Sommaire de la saison 2011 pour le soya

Table des matières

  1. Résumé
  2. Semis
  3. Saison de croissance
  4. Ravageurs et maladies du soya
  5. Récolte
  6. Défis et possibilités de 2012

Vous pourrez également trouver des renseignements techniques sur la page Grandes cultures du site Web du MAAARO. Les publications du MAAARO mentionnées sont la publication 811F Guide agronomique des grandes cultures, la publication 812F Guide de protection des grandes cultures, la publication 75F Guide de lutte contre les mauvaises herbes et la publication 505 Ontario Weeds. Ces publications sont disponibles à votre centre de ressources locales du MAAARO, ou par téléphone au 1 888 466 - 2372.

Résumé

Au printemps, les semis ont été sporadiques et effectués plus tard que la normale dans la plupart des régions de la province, en raison des mauvaises conditions climatiques. Les semis tardifs et le mois de juillet sec et très chaud ont nui à la croissance végétative et les champs n'avaient donc pas très bonne mine à la mi-été. Dans la majorité des régions de la province, la croissance en août et septembre a été très bonne, la chaleur et l'humidité étant adéquates pour le soya. Cela a permis une incroyable reprise des cultures qui avaient connu un début de saison très lent. Les conditions favorables durant le stade de reproduction ont permis d'obtenir des rendements plus élevés que prévu. La récolte de soya a démarré un peu plus tard que la normale en raison des semis tardifs et des précipitations. La récolte a par ailleurs été interrompue par quelques épisodes de temps humide, mais elle s'est terminée à la mi-novembre. Les rendements ont été beaucoup plus élevés que prévu dans la majorité des régions de la province avec un remarquable rendement moyen provincial d'environ 45 boisseaux/acre, ce qui constitue le deuxième rendement le plus élevé jamais enregistré dans la province.

Semis

Le printemps 2011 a été frais et humide, ce qui a retardé les travaux dans les champs jusqu'en juin même, dans certains cas. Les semis de maïs ont été retardés en raison de l'humidité et du froid prolongés au début du printemps, ce qui a reporté aussi les semis de soya. Le temps frais et humide s'est poursuivi durant le mois de mai. Les semis n'ont pas totalement démarré avant la dernière semaine de mai et ils se sont poursuivis assez loin en juin. Les conditions du terrain étaient difficiles et dans de nombreux cas, le sol était trop humide au moment des semis. La levée a été problématique dans les sols lourds.

Saison de croissance

La levée du soya a été affectée dans certaines régions où les semis étaient trop profonds ou lorsque des pluies abondantes survenaient peu après les semis. Après ce printemps anormalement humide, les conditions du début de l'été ont été tout à fait le contraire. Au cours des trois premières semaines de juillet, les températures ont été élevées dans la plupart des régions de la province et les précipitations ont été très faibles, atteignant presque un niveau record. Comme ce manque d'humidité et ces températures élevées ont coïncidé avec la période de croissance végétative des plants et le début de la période de reproduction, les plants ont été plus courts que la normale. Le manque d'humidité à ce stade de développement a entraîné une croissance lente et ardue. À la fin de juillet, un grand nombre de champs étaient en mauvaise condition. Heureusement, la pluie est arrivée à temps pour permettre une reprise totale des plants. En août et septembre, les conditions météorologiques ont été à peu près idéales; comme cette période de l'année a coïncidé avec le stade reproductif des plants, la culture de soya a été mesure de se remettre remarquablement. La saison 2011 illustre comment le mode de croissance indéterminée du soya permet à la culture de profiter des conditions favorables en fin de saison. La récolte 2011 est arrivée à maturité environ une semaine seulement plus tard que la normale.

Ravageurs et maladies du soya

L'incidence des ravageurs et des maladies du soya a été inférieure à la normale dans la plupart des régions de la province. On a signalé la présence de pucerons dans quelques comtés qui ont donné lieu à des traitements à certains endroits. Dans la majorité des régions cette année, on n'a pas signalé d'importantes populations de pucerons. La chrysomèle du haricot et le scarabée japonais ont causé certains problèmes de défoliation pour lesquels il a fallu intervenir dans quelques champs, mais cela s'est produit plutôt rarement.

La moisissure blanche n'a pas été un gros problème cet été. Les plants de soya étaient luxuriants en fin de saison, mais leur croissance s'est terminée quelques semaines plus tard que la normale et les plants étaient physiquement plus courts, la circulation de l'air était donc meilleure à travers le couvert végétal, ce qui a réduit la présence de la maladie. Le manque d'humidité en début de floraison a également contribué à réduire la présence de moisissure blanche.

La tache septorienne était encore répandue cette année, mais il ne s'agit pas d'une maladie qui cause de lourdes pertes de rendement. On a signalé des cas de syndrome de mort subite dans certaines régions du sud de la province, ainsi que dans les sols plus sableux, en raison des conditions sèches, et des concentrations plus élevées que la normale du nématode à kyste du soya (NKS).

Les mauvaises herbes ont été plus problématiques qu'à l'habitude pour certains producteurs. Les semis directs effectués tardivement ont facilité l'établissement des mauvaises herbes qui n'avaient pas de compétition. Cette situation est attribuable aux conditions humides en début de saison, lesquelles ont souvent empêché les traitements antiparasitaires pendant le stade de développement optimal ou carrément éliminé la possibilité d'effectuer des pulvérisations, en raison du peu de jours au printemps où il aurait été possible de les faire. Le couvert végétal a également mis du temps à se refermer.

Récolte

La récolte s'est assez bien déroulée et a commencé au début d'octobre pour se prolonger jusqu'à la mi-novembre. Quelques semaines de temps humide à la mi-octobre ont retardé la fin de la récolte jusqu'en novembre. On a signalé des rendements aussi bas que 25 boisseaux dans les zones sèches qui avaient souffert de la présence du NKS et aussi élevés que 75 boisseaux dans les régions où l'humidité et les conditions de croissance ont été favorables. La qualité des semences a été élevée. Dans l'ensemble, les rendements ont été plus élevés que prévu dans la plupart des régions, et la moyenne provinciale a été d'environ 45 boisseaux à l'acre.

Défis et possibilités de 2012

Les superficies en soya continuent d'augmenter. Des rotations culturales plus courtes signifient que les producteurs de soya devront se montrer vigilants dans leur choix de variétés résistantes aux maladies, dans le dépistage et en ce qui a trait aux traitements requis pour prévenir les pertes associées aux rotations courtes. Le NKS peut également devenir problématique avec les rotations courtes; les sols sableux sont habituellement plus propices aux infestations et les analyses de sol peuvent confirmer la présence de ces nématodes. Des stratégies de lutte peuvent alors être mises en place lorsqu'on a détecté le problème. Par ailleurs, de faibles teneurs en potasse dans le sol réduisent les possibilités de rendement sur des centaines ou milliers d'acres chaque année.


Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 04 janvier 2012
Dernière révision : 07 juillet 2017

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