Sommaire de la saison 2011 pour les fourrages

Table des matières

  1. Superficie de fourrages
  2. Destruction par l'hiver de la luzerne et vigueur des peuplements
  3. Nouveaux semis
  4. Pourriture brune de la racine et pourridié des racines dû à Aphanomyces
  5. Insectes
  6. Rendements et qualité de la première coupe
  7. Deuxième, troisième et quatrième coupes
  8. Stocks de foin
  9. Assurance récolte pour les fourrages

Vous pourrez également trouver des renseignements techniques sur la page Grandes cultures du site Web du MAAARO. Les publications du MAAARO mentionnées sont la publication 811F Guide agronomique des grandes cultures, la publication 812F Guide de protection des grandes cultures, la publication 75F Guide de lutte contre les mauvaises herbes et la publication 505 Ontario Weeds. Ces publications sont disponibles à votre centre de ressources locales du MAAARO, ou par téléphone au 1 888 466 - 2372.

Superficie de fourrages

La superficie consacrée aux fourrages était un peu moindre en 2011, certains champs ayant été convertis à la culture en rangs pour tirer avantage des prix plus élevés des denrées. La plupart des champs de fourrages convertis étaient plutôt des peuplements plus vieux, moins productifs. Les besoins du bétail continuent d'être grands, la demande pour des fourrages se maintient. Les coûts des terres et les taux de location en hausse ont pour effet d'exiger des producteurs une meilleure gestion des fourrages pour optimiser les rendements et la qualité et s'assurer de la rentabilité de chaque acre de terrain.

Destruction par l'hiver de la luzerne et vigueur des peuplements

On a constaté peu de destruction par l'hiver de la luzerne cette année. Dans l'est de l'Ontario, où la destruction par l'hiver de la luzerne est chose répandue, les producteurs ont su adapter leur rotation, le choix des cultivars et bien gérer la récolte d'automne. De plus, ils ont adopté des plans avec des plantes fourragères annuelles d'urgence, ils ont inclus plus d'ensilage de maïs dans les rations, et la culture de mélanges fourragers qui comprennent un pourcentage plus élevé de graminées. C'est dans les champs où le drainage posait problème que l'on a constaté la destruction par l'hiver de la luzerne et du déchaussage par le gel. Certaines récoltes de luzerne ont eu lieu à l'automne en 2010, avec une approche plus prudente et plus stratégique que celle observée en 2009, les conditions de résistance à l'hiver étant bonnes (frais et sec) durant l'automne 2010.

Les peuplements de fourrages étaient excellents dans la plupart des régions. Quand les peuplements étaient moins bons, soit qu'ils semblaient trop vieux et devaient faire l'objet d'une rotation, ou que la fertilité du sol ou le drainage était en cause, et qu'il y avait des problèmes de maladies. De nombreux producteurs laitiers qui ont adopté un calendrier de récolte assez strict pour améliorer la qualité des éléments nutritifs ont raccourci leurs horaires de rotation afin de compenser pour la durée de vie réduite des peuplements. Une hausse de 10 - 15 % du rendement et l'azote disponible pour la culture de maïs qui suivra rendent cette stratégie économiquement attrayante.

Nouveaux semis

Le temps pluvieux d'avril et du début mai a retardé les semis plus que la normale. Certains nouveaux semis ont été réensemencés à la suite de dommages étendus par les inondations. Les semis tardifs ont coïncidé avec du temps plus sec, procurant un établissement plus variable. Dans les cas extrêmes, certains semis n'ont eu lieu qu'en août. Les semis de cet été ont été complétés en deçà des dates de semis optimales et semblent avoir germés et s'être établis avec succès. Avec les stocks réduits de fourrages de qualité reportés, on a beaucoup utilisé des mélanges de céréales et de céréales pois comme culture abri. On a aussi semé une quantité plus élevée d'avoine comme culture fourragère de fin d'été, qui a été récoltée comme ensilage préfané ou ensilage en grosses balles à la fin de l'automne en vue d'augmenter les stocks d'aliments pour animaux.

Pourriture brune de la racine et pourridié des racines dû à Aphanomyces

La pourriture brune de la racine (PRR) devient une maladie grave de la luzerne en Ontario. Les infections des racines peuvent nuire à la vigueur pendant l'hiver et favoriser d'autres maladies, la destruction par l'hiver, le déclin des peuplements et les pertes de rendement. Le pourridié des racines dû à Aphanomyces (PRA) est une autre maladie fongique qui peut causer d'importantes pertes de rendement dans la luzerne. Des cultivars résistants au PRA de race 1 et 2 sont disponibles.

Insectes

On a signalé des dommages causés par le charançon postiche de la luzerne dans des régions isolées surtout dans le sud-ouest de la province. Les populations de cicadelles de la pomme de terre (CPT) étaient inférieures aux seuils critiques dans la plupart de régions de la province, sauf dans les comtés qui en ont déjà été victimes, avoisinants le lac Érié et le Niagara. Nombre de producteurs de cette région ont recours à des cultivars de luzerne résistants à la CPT. Le charançon de la luzerne a été rapporté dans des zones isolées de l'Est ontarien.

Rendements et qualité de la première coupe

La dormance est venue plus tardivement que d'habitude en 2011 à cause du temps plus frais, et pas mal plus tard qu'en 2010. La lenteur de l'accumulation des degrés jours de croissance (DJC) et du développement de la luzerne a causé une maturité plus précoce et une plus grande proportion de graminées par rapport à la luzerne dans les peuplements mixtes.

La récolte de la première coupe d'ensilage préfané de luzerne de " qualité laitière " a commencé autour du 24 mai dans la plus grande partie du sud de l'Ontario. Les périodes propices à la récolte ont été réduites par le mauvais temps. Des sols très détrempés par des pluies torrentielles ou à cause de problèmes de drainage ont présenté la formation d'importantes ornières par la machinerie de récolte. La qualité des fourrages a surtout varié à cause des différents moments de récolte. Alors que l'on a récolté de l'ensilage préfané de bonne qualité laitière, on a aussi obtenu une quantité considérable de fourrages de qualité plus faible, sous les valeurs de référence cibles de 20 % de MAT, de 30 % de FDA et de 40 % de NDF. Les producteurs laitiers ont de plus en plus recours à l'entreposage de fourrages en ensilage préfané et en grosses balles enveloppées de plastique pour améliorer la rapidité d'exécution de la récolte.

Certains andains de fourrages ont eu des périodes prolongées de flétrissement. S'il pleut pendant le flétrissement, les sucres solubles sont lessivés, ce qui réduit l'énergie digestible et la teneur en protéines et provoque plus de rejets au champ de fourrages endommagés. Dans le cas des fourrages destinés aux bovins laitiers, une prise alimentaire réduite peut provenir d'une teneur élevée en acide butyrique; il faut alors procéder à l'analyse du profil de fermentation comme diagnostic, puis s'en servir comme outil pour équilibrer les rations.

Les conditions climatiques pour obtenir du foin sec non endommagé par la pluie ont posé tout un défi, bien qu'elles étaient meilleures que ces trois dernières années. La demande sur le marché et l'emploi d'emballage plastique et d'acide propionique ont augmenté de façon importante ces dernières années pour améliorer la possibilité de récolter du foin sec de haute qualité.

Deuxième, troisième et quatrième coupes

Les rendements et la qualité des deuxième, troisième et quatrième coupes étaient assez variables avec certains fourrages de très haute qualité provenant des dernières coupes. La proportion de graminées comparée à celle de la luzerne était plus élevée qu'à l'habitude. Du foin a été récolté par beau temps pendant la période de repos automnal. Dépendant des conditions en automne et en hiver, les risques de destruction par l'hiver peuvent être plus grands. Il faudra bien suivre ces champs au printemps pour déterminer si des mesures correctives sont nécessaires.

Stocks de foin

Les stocks de foin de bonne qualité reportés au printemps 2011 étaient plus raréfiés que la normale. Les stocks de foin à haute teneur en éléments nutritifs des coupes antérieures, et les fourrages de " qualité pour chevaux " produits sans être endommagé par la pluie ni moisissures devraient être adéquats. La demande à l'exportation de foin pour chevaux est bonne en Ontario. Les frais élevés de transport, l'économie américaine affaiblie et la valeur plus élevée du dollar canadien limitent le prix que les acheteurs américains sont prêts à verser, mais la demande reste forte car la superficie consacrée aux fourrages aux États-Unis et les stocks de foin ont tous deux diminués.

Assurance récolte pour les fourrages

En 2011, le régime d'assurance pour compenser les pluies insuffisantes a versé 1,0 million de dollars d'indemnité pour 210 demandes provenant de 27 comtés dans la province. En comparaison, en 2010 le régime avait versé 233 000 $ pour 63 demandes, en 2009 la somme de 325 000 $ a été versée pour 128 demandes, en 2008 64 000 $ pour 34 demandes, en 2007 5,9 millions de dollars et en 2006 2,2 millions de dollars. On a instauré un régime pilote en 2011 pour protéger les producteurs des pluies en excès, soit une assurance contre les pluies en excès pendant la période des foins. La somme de 701 000 $ a été versée à 74 clients dans 29 comtés dans la province. Les détails du régime et les données météorologiques correspondantes se trouvent sur le site Web suivant : www.bit.ly/cropins


Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 08 decembre 2011
Dernière révision : 07 juillet 2017

Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca