Sommaire de la saison 2010 pour le canola

Table des matières

  1. Sommaire pour le canola
  2. Semis de printemps
  3. Période de croissance
  4. Récolte
  5. Défis et possibilités pour le canola en 2011

Vous pourrez également trouver des renseignements techniques sur la page Grandes cultures du site Web du MAAARO. Les publications du MAAARO mentionnées sont la publication 811F Guide agronomique des grandes cultures, la publication 812F Guide de protection des grandes cultures, la publication 75F Guide de lutte contre les mauvaises herbes et la publication 505 Ontario Weeds. Ces publications sont disponibles à votre centre de ressources locales du MAAARO, ou par téléphone au 1 888 466 - 2372.

Sommaire pour le canola

Le canola a terminé l'année de façon spectaculaire avec un rendement moyen prévu de 0,95 t/ac (2 100 lb/ac), ce qui est supérieur au record précédent de 0,90 t/ac (2 000 lb/ac) établi en 2008. Les rendements du canola suivent une tendance à la hausse, les valeurs moyennes des 5 dernières années étant bien supérieures à la moyenne sur 10 ans, qui est de 0,79 t/ac (1 740 lb/ac). Les rendements individuels ont été très variables, allant de 0,64 t/ac (1 400 lb/ac) à plus de 1,81 t/ac (4 000 lb/ac). Cette année, la superficie consacrée à la culture du canola s'est accrue et a atteint 55 000 acres, parce que les profits potentiels semblaient intéressants et parce que les producteurs souhaitaient semer davantage de blé d'automne à une date précoce, après une récolte tardive de soja en 2009. Les pluies qui sont survenues en temps opportun et le temps frais, ainsi que la longue période de floraison, ont créé des conditions idéales pour le développement du canola. Les cultures semées à une date tardive ont souffert, après la levée, des pluies excessives, et pendant la floraison, du temps chaud et sec, ce qui a réduit les rendements. Dans la plupart des cas, la récolte a commencé tôt sans trop de difficultés. La qualité des graines récoltées était excellente, bien que leurs taux d'humidité aient souvent été faibles (inférieurs à 9 pour cent).

Semis de printemps

Le printemps 2010 était presque idéal pour les semis de canola. Le temps sec arrivé très tôt a permis un début de saison extrêmement précoce, certains producteurs ayant commencé à semer la première semaine d'avril. Les semis ont progressé rapidement, 80 pour cent des cultures ayant été mises en terre à la date habituelle ou avant. À la fin d'avril et en mai, les pluies ont obligé à retarder l'ensemencement de la superficie restante jusqu'à la fin mai.

Période de croissance

Là où les semis avaient été précoces, la levée a été lente parce que le sol était frais. La levée et la croissance ont été rapides dans la majorité des cultures. La précocité de la saison des semis a permis à la plus grande partie des cultures de se développer et de fleurir dans des conditions optimales, avec des journées et des nuits fraîches. Grâce à ces facteurs, et également au bon degré d'humidité du sol, la période de floraison et de remplissage des gousses a été prolongée et exempte de stress, ce qui a contribué aux rendements élevés obtenus dans de nombreux cas. Pour la croissance et le développement du canola, les températures optimales sont de 25 °C le jour et de 15 °C la nuit. La pression exercée par les altises était faible, sauf dans le Nord de l'Ontario où le temps chaud et sec a provoqué une invasion de ces ravageurs « du jour au lendemain », ce qui a eu pour effet d'éclaircir les cultures et obligé à reprendre les semis. La forte humidité du sol et le temps frais et humide auraient dû favoriser la pourriture sclérotique, mais les taux d'infection ont été plus faibles que prévu, ce qui peut surprendre. La première génération de cécidomyies du chou fleur a atteint son pic une semaine avant la date normale à la mi mai, ce qui laissait planer une menace sur les cultures semées à une date tardive dans les régions touchées par ce ravageur.

Récolte

Cette saison de semis, l'une des plus précoces jamais enregistrées, a mené à une récolte hâtive dans la majorité des cultures de canola. Dans les régions les plus au nord, le temps humide a retardé les récoltes, mais il n'a eu aucun effet sur la qualité ni sur les rendements. La qualité des graines était excellente.

Défis et possibilités pour le canola en 2011

Importance accordée aux semis

La plupart des producteurs ont profité de la précocité de la saison des semis, et les peuplements de plants étaient meilleurs que pendant les saisons précédentes. Dans la production de canola, le principal risque concerne l'établissement des peuplements. Lorsque la levée est rapide et régulière, les problèmes liés aux peuplements clairsemés et à la concurrence exercée par les mauvaises herbes sont limités; la floraison est alors plus uniforme, ce qui facilite le choix du moment de la pulvérisation des fongicides; de plus, la maturation plus égale a pour effet de réduire les pertes par égrenage. Dans la culture du canola, les deux journées les plus importantes sont celle de l'ensemencement et celle de la récolte.

Fertilisation

Des carences en soufre étaient évidentes dans certains champs où cet élément ne figurait pas dans le programme de fertilisation. Les essais effectués cette année ont montré que l'ajout de soufre se répercutait sur les résultats économiques, et de nombreux producteurs incluent maintenant régulièrement cet élément dans les programmes de fertilisation du canola comme une forme d'« assurance ». Les apports de soufre provenant des pluies acides sont voisins de la moitié des valeurs historiques, parce que les émissions des industries ont diminué. Cette année, les avantages des pulvérisations foliaires de bore ne sont pas apparus clairement.

Lutte contre les insectes et les maladies

La cécidomyie du chou fleur représente une menace pour les cultures de canola semées tardivement. La larve de cet insecte s'attaque au point végétatif des plants, ce qui peut provoquer un ralentissement notable de leur croissance ainsi que des pertes de rendement. On peut détecter la présence de cette espèce à l'aide de pièges, mais il n'existe aucun seuil établi ni aucune recommandation concernant les mesures de lutte.

La pourriture sclérotique, qui était répandue dans les cultures de canola, de haricots comestibles et de soja, s'est « disséminée » sous la forme d'inoculums qui peuvent survivre plusieurs années dans le sol. Il faudra donc prendre les mesures de prévention pertinentes pour les cultures à venir. Les traitements aux fongicides ont été plutôt tardifs, et ils ont été compliqués par le temps humide, la floraison inégale et la demande à l'égard de la pulvérisation sur demande.

Possibilité de mise en marché et d'entreposage

Les utilisateurs finaux ont une capacité limitée ou inexistante à accepter du canola dont la teneur en humidité est supérieure à 10 pour cent ou qui nécessite un traitement ultérieur. Un nombre croissant de producteurs profitent des possibilités d'entreposage et de mise en marché pour améliorer leurs revenus.


Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 03 novembre 2010
Dernière révision : 07 juillet 2017

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