurs applications peuvent se révéler nécessaires,
répéter suivant les indications sur l'étiquette
du produit. Pour les recommandations les plus récentes sur
les choix de lutte antiparasitaire, consulter les horticulteurs, les
maîtres jardiniers et les centres de jardinage locaux.
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Mineuses de la feuille
Les larves d'un grand nombre de mouches, de coléoptères,
de papillons de nuit et de tenthrèdes se nourrissent en creusant
des tunnels dans le parenchyme des feuilles. Certaines creusent des
galeries en forme de taches ou de serpentins qui peuvent, en cas d'infestation
grave et répétée, réduire la valeur esthétique
et la longévité des arbres, des arbustes et des plantes
herbacées qui sont atteints. Les mineuses attaquent souvent
le bouleau, le tilleul d'Amérique, le thuya occidental, le
pommetier, l'ancolie de Skinner, le lilas, l'orme, le chêne,
le robinier faux-acacia, le seringat, l'épinette et d'autres
essences ornementales.
La densité des populations de mineuses fluctue d'une année
à l'autre; l'usage d'insecticides n'est donc pas toujours nécessaire.
Traitement
Lutte culturale : aucune
Lutte chimique : Combattre les adultes avant ou
pendant la ponte pour empêcher les larves de se réfugier
à l'intérieur de la plante. Pour les recommandations
les plus récentes sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter
les horticulteurs, les maîtres jardiniers et les centres de
jardinage locaux.
Supprimer les jeunes mineuses au moyen d'insecticides systémiques
après qu'elles ont commencé à creuser leurs galeries.
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Millipèdes
Ces déprédateurs ont la forme d'un ver brun foncé
long d'environ 3 cm et possédant au bas mot une centaine de
pattes. On les trouve normalement enroulés sur eux-mêmes,
comme un ressort. Ils se nourrissent de fumier et de matière
organique en décomposition et ne font que rarement du tort
aux plantes; par conséquent, on devrait les laisser en paix.
On confond souvent les millipèdes avec le ver fil-de-fer, qui
présente une forme cylindrique, une couleur rougeâtre
tirant sur l'orangé, six paires de pattes et une peau coriace.
Ces larves causent des ravages sérieux aux racines des plantes.
Traitement
Lutte culturale : aucune
Lutte chimique : aucune
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Acariens
Les acariens font penser à de petites araignées; ils
vivent essentiellement sur la face inférieure des feuilles,
dont ils sucent la sève. Leur présence en grand nombre
confère au feuillage une teinte bronze terni, puis jaunâtre.
Plusieurs espèces différentes d'acariens s'attaquent
aux végétaux d'ornement. Le tétranyque à
deux points et le tétranyque rouge du pommier préfèrent
un climat chaud et sec. Ces acariens ravagent le pommetier, l'asclépiade,
le sorbier d'Amérique, le rosier, la potentille, la viorne,
la spirée, l'épinette, le thuya occidental et bon nombre
de fleurs herbacées. Le tétranyque de l'épinette,
qui s'en prend au genévrier, à l'épinette et
au thuya occidental, préfère un climat frais et est
considéré comme un acarien de fin de saison.
Le phytopte du poirier cause de grands ravages; il est souvent brun
et enroule à peu près toutes les feuilles des arbres
et arbustes infestés, qui comprennent le cotonéaster,
l'amélanchier, l'aubépine, le poirier et le sorbier
d'Amérique. Les phytoptes passent l'hiver sous les écailles
des bourgeons et migrent vers les jeunes feuilles pour s'alimenter
et pondre leurs oeufs. Le grand nombre de morsures se traduit par
la présence de grandes plaques de limbe endommagé qui
se crispent ou se froissent, puis brunissent ou noircissent avant
de se dessécher.
Traitement
Lutte culturale : On peut réduire de façon
notable les populations d'acariens à l'aide d'un tuyau d'arrosage;
il suffit de diriger un jet d'eau puissant vers la partie inférieure
des feuilles. Répéter cette opération de temps
à autre si les acariens sont en grand nombre.
Lutte chimique : Au besoin, procéder à
l'un des traitements suivants :
1. Pulvériser quand les dommages révèlent une
infestation importante. Recommencer au bout de sept jours. Pour les
recommandations les plus récentes sur les choix de lutte antiparasitaire,
consulter les horticulteurs, les maîtres jardiniers et les centres
de jardinage locaux.
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Tenthrède-squeletteuse du cerisier
Bien qu'elle ressemble à une limace, la tenthrède-squeletteuse
du cerisier est bel et bien la larve d'une mouche à scie. Elle
est couverte de bave et longue d'environ 1 cm; d'abord vert foncé,
elle vire par la suite à l'orangé. Cette larve squelettise
les feuilles de l'aubépine et du cotonéaster ainsi que
celles de l'amélanchier, du rosier, du cerisier décoratif
et du prunier.
Traitement
Lutte culturale : On peut saupoudrer les larves
de talc ou de terre sèche très fine, ce qui contribuera
à les dessécher.
Lutte chimique : Effectuer des pulvérisations
ou des poudrages dès qu'on remarque l'apparition des larves.
Pour les recommandations les plus récentes sur les choix de
lutte antiparasitaire, consulter les horticulteurs, les maîtres
jardiniers et les centres de jardinage locaux.
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Perce-pousse européen du pin
Les dommages subis par le pin sont causés par la larve de
ce papillon de nuit, qui passe l'hiver à la base du verticille
terminal des bourgeons, à l'intérieur desquels elle
se nourrit en mai ou au début de juin. Les larves ont la tête
noire et le corps brun. L'adulte est un petit papillon aux ailes supérieures
de couleur rouille ornées de bandes argentées irrégulières.
Il apparaît au début de juin et commence à pondre
ses oeufs près des extrémités des pousses de
l'année. Le pin noir d'Autriche, le pin mugo, le pin rouge
et le pin sylvestre sont vulnérables à ce déprédateur.
On peut deviner la présence des larves à la résine
qui s'écoule des bourgeons. Les jeunes pousses en croissance
à cette époque de l'année prennent un aspect
arqué ou meurent. La mort de ces pousses stimule le développement
des bourgeons latents situés au-dessus de la blessure et produit
un balai de sorcière.
Traitement
Lutte culturale : Chaque fois que cela est possible,
enlever les pousses infestées à la main à la
fin de mai et au début de juin, et les détruire. Les
jeunes arbres de moins de 20 mètres sont les plus vulnérables.
Lutte chimique : La lutte au moyen de pulvérisations
est difficile. S'il y a lieu, pulvériser à fond à
la fin d'avril et répéter le traitement entre le 25
juin et le 7 juillet, suivant les indications sur l'étiquette
du produit. Pour les recommandations les plus récentes sur
les choix de lutte antiparasitaire, consulter les horticulteurs, les
maîtres jardiniers et les centres de jardinage locaux.
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Nodulier du pin
Le nodulier du pin est la larve blanc et rose de plusieurs sésies
au corps jaune et noir. Cette larve a un cycle vital de 2 ou 3 ans
et s'attaque aux pins enracinés. De grandes masses de résines
font leur apparition sur le tronc. Les plantes qui subissent déjà
un stress ou qui portent des blessures sont les plus vulnérables.
Traitement
Lutte culturale : En mai et en juin, les larves
et les pupes se dissimulent sous les masses de résine. Il suffit
alors de les ramasser et de les détruire. Conserver l'arbre
en bonne santé afin de diminuer le risque d'infestation.
Lutte chimique : Aucune connue à ce jour.
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Punaises
Les terrains avoisinants couverts de mauvaises herbes fournissent
nourriture et abri aux punaises qui migrent dans les jardins. Les
punaises provoquent la distorsion des pousses et des fleurs ou la
présence de taches circulaires décolorées sur
les feuilles dont elles aspirent la sève. Elles attaquent une
grande diversité de plantes ornementales et herbacées,
dont le frêne, le chrysanthème, le févier épineux,
le tagète, le zinnia, la marguerite et la menthe.
La punaise terne adulte est brune, alors que la punaise à
quatre raies (PQR) est jaune verdâtre et ornée de quatre
bandes noires. Les deux espèces ont le thorax triangulaire,
mesurent 6 ou 7 mm de long et 3 ou 4 mm de large, sont très
actives et s'envolent dès qu'on s'en approche. La jeune punaise
terne est vert pâle, tandis que la jeune PQR est rouge vif,
et toutes deux portent des marques et des points foncés. Les
punaises ternes peuvent causer des dommages tout au long de la saison,
alors que les PQR accomplissent leurs ravages surtout à la
fin du printemps et en été.
Traitement
Lutte culturale : Nettoyer le jardin à fond
à l'automne, car les punaises passent l'hiver dans les feuilles
mortes ou dans les mauvaises herbes, que ce soit à l'état
de nymphes ou d'adultes.
Lutte chimique : Appliquer l'insecticide dès
que l'on constate l'apparition des jeunes punaises au printemps ou
pendant la migration des adultes. Pour les recommandations les plus
récentes sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter
les horticulteurs, les maîtres jardiniers et les centres de
jardinage locaux.
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Scarabée du rosier et scarabée
japonais
Le scarabée du rosier est un coléoptère allongé
de couleur fauve qui mesure 1,5 cm de long. Le scarabée japonais
est ovale, vert métallique et porte des ailes cuivrées.
Le scarabée du rosier sort du sol en grand nombre à
la fin de mai, alors que le scarabée japonais se manifeste
au début de juillet, et tous deux ravagent les fleurs et les
feuilles des arbres et des plantes florales. Les deux coléoptères
dévorent le limbe tout en respectant les nervures, transformant
ainsi la feuille en dentelle. Quant aux larves, elles causent des
dégâts considérables en s'attaquant aux racines.
Les espèces préférées du scarabée
du rosier sont la rose et la pivoine, mais la rose trémière,
le zinnia et d'autres fleurs sont aussi attaquées. Le scarabée
japonais se nourrit du feuillage de nombreux arbres, arbustes et fleurs
d'ombrage, dont le tilleul, le bouleau, la vigne sauvage, le rosier
et le framboisier, en juillet et en août. Le meilleur moment
pour les apercevoir est à la tombée de la nuit, lorsqu'ils
s'envolent des arbres avoisinants pour venir pondre leurs oeufs sur
le sol.
Pour en savoir plus, voir la rubrique Vers blancs.
Traitement
Lutte culturale : S'il n'est question que de quelques
plantes, les secouer pour faire tomber les ravageurs dans un contenant
ou sur une bâche et les détruire.
Lutte chimique : Effectuer des pulvérisations
ou des poudrages dès que l'on constate l'apparition de ces
coléoptères. Pour les recommandations les plus récentes
sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter les horticulteurs,
les maîtres jardiniers et les centres de jardinage locaux.
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Cochenilles et lécanies
Ces petits insectes passent presque toute leur vie sous une carapace
protectrice, ou bouclier, attaché à l'écorce
des branches et des troncs d'arbre ainsi qu'aux aiguilles du pin et
du genévrier. Ils affaiblissent les plantes en en suçant
la sève. Lorsque l'infestation est importante, l'écorce
se recouvre d'une croûte formée de petits boucliers.
On peut observer une ou deux générations par saison,
selon l'espèce dont il s'agit.
Traitement
Lutte culturale : aucune
Lutte chimique : contre les différentes espèces
de cochenilles pendant la saison de croissance : Il est possible de
tuer les larves nouvellement écloses (nymphes mobiles) des
cochenilles pendant leur brève période d'exposition,
avant qu'elles ne se cachent sous leur bouclier. Il est indispensable
que pour chaque espèce, la pulvérisation soit faite
au bon moment. Les espèces les plus communes sont décrites
ci-dessous, de même que le traitement recommandé pour
chacune d'entre elles. Pour les recommandations les plus récentes
sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter les horticulteurs,
les maîtres jardiniers et les centres de jardinage locaux.
La cochenille des aiguilles du pin forme des points
blancs sur les aiguilles du pin et de l'épinette, et parfois
sur celles de la pruche, du sapin et de l'if.
- Pulvériser à la fin de mai et répéter
suivant les indications sur l'étiquette du produit
La cochenille dorée du chêne a l'apparence
de petits disques dorés qui sont fixés à l'écorce
du chêne - ou légèrement enfoncés dans
celle-ci - en particulier le chêne pyramidal.
- Pulvériser en juillet, et répéter suivant
les indications sur l'étiquette du produit
La cochenille du fusain n'infeste pas seulement
le fusain, mais aussi le Pachysandra et le lierre. La cochenille mâle
est petite et blanche, tandis que la femelle est plus grande et brun
clair. Une deuxième génération de nymphes est
souvent présente à la fin d'août et au début
de septembre, et peut encore être supprimée.
- Pulvériser à la mi-juin lorsque les nymphes émergent,
et répéter suivant les indications sur l'étiquette
du produit..
La cochenille du genévrier forme un point
blanc à centre jaune qui adhère aux ramilles et aux
aiguilles du genévrier.
- Pulvériser à la fin de juin.
La cochenille du magnolia est l'une des plus grandes
cochenilles en Amérique du Nord. Ses hôtes de prédilection
sont les suivants : Magnolia acuminata (arbre aux concombres), Magnolia
x soulangeana (magnolia de Soulange) et Magnolia stellata (magnolia
étoilé). Parvenue à maturité, la femelle
atteint 12,5 mm; elle a le corps ovale et convexe de couleur brun
foncé et elle est recouverte d'une pellicule cireuse. Elle
hiverne à l'état de nymphe sur des pousses âgées
de un ou deux ans, et la nymphe mobile émerge à la fin
d'août ou en septembre. Il n'y a qu'une génération
par année. On peut deviner la présence de la cochenille
du magnolia au miellat et à la fumagine qui adhèrent
aux branches et aux feuilles de l'arbre.
- Pulvériser à la fin d'août et au début
de septembre.
La cochenille floconneuse de l'érable est
d'apparence cotonneuse, semblable à du maïs soufflé,
et elle ravage surtout le févier épineux et l'érable,
mais aussi le frêne, le hêtre et le platane occidental.
- Pulvériser au début de juillet et répéter
suivant les indications sur l'étiquette du produit quand
les larves mobiles se déplacent.
La cochenille-tortue du pin est une cochenille brune
au corps ovale et convexe qui mesure environ 6 mm de long et infeste
plusieurs espèces de pin.
- Pulvériser à la fin juin pour supprimer les nymphes
mobiles
Oystershell scales, which resemble small oyster
shells, infest ash, beech, cotoneaster, dogwood, lilac, linden, maple,
willow and other smooth-barked plants.
- Spray in late May or early June and repeat as indicated on the
product label if necessary.
La cochenille virgule du pommier, qui ressemble
à une petite coquille d'huître, infeste le frêne,
le hêtre, le cotonéaster, le cornouiller, le lilas, le
tilleul, l'érable, le saule et d'autres plantes à l'écorce
lisse.
- Pulvériser à la fin de mai et répéter
suivant les indications sur l'étiquette du produit
La lécanie forme un petit bouton rond de
couleur brune sur le frêne, le thuya, le pommetier, l'orme,
le févier épineux, l'érable et le chêne.
- Pulvériser au début de juillet ou en septembre.
La lécanie de Fletcher, qui ressemble à
un gros bouton brun foncé, se trouve surtout sur l'if, mais
aussi sur le thuya et le genévrier.
- Pulvériser au début de juillet ou en septembre.
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Limaces et escargots
Les limaces et les escargots se cachent le jour dans des endroits
sombres et humides; ils en sortent pour se nourrir la nuit. Leurs
traces de bave luisantes trahissent souvent leur présence.
L'utilisation de paillis empire le problème posé par
les limaces et les escargots.
Traitement
Lutte culturale : Il appert que les perce-oreilles
mettent un frein aux ravages des limaces et des escargots, car ils
mangent les oeufs et les jeunes limaces.
Lutte chimique : Pour les recommandations les plus
récentes sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter
les horticulteurs, les maîtres jardiniers et les centres de
jardinage locaux.
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Cloportes
Ces déprédateurs ont le corps plat, ovale et gris brun;
ils mesurent environ 1 cm de long et sont pourvus de sept paires de
pattes. Ils élisent domicile dans des endroits humides, par
exemple sous des pots de fleurs, des planches, etc., ou dans le fumier
et les feuilles en décomposition. Les cloportes causent rarement
des dommages aux feuilles et fleurs d'ornement, et il sont le plus
souvent de nature bénéfique, puisqu'ils décomposent
la matière organique. Pour cette raison, leur suppression est
rarement recommandée.
Traitement
Lutte culturale : aucune
Lutte chimique : Pour les recommandations les plus
récentes sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter
les horticulteurs, les maîtres jardiniers et les centres de
jardinage locaux.
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Cercopes
Les cercopes sont des insectes suceurs. Au stade immature, ils s'enrobent
d'un amas protecteur mousseux s'apparentant à de la bave. Les
adultes sont bruns et difficiles à percevoir, et ils s'envolent
prestement dès qu'on les dérange. L'atrophie et la déformation
des nouvelles pousses sont les signes les plus communs que les végétaux
ont subi des dégâts. Ils se manifestent en mai et au
début de juin, et on n'observe d'ordinaire qu'une seule génération
par saison.
Traitement
Lutte culturale : On peut retirer les nymphes à
la main de l'amas de bave et les détruire.
Lutte chimique : Pour les recommandations les plus
récentes sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter
les horticulteurs, les maîtres jardiniers et les centres de
jardinage locaux.
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Tordeuse des bourgeons de l'épinette
Les larves de la tordeuse des bourgeons de l'épinette sont
brunes et portent une bande jaunâtre sur les flancs ainsi que
des taches claires sur le dos. Longues de 2,5 cm, ces chenilles tissent
un petit nid soyeux en mai ou au début de juin, pendant qu'elles
dévorent les aiguilles de l'épinette et du sapin. Les
adultes émergent en juillet et au début d'août
à l'état de papillons nocturnes de couleur gris terne;
les femelles pondent leurs oeufs sur les aiguilles, près de
la périphérie du collet ou du bourgeon terminal qui
se trouve sur la cime des arbres et à l'extrémité
des branches. Cet insecte pose rarement un problème dans les
jardins privés.
Traitement
Lutte culturale : aucune
Lutte chimique : Traiter dès que l'on aperçoit
les larves ou leurs ravages. Examiner fréquemment les conifères
en mai et en juin. Pour les recommandations les plus récentes
sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter les horticulteurs,
les maîtres jardiniers et les centres de jardinage locaux.
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Thrips
Les thrips sont des insectes étroits et longs de 3 mm que
l'on aperçoit rarement, parce qu'ils se dissimulent à
l'intérieur de la plante. Ils sucent la sève de la plante,
ce qui cause l'apparition de mouchetures ou de striures argentées
sur les feuilles et les fleurs. Tant les adultes que les larves fuient
à la moindre alerte et se terrent à l'intérieur
des pousses en croissance ou des boutons floraux partiellement ouverts.
La plante qui subit en général de lourds dommages est
le glaïeul, mais l'iris, l'hémérocalle, le dahlia,
le rosier et les plantes annuelles d'ornement peuvent également
s'en ressentir. On rencontre plusieurs espèces de thrips en
Ontario, mais leur aspect et leurs dommages sont semblables.
Traitement
Lutte culturale : Enlever et détruire les
fleurs qui sont infestées.
Lutte chimique : Comme mesure de prévention,
effectuer des pulvérisations ou des poudrages sur les glaïeuls
lorsque les feuilles atteignent 30 cm; traiter les autres plantes
dès que l'on aperçoit les ravages. Répéter
suivant les indications sur l'étiquette du produit. Pour les
recommandations les plus récentes sur les choix de lutte antiparasitaire,
consulter les horticulteurs, les maîtres jardiniers et les centres
de jardinage locaux.
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Aleurode des serres
Ce petit insecte, qu'on appelle communément " mouche
blanche ", suce la sève des feuilles, entraînant
ainsi leur dépérissement. En outre, la production de
miellat par les jeunes nymphes favorise en général le
développement de la fumagine.
Les aleurodes se multiplient rapidement, ce qui rend leur élimination
difficile. Lorsque les plantes sont dérangées, les aleurodes
s'envolent en nuées, et on peut trouver des jeunes nymphes
en grand nombre sur la face inférieure des feuilles. Le coléus,
le fuchsia, l'hibiscus, la rose trémière, l'impatiente,
le cerisier de Jérusalem et le poinsettia sont particulièrement
vulnérables.
Traitement
Lutte culturale : Les aleurodes peuvent poser un
grave problème en ce qui concerne les plantes d'intérieur.
Pour cette raison, on doit faire particulièrement attention
quand on rentre des plantes en pot avant l'hiver. Il faut examiner
chaque plante avec soin, puis la tailler sévèrement
pour enlever les feuilles infestées et la tremper - sauf les
racines et la terre - dans une solution de savon insecticide. Dans
une serre, on peut suspendre des plaquettes collantes jaunes, que
l'on trouvera chez les fournisseurs d'articles de jardinage, pour
attirer et capturer les adultes.
Lutte chimique : Pour combattre les aleurodes à
l'extérieur, effectuer des pulvérisations ou des poudrages
chaque semaine en veillant à bien couvrir la face inférieure
comme la face supérieure des feuilles. Il est à noter
que l'aleurode n'hiverne pas dehors. Pour les recommandations les
plus récentes sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter
les horticulteurs, les maîtres jardiniers et les centres de
jardinage locaux.
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Vers blancs (larves du hanneton et des scarabées)
Il s'agit des larves du hanneton, du scarabée japonais, du
hanneton européen et du scarabée du rosier. Ce sont
de grosses larves blanches à tête brune qu'on trouve
généralement enroulées sur elles-mêmes,
en forme de " C ". Les larves du hanneton européen
et du scarabée du rosier sont plus petites que celle du hanneton.
Elles peuvent poser un problème là où l'on a
créé des massifs floraux sur d'anciennes pelouses. Les
dommages les plus importants causés par les larves sont ceux
qu'elles occasionnent aux racines des jeunes pousses et aux plantules
des lits de semence.
Traitement
Lutte culturale : aucune
Lutte chimique : Traiter le sol autour de ces plantes
et les arroser abondamment. Pour en savoir plus sur les dommages causés
par les insectes adultes, se reporter à la rubrique portant
sur le scarabée du rosier. Pour les recommandations
les plus récentes sur les choix de lutte antiparasitaire, consulter
les horticulteurs, les maîtres jardiniers et les centres de
jardinage locaux.
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Ver fil-de-fer
Il s'agit de la larve du taupin; elle est pourvue d'une dure carapace
orangée, de six pattes et d'un corps cylindrique mesurant environ
2 cm de long. Comme les vers blancs, le ver fil-de-fer se manifeste
souvent dans les nouveaux jardins où l'on a créé
des massifs floraux sur d'anciennes pelouses. Il exerce ses ravages
lorsqu'il dévore les racines des plantes.
Traitement
Lutte culturale : Pour en savoir plus sur les mesures
culturales de lutte contre le
ver fil-de-fer.
Lutte chimique : Aucune connue à ce jour.
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Charançon du pin blanc
Ennemi redoutable du pin blanc, cet insecte s'attaque également
à l'épinette de Norvège, au pin sylvestre et
au pin rouge. Les pins blancs cultivés dans des endroits à
découvert (arbres solitaires) sont particulièrement
vulnérables. L'attaque se manifeste d'abord au printemps par
la résine qui s'écoule de la flèche de l'année
précédente. Pendant l'été, les nouvelles
pousses s'atrophient, puis brunissent et meurent; au moins deux années
de croissance terminale sont ainsi détruites. Les pousses latérales
prennent alors le relais de la flèche détruite et l'arbre
devient fourchu.
L'adulte du charançon passe l'hiver sous la couche de végétaux
morts qui se trouve au pied de l'arbre, d'où il émerge
au début du printemps pour pondre ses oeufs dans la flèche
de la saison précédente. La larve blanche, dépourvue
de pattes, ronge le tour de la base de la nouvelle pousse avant de
se nymphoser et d'émerger à l'état d'adulte,
ce qu'elle fait à la fin de l'été, rongeant alors
les branches, vieilles et jeunes, jusqu'à l'hiver.
Traitement
Lutte culturale : En juin et en juillet, élaguer
et détruire les pousses terminales atteintes dès qu'on
les remarque, de façon à interrompre le cycle vital
de l'insecte.
Lutte chimique : Aucune connue à ce jour.
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Pyrale des pousses du pin
La larve de la pyrale des pousses du pin a la tête noire et
le corps gris vert; elle mesure 15 mm une fois parvenue à maturité.
L'activité des larves se traduit par l'accumulation d'exsudat
de résine mélangé à de la sciure sur les
branches des verticilles qui se rattachent au tronc ou sur les pousses
apicales dans lesquelles elles se sont introduites. Les branches attaquées
finissent par mourir.
Traitement
Lutte culturale : En juin et en juillet, retirer
les larves des masses de résine. Élaguer les pousses
endommagées et abattre les arbres gravement infestés.
Lutte chimique : Aucun moyen de lutte n'est à
la portée du jardinier amateur, mais les arboriculteurs peuvent
traiter les arbres au moment qui convient.
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Leins connexes
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Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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