Sommaire de la saison 2013 pour les cultures de fourrage

Table des matières

  1. Destruction par l'hiver de la luzerne et vigueur des peuplements
  2. Fertilité
  3. Nouveaux ensemencements
  4. Pourriture brune de la racine, pourridié des racines (Aphanomyces) et autres maladies
  5. Insectes
  6. Rendements et qualité de la premières coupes
  7. Deuxième, troisième et quatrième coupes
  8. Récoltes successives de cultures fourragères

Vous pourrez également trouver des renseignements techniques sur la page Grandes cultures du site Web du MAAARO. Les publications du MAAARO mentionnées sont la publication 811F Guide agronomique des grandes cultures, la publication 812F Guide de protection des grandes cultures, la publication 75F Guide de lutte contre les mauvaises herbes et la publication 505 Ontario Weeds. Ces publications sont disponibles à votre centre de ressources locales du MAAARO, ou par téléphone au 1 888 466 - 2372.

Avec une amélioration des rendements, les stocks de fourrage ont augmenté pour atteindre des niveaux plus près de la normale. Les stocks de foin reportés au printemps étaient très bas, le prix du foin atteignant des sommets historiques, avant de fléchir après la première et la deuxième coupes. Les stocks et la qualité du fourrage d'ensilage préfané ou d'ensilage en balles sont très bons. Les stocks de foin vert de première coupe sont bas et se vendent à prix fort. Le foin vert de première coupe récolté en juillet, plus facilement disponible, contribuera à combler le marché du foin destiné aux chevaux avec des prix un peu moins élevés. De grandes quantités de foin de première coupe de mauvaise qualité, poussiéreux et délavé par la pluie, sont offertes à prix nettement moindres. La demande de foin de qualité pour l'exportation vers les États-Unis demeure forte.

Destruction par l'hiver de la luzerne et vigueur des peuplements

Des cultures de luzerne ont été détruites par l'hiver à différents endroits en Ontario, dans certains sols lourds et mal drainés, à risque élevé, ainsi que dans des peuplements anciens ou récoltés à l'automne. La destruction hivernale de luzerne a été importante à New Liskeard et dans l'Est de l'Ontario, de la partie sud d'Arnprior vers l'est, au Québec, et vers l'ouest, jusque dans la région de Brockville. Une destruction de 75 % des peuplements a été observée dans certaines de ces régions, notamment dans les sols argileux lourds et plats de la vallée de l'Outaouais. La destruction hivernale a touché de nouveaux semis de luzerne ainsi que le dactyle pelotonné.

Les rendements sont nettement moins bons dans les peuplements plus anciens. Le pissenlit était assez présent dans les peuplements plus faibles et à moindre rendement. Bon nombre de peuplements sont simplement trop vieux et doivent faire l'objet d'une rotation, alors que d'autres montrent des signes d'une faible fertilité, d'un mauvais drainage et de maladies. Les champs récoltés selon un calendrier de coupe intense comprenant une coupe d'automne semblent souvent plus exposés à la destruction hivernale et à une diminution de la vigueur et du rendement des peuplements l'année suivante. Raccourcir le calendrier de rotation pour compenser la durée de vie réduite des peuplements est une bonne stratégie. Une hausse de 10 à 15 % du rendement pour la prochaine culture de maïs, en plus du crédit d'azote, contribue grandement à couvrir les coûts de l'établissement des fourrages.

Fertilité

Dans bien des champs, un faible taux de phosphore (P à moins de 12 ppm) et de potassium (K à moins de 120 ppm) dans le sol limite considérablement les rendements des cultures fourragères. L'application de soufre (S) aux cultures de luzerne en Ontario améliore le rendement. L'échantillonnage des tissus est la meilleure option pour prédire une réponse économique de la teneur en S (< 0,25 %). Environ 21 % des champs observés présentaient une teneur en S de < 0,25 %, ce qui se produit habituellement pour les sols à faible teneur en matières organiques qui n'ont pas reçu de fumier au cours des deux dernières années.

Nouveaux ensemencements

La superficie en fourrage s'est maintenue, après des réductions importantes de 2006 à 2011. Les ventes de semences fourragères sont demeurées stables, les agriculteurs établissant de nouveaux peuplements pour remplacer les peuplements plus anciens, moins productifs, et les peuplements victimes de l'hiver. Un printemps frais et humide offrant des conditions de sol non idéales a retardé les nouveaux ensemencements. Des céréales et des mélanges céréales-pois ont été largement utilisés comme cultures-abris. Cette année, les semis d'été effectués durant les journées idéales d'août semblent avoir donné de bons résultats.

Pourriture brune de la racine, pourridié des racines (Aphanomyces) et autres maladies

La pourriture brune de la racine, maladie fongique de la luzerne largement répandue en Ontario, cause la destruction hivernale, un déclin des peuplements et des pertes de rendement. Le pourridié des racines dû à Aphanomyces est une maladie affectant les jeunes plants de luzerne, mais qui réduit aussi considérablement les rendements et la vigueur de peuplements établis. La présence du pourridié des racines (Aphanomyces), race 2, est confirmée en Ontario; des variétés résistantes sont offertes sur le marché. Une enquête sur les maladies de la luzerne indique que les maladies fongiques traditionnelles comme la pourriture brune (phytophthora), le pourridié pythien, le rhizoctone et diverses espèces de Fusarium, sont aussi très communes. Des maladies fongiques ont aussi été observées sur le dactyle pelotonné.

Insectes

Les vers blancs, notamment le hanneton commun et le hanneton européen, causent de dégâts importants dans les champs de graminées des secteurs à sol léger, principalement dans le centre de l'Ontario. Le charançon de la luzerne est encore observé dans des secteurs restreints de l'Est de la province. Il est heureux que sa présence soit actuellement limitée, car cette espèce est très dommageable et difficile à contrôler. Des dommages causés par le charançon postiche de la luzerne ont été observés dans certains secteurs, surtout dans le Sud-Ouest de l'Ontario, mais une pulvérisation n'a été effectuée que sur quelques acres. Des larves se nourrissant ont été signalées sur une période exceptionnellement longue, jusqu'à la fin de juin. La cicadelle de la pomme de terre n'a pas posé de problèmes importants pour la plupart des années. Les secteurs exposés à l'espèce sont généralement les comtés qui bordent le lac Érié et la Niagara. Sans traitement, la cicadelle de la pomme de terre se nourrissant de luzerne peut occasionner des pertes de rendement importantes, reportées sur les années suivantes.

Rendements et qualité de la premières coupes

Dans bien des cas, les rendements de première coupe déclarés étaient dans la moyenne ou au-dessus. Avec un temps plus frais que la normale, la proportion d'herbe dans les peuplements mixtes était plus élevée et l'herbe était plus avancée en maturité que la luzerne. La récolte de première coupe d'ensilage préfané de luzerne de « qualité laitière » battait son plein à la semaine du 27 mai dans une grande partie du Sud de l'Ontario.

Le temps a permis que la première coupe d'ensilage préfané se fasse au bon moment, pour une qualité de cultures fourragères généralement proche de la normale (protéines brutes, fibres et digestibilité des fibres). Les conditions météorologiques offraient peu de possibilités de produire du foin de premier coupe de qualité sans dommages causés par la pluie durant la plus grande partie de juin, de sorte que les agriculteurs ont largement recouru à l'ensilage en balles. D'autres ont eu recours à l'acide propionique pour produire du foin sec. Des grandes quantités de foin de première coupe étaient soit endommagées par la pluie ou ont moisi après avoir été ensilées en balles à des taux d'humidité trop élevés. Bon nombre d'agriculteurs voulant produire du foin vert sans poussière pour le marché des chevaux ont dû retarder la première coupe jusqu'aux environs du 11 juillet. Malgré la coupe tardive, la qualité nutritionnelle de ce foin sera adéquate pour bien des chevaux.

Deuxième, troisième et quatrième coupes

Les rendements des deuxième et troisième coupes ont varié en fonction des précipitations reçues dans les régions, mais ont été généralement dans la moyenne ou au-dessus. Là où une quatrième coupe a été effectuée, les rendements et la qualité ont été très bons. La récolte a été considérable en septembre. Selon l'âge du peuplement, la fertilité, le pH, le drainage ainsi que les conditions météorologiques en automne et en hiver, le risque de destruction hivernale de la luzerne pourrait être accru. Ces champs devront être surveillés de près au printemps.

Récoltes successives de cultures fourragères

Afin de pouvoir effectuer une double récolte à peu de frais, bon nombre d'agriculteurs ont semé en été des plantes fourragères annuelles. Les superficies ainsi exploitées ont diminué par rapport à l'année 2012, au cours de laquelle quelque 300 000 acres ont été ensemencés. Les cultures fourragères annuelles comprennent des céréales (surtout de l'avoine, mais aussi de l'orge et du triticale) ainsi que des mélanges céréales-pois et des plantes annuelles de saison chaude, comme les sorghos, les hybrides sorgho-soudan et les millets. Ces cultures ont été en grande partie ensemencées en août, après le blé d'hiver et les céréales de printemps, et récoltées pour ensilage préfané ou ensilage en balles. D'importantes quantités de fourrage de qualité ont été produites. Du seigle d'automne a aussi été semé en septembre et au début d'octobre, pour être récolté en ensilage préfané en mai.

Pour obtenir un complément d'information, voir fieldcropnews.com.


Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 28 novembre 2013
Dernière révision : 07 juillet 2017

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