Sommaire de la saison 2011 pour les céréales de printemps

Table des matières

  1. Sommaire
  2. Gestion : céréales d'hiver
  3. Gestion : céréales de printemps

Vous pourrez également trouver des renseignements techniques sur la page Grandes cultures du site Web du MAAARO. Les publications du MAAARO mentionnées sont la publication 811F Guide agronomique des grandes cultures, la publication 812F Guide de protection des grandes cultures, la publication 75F Guide de lutte contre les mauvaises herbes et la publication 505 Ontario Weeds. Ces publications sont disponibles à votre centre de ressources locales du MAAARO, ou par téléphone au 1 888 466 - 2372.

Sommaire

En 2010, la superficie des semis d'automne s'élevait à un million d'acres de blé d'hiver, qui a passé l'hiver en excellente condition. Cependant, des conditions pluvieuses prolongées au long des mois d'avril et de mai ont grandement nui aux céréales d'hiver et de printemps, ont réduit les superficies et retardé les semis des céréales de printemps, causant également la destruction par le printemps de céréales d'hiver. Au final les rendements variaient largement, certains producteurs ayant les meilleures récoltes à vie et d'autres les pires récoltes depuis 50 ans. Règle générale, les rendements ont été décevants et inférieurs aux lignes de tendance : blé d'hiver 5,1 t/ha (75,6 boisseaux/acre), blé de printemps 3,3 t/ha (49,3 boisseaux/acre), et céréales de printemps (orge, avoine, céréales mélangées) s'élevant en moyenne à environ 2,8 t/ha (60 boisseaux/acre). La qualité était excellente pour la plus grande partie de la récolte de blé, avec aucune présence de fusarium rapporté dans le blé d'hiver et seulement quelques points chauds isolés dans le blé de printemps. Les catégories de poids étaient difficiles à atteindre pour les grains de printemps, étant donné les semis retardés et les maladies foliaires qui ont causé cette réduction du poids du grain dans de nombreux cas.

Les conditions climatiques à l'automne 2011 ont compliqué l'ensemencement des céréales d'hiver, avec seulement 575 000 acres de blé semé au 31 octobre, et la portion de la superficie qui était du blé n'a survécu que le long des drains. Les producteurs ont continué d'ensemencer des superficies importantes les deux premières semaines de novembre, même si la date limite pour Agricorp était dépassée. Ces semis se sont établis dans des sols de meilleures conditions et par un temps excellent durant la première moitié de novembre. La superficie de blé d'hiver était finalement d'environ 650-675 000 acres.

La superficie consacrée aux céréales de printemps continue d'être à la baisse en 2011 : blé de printemps 80 000 acres (-29 %), avoine 55 000 acres (-21 %), orge 110 000 acres (-39 %) et céréales mélangées 90 000 acres (-14 %). Le besoin de paille reste une motivation puissante à conserver les céréales dans la rotation.

Gestion : céréales d'hiver

On a ensemencé les céréales d'hiver sur de plus grandes superficies en 2011, en se basant sur les données provenant du projet de recherche SMART sur le blé. De nombreux producteurs ont haussé les apports d'azote de 30 lb (120 N), et se sont assurés d'épandre un fongicide au moins une fois (T3 ou moment opportun pour combattre le fusarium). Dans certains cas, les producteurs ont même opté pour des apports plus élevés de N et des applications multiples de fongicides. Ces stratégies ont donné des résultats variables. Dans certaines zones de la province avec des conditions climatiques printanières plus favorables, les producteurs ont signalé d'excellents rendements, sinon les meilleurs jamais vus. Dans les régions où l'on a eu plus de trois fois les précipitations normales en mai (région qui borde le lac Érié), la culture de blé a été détruite à cause des conditions détrempées au moment de l'épiaison, et les augmentations de rendement n'étaient pas au rendez-vous.

Les pertes d'azote ont été très importantes dans les zones gorgées d'eau, certains essais expérimentaux ont indiqué que presque 50 % des apports d'azote d'avril avaient été perdus par dénitrification des sols plus lourds. C'est une perte vraiment anormale. L'épandage d'azote en fin mai dans ces situations a permis d'augmenter les rendements de 8 à 10 boisseaux/acre. D'autres superficies n'ont pas bénéficié des applications de N à cause de sols détrempés, avant la toute fin de mai. La réaction à cet apport de N tardif a été beaucoup plus positive que prévue et démontre combien les cultures de céréales peuvent compenser quand elles en ont la chance. Dans ces deux cas, les recommandations seront améliorées à l'avenir à cause de ce que l'on a appris cette année.

La carence en soufre a été identifiée pour de bon cette année, après que l'on ait d'abord eu des soupçons en 2010. Des essais de rendement ont montré une amélioration d'en moyenne 5 boisseaux/acre après un apport de soufre. Tous les sites d'essais n'ont pas réagi de la même façon; ceux qui ont réagi ont démontré un gain important et économiquement viable. D'autres recherches doivent être menées dans les deux prochaines années, l'ajout de 5 à 10 livres de soufre comme engrais standard semble probable.

Gestion : céréales de printemps

Les retards des semis ont à nouveau eu un impact important sur les rendements des céréales, quoique les zones habituellement consacrées à ces cultures (Nord de l'Ontario, vallée supérieure de l'Outaouais, comté de Dufferin) aient donné des rendements élevés malgré les semis retardés. Toutes les stratégies auxquelles les producteurs peuvent avoir recours pour semer les cultures céréalières au plus tôt (drainage, ensemencement en sol gelé, faux semis sur planche d'ensemencement) peuvent sensiblement améliorer les rendements.

La lutte contre les mauvaises herbes dans les champs ensemencés plus tard a été difficile, surtout contre les graminées adventices. Les herbicides anti-dicotylédones sont efficaces, mais des couverts minces à cause du travail du sol réduit des semis tardifs ont donné une longueur d'avance aux graminées adventices, qui sont devenues compétitives dans des champs où la pression de ces mauvaises herbes ne se faisait normalement pas sentir. Quand les semis de céréales sont tardifs, il faut combattre les graminées adventices.

Les conditions d'ensemencement tardif ont augmenté les risques de maladie foliaire et ont influé sur les rendements. La rouille de l'avoine continue d'être préoccupante dans le sud-ouest et l'est de l'Ontario, les champs non pulvérisés produisant des rendements très faibles, avec des poids au boisseau (< 20 lb/boisseau) qui laissent beaucoup à désirer. L'orge a connu des rendements hors du commun après l'épandage de fongicide cette année, montrant une amélioration allant jusqu'à 30 % dans certains essais.

La recherche se poursuit pour améliorer les techniques de gestion des cultures céréalières et rendre ces cultures plus rentables en Ontario.


Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 15 decembre 2011
Dernière révision : 07 juillet 2017

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