Sommaire de la saison 2012 pour les cultures céréalières

Table des matières

  1. Sommaire
  2. Gestion

Vous pourrez également trouver des renseignements techniques sur la page Grandes cultures du site Web du MAAARO. Les publications du MAAARO mentionnées sont la publication 811F Guide agronomique des grandes cultures, la publication 812F Guide de protection des grandes cultures, la publication 75F Guide de lutte contre les mauvaises herbes et la publication 505 Ontario Weeds. Ces publications sont disponibles à votre centre de ressources locales du MAAARO, ou par téléphone au 1 888 466 - 2372.

Sommaire

En 2010, la superficie des semis d'automne s'élevait à un million d'acres de blé d'hiver, qui a passé l'hiver en excellente condition. Cependant, des conditions pluvieuses prolongées au long des mois d'avril et de mai ont grandement nui aux céréales d'hiver et de printemps, ont réduit les superficies et retardé les semis des céréales de printemps, causant également la destruction par le printemps de céréales d'hiver. Au final les rendements variaient largement, certains producteurs ayant les meilleures récoltes à vie et d'autres les pires récoltes depuis 50 ans. Règle générale, les rendements ont été décevants et inférieurs aux lignes de tendance : blé d'hiver 5,1 t/ha (75,6 boisseaux/acre), blé de printemps 3,3 t/ha (49,3 boisseaux/acre), et céréales de printemps (orge, avoine, céréales mélangées) s'élevant en moyenne à environ 2,8 t/ha (60 boisseaux/acre). La qualité était excellente pour la plus grande partie de la récolte de blé, avec aucune présence de fusarium rapporté dans le blé d'hiver et seulement quelques points chauds isolés dans le blé de printemps. Les catégories de poids étaient difficiles à atteindre pour les grains de printemps, étant donné les semis retardés et les maladies foliaires qui ont causé cette réduction du poids du grain dans de nombreux cas.

Les conditions climatiques à l'automne 2011 ont compliqué l'ensemencement des céréales d'hiver, avec seulement 575 000 acres de blé semé au 31 octobre, et la portion de la superficie qui était du blé n'a survécu que le long des drains. Les producteurs ont continué d'ensemencer des superficies importantes les deux premières semaines de novembre, même si la date limite pour Agricorp était dépassée. Ces semis se sont établis dans des sols de meilleures conditions et par un temps excellent durant la première moitié de novembre. La superficie de blé d'hiver était finalement d'environ 650-675 000 acres.

La superficie consacrée aux céréales de printemps continue d'être à la baisse en 2011 : blé de printemps 80 000 acres (-29 %), avoine 55 000 acres (-21 %), orge 110 000 acres (-39 %) et céréales mélangées 90 000 acres (-14 %). Le besoin de paille reste une motivation puissante à conserver les céréales dans la rotation.

Gestion

le temps sec de 2012 a incité les producteurs à des interventions assez différentes avec les intrants en comparaison de l'année 2011. L'effet du soufre a été plus faible et moins uniforme. La recherche d'un outil pour déterminer les besoins en soufre s'est révélée beaucoup plus problématique que l'on n'aurait espéré au début, et il faudra y consacrer plus de travail et de recherches. Les traitements fongicides ont été beaucoup plus faibles dans la plupart des secteurs en 2012 : le temps sec a permis d'éviter que des maladies ne réduisent les rendements. Comme toujours, le défi avec les applications de fongicides, c'est que leur valeur ne sera déterminée que plus tard par les conditions climatiques qui prévaudront après le traitement, ce qui est impossible à prédire. Certains exploitants ont recours à trois traitements fongicides, mais il semble que deux applications effectuées au bon moment soient suffisantes dans la production céréalière en Ontario.

Les traitements azotés se sont poursuivis, à une dose optimale de 120 lb/acre (134 kg/ha) dans la plupart des zones en 2012, à la baisse par rapport à 150 lb/acre (167 kg/ha) en 2011. Le bon moment pour le traitement azoté n'a eu que peu d'incidence, contrairement à l'année 2011 alors que des applications tardives s'étaient avérées très avantageuses. Le temps sec au printemps a causé peu de pertes d'azote, ce qui a permis des applications bénéfiques très hâtives d'azote. Cette stratégie est plus risquée et elle n'est pas recommandée comme pratique générale. Des parcelles de recherche ont montré de meilleurs résultats que prévus après des traitements fractionnés : à mesure que l'intensité de la gestion augmente, les avantages des traitements fractionnés pourraient devenir encore plus viables. Les traitements azotés en automne continuent, toutefois, de ne pas être efficaces, gaspillant la moitié de l'argent dépensé en automne, malgré les conditions de croissance différentes entre ces deux dernières années.

Il est possible de remédier aux faibles teneurs en protéines à la fois dans le blé roux vitreux d'hiver et dans le blé roux vitreux de printemps par des applications d'azote en plus grandes quantités. Alors que le moment choisi pour le traitement et la source d'azote sont deux moyens d'améliorer quelque peu les teneurs en protéines (~0,75 %), le fil conducteur reste le total d'azote épandu. Dans des parcelles de recherche de blé roux vitreux d'hiver, des applications d'azote à 180 lb/acre (200 kg/ha) ont très grandement augmenté les teneurs en protéines quand les doses d'azote sont supérieures à 120 lb acre (134 kg/ha).

Des problèmes de résidus derrière la moissonneuse batteuse continuent de nuire à la production céréalière. Dans les zones avec beaucoup de résidus, le blé semé tôt a commencé à montrer une couleur atypique dès le 10 novembre. La levée était plus lente et la croissance des racines très réduite. C'était surtout visible dans les champs où l'on a mis en balles de la paille de fèves : la croissance est impressionnante là où il n'y a pas de résidus, alors que les andains parsemés de gousses empêchent les semences d'aller à la bonne profondeur, gardent les sols humides et frais et réduisent considérablement la levée et la croissance. Cet exemple est extrême, la majorité des champs de blé ne souffrent pas de ce problème. Dans ce cas le travail du sol n'est pas de mise : de magnifiques cultures de blé commencent avec des résidus parfaitement épandus derrière la moissonneuse. Dans certains cas des hachoirs disponibles sur le marché permettraient de remédier au problème.

Les recherches se poursuivent pour améliorer les techniques de gestion dans les cultures céréalières, et en faire des cultures plus concurrentielles en Ontario.


Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 06 decembre 2012
Dernière révision : 07 juillet 2017

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