Sommaire de la saison pour le maïs 2008
Rapport sur les grandes cultures de l'Ontario

Table des matières

  1. Sommaire
  2. Période de croissance
  3. Maladies foliaires et moisissure de l'épi
  4. Prévisions en 2009

Vous pourrez également trouver des renseignements techniques sur la page Grandes cultures du site Web du MAAARO. Les publications du MAAARO mentionnées sont la publication 811F Guide agronomique des grandes cultures, la publication 812F Guide de protection des grandes cultures, la publication 75F Guide de lutte contre les mauvaises herbes et la publication 505 Ontario Weeds. Ces publications sont disponibles à votre centre de ressources locales du MAAARO, ou par téléphone au 1 888 466 - 2372.

Sommaire

La saison de croissance de 2008 s'est caractérisée par une pluviosité suffisante sur presque toute la province. Une excellente pollinisation a résulté de l'absence de stress dû au manque d'humidité et des conditions généralement favorables pendant la floraison. L'accumulation des unités thermiques du maïs (UTM) était équivalente ou supérieure à la normale sur 30 ans pour le Sud-ouest, mais considérablement plus faible à mesure que l'on se déplaçait vers le Nord. Par exemple, pour la période du 1er mai au 30 septembre, l'accumulation des UTM à Windsor était de 4 % plus élevée que la normale, à London elle était de 2 % supérieure et à Barrie de 10 % moins élevée que la normale sur 30 ans.

Quels rendements! Sur environ 20 % des rendements qui ont été déclarés à Agricorp, la moyenne provinciale est de 171 bo/ac. Ce nombre sera probablement moins élevé à mesure que d'autres rendements s'y ajoutent, mais il semble bien que l'année 2008 établira un nouveau record provincial pour le maïs grain. Dans certains comtés, on a signalé à ce jour des rendements moyens de plus de 190 bo/ac!

Après une superficie totale relativement élevée consacrée au maïs grain en 2007 (2,1 millions d'acres), la superficie finale de maïs en 2008 s'élevait à environ 1,8 million d'acres. En novembre le temps n'était pas propice à la moisson et dans certaines parties de la province il restait encore 25 % du maïs non récolté. On évaluait à environ 10 % la superficie non récoltée à l'échelle de la province.

Période de croissance

Le temps surtout propice fin avril a permis d'effectuer les semis assez tôt avec de bonnes conditions du sol. Dans certaines régions au 27 avril les producteurs avaient terminé leurs semis. La plus grande partie de la culture était ensemencée au 8 mai, mais au milieu de mai les conditions sont devenues difficiles, occasionnant certains retards dans les semis qui se sont terminés presque à la fin du mois.

Pour la période de croissance de 2008, l'accumulation des unités thermiques du maïs (UTM) était inférieure à celle de l'an dernier, mais assez près de la moyenne sur 30 ans. Du 1er mai au 30 septembre, à London on a rapporté 3 152 UTM en 2008, pour 3 262 UTM en 2007. La moyenne sur 30 ans à London est de 3 106 UTM pour la même période.

Il n'a pas été possible de traiter de grandes superficies aux herbicides de postlevée à cause des pluies fréquentes et des vents. Les pertes de rendement dans ces champs, quoique importantes par rapport aux champs sans mauvaises herbes, ont été mitigées à cause d'une pluviosité suffisante et du peu de stress qu'a connu la plus grande partie de la culture de maïs pendant la dernière moitié de juin et tout le mois de juillet.

Le mois de septembre a été plus chaud que la normale dans de nombreuses régions de la province, à l'exception en gros des zones situées au Nord de la route 7. La plus grande partie de la culture a atteint la maturité avant que des gelées meurtrières ne surviennent et les teneurs en humidité des grains récoltés ont été acceptables dans la plupart des secteurs, quoique plus élevées que ces dernières années.

Maladies foliaires et moisissure de l'épi

Le temps humide tenace qui a sévi dans certaines parties de la province pendant la période de croissance en 2008, en conjonction avec d'autres facteurs comme les maladies foliaires, les dégâts dus aux insectes ou les dommages causés par la grêle, a augmenté le potentiel d'apparition des moisissures de l'épi de maïs.

Les résultats du sondage sur la moisissure de l'épi ont indiqué qu'en moyenne dans la province, 26 % des épis des échantillons portaient certains signes visibles de moisissure de l'épi. Toutefois, la concentration de vomitoxine (DON) était en moyenne de 1,1 ppm et elle était inférieure au seuil critique de 2 ppm dans 85 % des échantillons.

Comme lors des années précédentes, les champs avec des taux de DON plus élevés que 2 ppm étaient moins fréquents à mesure que l'on se déplaçait du sud-ouest à l'est de l'Ontario. Aussi importants, les microclimats et le choix d'hybrides permettaient de prédire presque à coup sûr la présence de DON et de problèmes de moisissures. Cette année ne fait pas exception. Les zones avoisinant la rive nord du lac Érié ou du lac St. Clair ont eu tendance à compter le plus grand nombre de champs dont la concentration de DON était supérieure à 2 ppm.

On a appliqué des fongicides à de plus grandes superficies de maïs en 2008, en surveillant avec beaucoup d'intérêt l'incidence de ces traitements sur les maladies foliaires, la santé des végétaux et le rendement. Des stratégies sont en cours d'élaboration quant à l'utilisation la plus efficiente des fongicides dans le maïs. Le choix d'hybrides semble un facteur significatif pour prédire si un traitement de fongicide sera économiquement avantageux.

Prévisions en 2009

Le secteur du maïs fait preuve d'optimisme étant donné la productivité élevée de cette culture en 2008.

Les prix élevés des engrais et les marchés plus faibles pour le maïs grain que pendant la plus grande partie de l'année viennent cependant tempérer le tout. Notons quelques éléments qui devraient être intéressants pour l'industrie du maïs en 2009.

  • En 2009 les producteurs voudront réduire les prix des apports en P et en K en faisant analyser systématiquement des échantillons de sols pour mieux cibler les épandages d'engrais.
  • Il est primordial de bien gérer l'azote et d'en maîtriser les coûts.
  • Il faut optimiser l'utilisation du fumier et en tirer une plus grande valeur quand c'est possible.
  • Ensemble les producteurs et l'industrie doivent élaborer une stratégie pour mieux utiliser les fongicides et optimiser à la fois le rendement économique et la technologie.
  • Il faut adopter des stratégies pour éliminer les pertes de rendement dues aux retards dans l'épandage d'herbicides de postlevée (surtout le glyphosate).

Auteur : Spécialistes des grandes cultures du MAAARO
Date de création : 17 décembre 2008
Dernière révision : 07 juillet 2017

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