Sommaire de la saison 2014 pour le canola et les haricots comestibles

Table des matières

  1. Sommaire de la saison pour le canola
  2. Ravageurs et maladies
  3. Gestion en 2015
  4. Sommaire de la saison pour les haricots comestibles
  5. Insectes et maladies
  6. Gestion en 2015

Vous pourrez également trouver des renseignements techniques sur la page Grandes cultures du site Web du MAAARO. Les publications du MAAARO mentionnées sont la publication 811F Guide agronomique des grandes cultures, la publication 812F Guide de protection des grandes cultures, la publication 75F Guide de lutte contre les mauvaises herbes et la publication 505 Ontario Weeds. Ces publications sont disponibles à votre centre de ressources locales du MAAARO, ou par téléphone au 1 888 466 - 2372.

Sommaire de la saison pour le canola

En 2014, la superficie cultivée en canola a diminué de 47 % par rapport à 2013, soit à environ 22 000 acres. C'est dans le nord de l'Ontario que les réductions d'ensemencement ont été les plus importantes, à près de 70 %, soit 5 600 acres. La réduction des superficies cultivées peut être attribuée en large part aux risques posés par la cécidomyie du chou-fleur, malgré que le fléchissement du prix du canola y ait aussi contribué. L'année 2014 a été marquée par des températures plus fraîches et des précipitations de pluie supérieures à la moyenne. Les bonnes journées pour le travail du sol et la récolte se sont souvent faites rares. La saison a débuté dans des conditions fraîches et humides, ce qui a retardé l'ensemencement printanier. Seulement 20 % des superficies prévues étaient ensemencées à la deuxième semaine de mai. Les secteurs au nord ont connu une situation totalement opposée, avec des conditions de sol souvent sèches, qui ont occasionné une levée tardive et inégale. Dans les régions situées au sud, les fortes pluies et le croûtage du sol se sont aussi traduits par des peuplements réduits et une levée inégale. Les conditions fraîches et humides se sont maintenues durant l'été, favorisant la croissance végétative et la ramification secondaire, ce qui a aidé à combler les couverts minces. La floraison a duré longtemps, souvent jusqu'à 3 semaines, condition idéale pour la grenaison et le remplissage. La maturité et la récolte ont été retardées par l'ensemencement printanier tardif, la saison de croissance fraîche, le lent assèchement des cultures et le temps humide en automne. La récolte n'a commencé qu'en septembre et n'a été complètement achevée qu'à la fin d'octobre. Le séchage a été nécessaire en raison de la teneur en eau constamment élevée. Les rendements ont été moyens ou supérieurs aux attentes - entre 1 et 1,5 t/ac -, sauf dans les régions du nord, où les rendements ont été moindres - entre 0,5 et 0,75 t/ac - en raison des dommages importants causés par la cécidomyie du chou-fleur. Le pourcentage de graines vertes a été plus élevé que la normale en raison de la maturité inégale. Au niveau provincial, le rendement moyen déclaré est de 1 t/ac (2 193 lb/ac), 17 % plus élevé que la moyenne à long terme de 0,86 t/ac. Des acres de culture sont demeurées sur place dans le nord de l'Ontario.

Ravageurs et maladies

Les populations d'altises ont été nettement inférieures que par les années passées. La cécidomyie du chou-fleur est apparue à la fin de mai et en juin, plus tard qu'au cours des dernières années. Dans bien des cas, les populations étaient moins nombreuses qu'en 2013, sauf dans le nord de l'Ontario, où les populations étaient très denses. Les dommages causés au canola en début de saison ont été particulièrement problématiques dans les hautes terres de Dundalk et dans le nord de l'Ontario. Les mesures de lutte ont souvent semblé inadéquates et des dommages importants étaient apparents au stade de la rosette. La croissance subséquente et le rétablissement du canola endommagé ont été meilleurs que prévu, en raison des bonnes conditions de croissance et de la croissance compensatrice. Souvent, les plants de canola ont eu une forte ramification pour compenser les dommages et l'arrêt de croissance de la grappe principale. La cécidomyie du chou-fleur a eu une influence importante sur les rendements là où la pression était la plus forte, réduisant le rendement de 20 à 50 %. Les champs atteints ont mûri de façon inégale en raison de la forte ramification secondaire. La pourriture blanche (sclérotinose) a exercé une plus forte influence cette année, avec des réductions de rendement plus prononcées chez le canola semé tardivement.

Gestion en 2015

Semez le canola tôt pour réduire le risque de dommages de la cécidomyie du chou-fleur. L'ensemencement en avril évite au canola des dommages importants, car les plants sont entre la fin de l'étape de la rosette et le stade de la montaison lorsque survient le pic de la première émergence de cécidomyie de la saison précédente. Selon les régions, il peut être préférable de semer le canola en premier. La cécidomyie du chou-fleur peut survivre dans le sol durant au moins deux ans. Les champs infestés peuvent être ensemencés dans une rotation sans canola pour une période de deux à quatre ans. Aussi, le canola ne doit pas être semé près de champs où il a été cultivé lors des années précédentes. Le traitement des semences au nouvel insecticide Lumiderm de Dupont sera utile pour étendre la lutte contre les altises, y compris l'altise des navets. Des comparaisons de bandes d'essai effectuées en 2014 avec ce nouveau traitement des semences n'ont pas démontré d'amélioration dans les peuplements ou les rendements, mais les populations d'altises étaient généralement faibles.

Sommaire de la saison pour les haricots comestibles

Les attentes étaient élevées pour la culture des haricots comestibles. En définitive, les rendements ont été variables : certains ont été exceptionnels, d'autres moyens, alors que d'autres encore ont été très mauvais. Les superficies cultivées ont fortement augmenté en raison des possibilités de marchés intéressants, du bas prix du maïs et des fèves de soya et des plus petites superficies ensemencées en blé d'hiver. Les superficies de haricots blancs étaient supérieures de 52 % par rapport à 2013 et près des niveaux historiques de 65 000 acres. Les superficies en haricots de couleur ont aussi augmenté, mais dans une moindre mesure. Les superficies finales pour toutes les catégories de haricots de couleur ont augmenté de 21 % par rapport à 2013, pour atteindre 52 700 acres. Les plus fortes augmentations dans les superficies cultivées en haricots de couleurs ont été constatées pour le haricot rouge et la catégorie haricots japonais/autres. La majorité des cultures ont été semées en temps voulu et dans de bonnes conditions du sol. La levée a été généralement excellente, sauf là où le sol était très sec. De fortes pluies et des conditions de sol saturé après la levée ont causé un stress aux cultures et la pourriture des racines est devenue un problème courant. Les conditions fraîches en été et une bonne humidité du sol ont favorisé le rétablissement des cultures, produisant un couvert dense et, par la suite, la grenaison et le remplissage. La récolte a débuté de deux à trois semaines plus tard que la normale. Les rendements ont été de moyens à excellents là où la récolte a été effectuée au bon moment. La taille et la qualité des semences ont été plutôt bonnes et se sont assez bien maintenues tout au long de la récolte. L'introduction de l'herbicide Eragon est arrivée à point nommé avec la récolte tardive de cette saison. Les producteurs ont apprécié l'efficacité du produit et la rapidité de la dessiccation, en permettant la récolte entre 7 et 10 jours après l'application.

Insectes et maladies

Peu de problèmes liés aux insectes ont été signalés en 2014. La cicadelle a exercé peu de pression, les dommages signalés concernant plutôt le ver gris occidental du haricot. Les conditions étaient idéales pour la formation de moisissure blanche, et certains champs ont reçu de deux à trois applications de fongicide. Ces mêmes conditions du temps étaient idéales aussi pour l'anthracnose, malgré que la maladie ne se soit pas développée, ce qui témoigne de l'intérêt des semences certifiées comme étant résistantes à la maladie. La brûlure bactérienne était plus prévalente cette saison, bien qu'elle n'ait pas eu d'effet important sur les rendements ou la qualité des semences. Des taches brunes bactériennes sont apparues pour la première fois au début d'août dans bon nombre de champs de haricots adzuki, infectant les feuilles, les tiges et les cosses et causant un dépérissement important de la plante. La pluie, le brouillard et les températures modérées ont constitué des conditions idéales pour la propagation de la maladie dans les champs de haricots adzuki. Des producteurs de haricots adzuki ont tenté de pulvériser un bactéricide (p. ex. hydroxyde de cuivre) pour limiter la propagation, avec des résultats variables. Les conditions chaudes et sèches qui ont suivi ont contribué à freiner la propagation. Le rendement et la qualité ont souffert dons les champs gravement infectés.

Gestion en 2015

Avec les conditions de terrain mouillé de cet automne, il est difficile de trouver des champs qui ne présentent pas de problèmes de compaction et qui conviendront à la culture des haricots comestibles en 2015. Le travail du sol ne suffit pas nécessairement à lui seul à régler le problème d'une compaction en profondeur, dont les effets peuvent se faire sentir durant plus d'une saison. La pourriture des racines est la principale maladie qui réduit le rendement des cultures de haricots comestibles dans les sols compactés. Il n'y a guère d'options de gestion autres que la rotation des cultures, l'amélioration de l'état physique du sol (qualité), le contrôle des niveaux de matière organique et les mesures pour corriger la compaction. Les haricots comestibles sont très sensibles aux effets du travail du sol, de la compaction et d'une mauvaise structure du sol. Les mesures de gestion qui améliorent la structure du sol et réduisent les stress culturaux par des cultures de couverture, un cycle de rotation de trois ou quatre ans (toutes les cultures), la gestion des résidus et l'apport en amendement organique, comme le fumier, réduisent les risques de production et augmentent les rendements des cultures de haricots. La culture en battage direct de types de haricots colorés à gros grain demeure intéressante. Cette méthode donne les meilleurs résultats avec des plants dressés, avec une bonne hauteur des gousses, dans des champs uniformes et plats, et avec un taux d'humidité adéquat au moment de la récolte. Il faudra encore explorer les modifications possibles au matériel et aux pratiques de récolte (p. ex. souleveuses). Les haricots comestibles ne couvrent le sol que durant trois mois dans l'année, ce qui expose la culture et le sol à des problèmes de dégradation et à une érosion importante. Des agriculteurs ont obtenu de bons résultats avec les haricots comestibles en adoptant des systèmes de labour en bandes et de réduction du travail du sol. Ces systèmes vont nécessiter de nouvelles études et leur adoption devra être encouragée.


Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 07 janvier 2015
Dernière révision : 07 juillet 2017

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