Sommaire de la saison pour les haricots comestibles et canola 2008
Rapport sur les grandes cultures de l'Ontario

Tableau des matières

  1. Sommaire de la saison pour les haricots comestibles
  2. Les défis en 2009
  3. Les stratégies relatives aux engrais
  4. La structure du sol
  5. La lutte contre les ravageurs
  6. Les fongicides foliaires
  7. Sommaire de la saison pour le canola
  8. La période de croissance
  9. La récolte
  10. Défis et possibilités en 2009
  11. Lutte contre les ravageurs
  12. Gestion des intrants

Vous pourrez également trouver des renseignements techniques sur la page Grandes cultures du site Web du MAAARO. Les publications du MAAARO mentionnées sont la publication 811F Guide agronomique des grandes cultures, la publication 812F Guide de protection des grandes cultures, la publication 75F Guide de lutte contre les mauvaises herbes et la publication 505 Ontario Weeds. Ces publications sont disponibles à votre centre de ressources locales du MAAARO, ou par téléphone au 1 888 466 - 2372.

Sommaire de la saison pour les haricots comestibles

Les rendements de haricots comestibles ont été supérieurs à la moyenne à long terme dans la plus grande partie de la province. Dans de nombreux cas, les rendements ont été plus élevés que prévu variant largement entre 10 et 35 quintaux/acre. La moyenne provinciale devrait être légèrement au-dessus de la normale. La superficie finale devrait être environ équivalente à la moyenne à long terme, entre 155 000 et 165 000 acres, un peu plus élevée que les prévisions initiales à cause d'un redressement des prix des contrats à la fin du printemps.

Le temps pluvieux au moment des semis a mis à l'épreuve la patience des producteurs qui ont dû attendre de meilleures conditions du sol. Les semis se sont poursuivis tout le mois de juin jusqu'aux premiers jours de juillet. La patience des producteurs a été récompensée grâce à de meilleurs peuplements et à des rendements supérieurs. Certains des rendements de haricots les plus élevés étaient issus des semis tardifs. Les champs qui ont eu des pertes importantes avaient une structure du sol déficiente à cause du compactage, de problèmes de travail du sol ou des semis.

La culture a dû lutter contre une série de pluies fréquentes ou très abondantes toute la saison. Le pourridié des racines et la moisissure blanche ont été les maladies les plus graves. La moisissure blanche était difficile à maîtriser à l'aide de fongicides, en partie à cause de la pression incessante des moisissures provoquée par l'humidité, du stade de la floraison à celui du remplissage de la gousse. L'anthracnose était visible dans certains champs de haricots blancs et de haricots noirs, mais est souvent apparue assez tard en saison et n'a pas nui de façon importante à la qualité des graines. On a constaté au dépistage de l'anthracnose quelques signes d'infection foliaire. Les insectes étaient peu présents pendant la saison, à part la chrysomèle du haricot qui a endommagé des gousses. Des populations élevées d'altises ont causé des dommages clairsemés en début de saison, surtout à proximité des champs de maïs.

Malgré tous ces écueils, les rendements ont été surtout plus élevés que la moyenne avec peu de problèmes de qualité. Le début de la récolte s'est déroulé dans de bonnes conditions, avec des rendements allant de moyens à élevés. La récolte s'est poursuivie jusqu'en fin octobre à cause des dates des semis et du temps pluvieux. Parmi les principaux défis à la récolte, notons la difficulté d'établir pour la récolte un prix supérieur à celui des contrats. Le prix des haricots comestibles a suivi les prix des denrées qui étaient en chute libre. La superficie consacrée à la culture du haricot blanc en Amérique du Nord était inférieure à celle des années passées, mais des rendements plus élevés que la moyenne ont grandement augmenté les stocks.

Les défis en 2009

Les stratégies relatives aux engrais

Depuis que les engrais ont atteint des prix record, les analyses de sol sont plus justifiées que jamais pour déterminer les mélanges qui seront nécessaires la saison prochaine. Il faut dorénavant choisir les engrais selon les résultats des analyses du sol plutôt que les éléments nutritifs prélevés par la culture, sans mettre le rendement en péril. L'azote représente un coût de revient important, sans être appuyé par des essais au champ ou des recherches sérieuses pour en attester les taux. Les producteurs doivent bien tenir compte des éléments nutritifs fournis par le fumier ou les labours. Les engrais de démarrage n'ont pas démontré de résultats uniformes lors des essais de recherche.

La structure du sol

Le choix de champs avec une bonne structure du sol est primordial à la réussite des cultures de haricots comestibles. Aucun intrant de production ne peut « régler » un problème de moisissure racines. Ne pas cultiver de haricots comestibles dans des champs avec une teneur en matière organique faible, ou affligés de problèmes liés au compactage causé par la récolte d'automne par temps pluvieux et à l'épandage de fumier.

La lutte contre les ravageurs

La zone infestée par le nématode à kyste du soya (NKS) continue de s'étendre vers l'Est et vers le Nord. Les haricots comestibles sont des cultures hôtes du NKS, même si son incidence sur le rendement des diverses classes de haricots n'est pas connue. Pour l'instant, il faut traiter les cultures de haricots comestibles comme les cultivars de soya les plus sensibles pour maîtriser le NKS dans votre rotation. La chrysomèle du haricot survit maintenant à l'hiver en Ontario et elle se nourrit des cultures de haricots comestibles toute la saison. Le ver gris occidental du haricot est un nouveau ravageur du maïs et des haricots comestibles dans le Sud-ouest de l'Ontario.

Les fongicides foliaires

En l'absence de pression de la maladie, il est recommandé de parfois pulvériser des fongicides foliaires, ce qui serait bénéfique pour la « santé des végétaux ». Lors de recherches préliminaires et d'essais au champ ces fongicides n'ont pas été uniformément bénéfiques pour le rendement. Plus de recherches et d'essais au champ sont nécessaires pour que l'on comprenne mieux pourquoi ils réussissent et que l'on en peaufine l'usage.

Sommaire de la saison pour le canola

On se rappellera de 2008 comme l'année où les cultures de canola ont atteint des rendements record. Le rendement moyen pour la province est estimé à un peu plus de 2 000 lb/acre, en hausse par rapport à la moyenne record de l'an dernier, qui était un peu inférieure à 1 800 lb/acre. Il y avait beaucoup d'optimisme au printemps quand on prévoyait des prix élevés record et des semis hâtifs. Même si les semis se sont poursuivis jusqu'en fin mai par temps pluvieux, la levée et la croissance ont été excellentes tout au long de la saison. Les producteurs ont ensemencé entre 45 000 et 50 000 acres, ce qui n'est pas loin de la moyenne sur une longue période.

La période de croissance

Un temps chaud et sec en avril a permis de commencer tôt en saison les semis de canola. À cause du temps anormalement frais et des sols humides tout le mois d'avril et aussi en mai, les semis des superficies restantes se sont poursuivis jusqu'en fin mai et au début juin. Ces retards étaient plus longs dans les zones plus au Nord. La levée a été excellente et les altises étaient peu présentes.

Des averses fréquentes sur des sols lourds et plus ou moins drainés ont stressé les jeunes plants semés tôt. Le mildiou a infesté les feuilles dans certains peuplements mais est demeuré dans le couvert inférieur. De juin à août les températures étaient près des normales saisonnières à long terme, avec très peu de jours au dessus de 28 °C (82 °F). Les pluies étaient généralement plus abondantes que la moyenne, bien distribuées au cours des mois de juillet et d'août. Ces conditions ont permis la croissance d'un bon couvert végétal et une excellente phase d'apparition des cosses. La pression due à la pourriture sclérotique était élevée pendant la floraison et le remplissage des grains, avec une réduction significative des niveaux d'infection lors des inspections visuelles dans les zones traitées avec des fongicides. Cependant, en 2008 les essais avec des fongicides n'ont pas amélioré les rendements de façon probante. Une floraison inégale et l'humidité ont rendu difficile d'effectuer les traitements de fongicides au bon moment.

La récolte

La récolte directe a été difficile à cause d'un couvert dense, de la verse dans certains cultivars et de la présence de tiges vertes. Certains producteurs ont choisi l'andainage avec un certain succès. La récolte a connu des retards pendant que l'on attendait que les tiges vertes sèchent ou que les teneurs en humidité des grains baissent pour éviter des coûts de séchage, auxquels se sont ajoutés des délais causés par le temps pluvieux et d'importantes pertes dues à un égrenage prématuré. Le rendement moyen pour la province a atteint un nouveau record à plus de 2 000 lb/acre. Des rendements entre 2 500 et 3 500 lb/acre étaient habituels.

Défis et possibilités en 2009

Lutte contre les ravageurs

La pourriture sclérotique constitue la maladie la plus grave du canola et les teneurs en inoculant du sol seront élevées après la présente saison. Les peuplements de canola qui ont levé uniformément auront plus tendance à fleurir en même temps ce qui permettra de cibler le bon moment pour les traitements de fongicides contre la pourriture sclérotique. La cécidomyie du chou fleur peut s'attaquer aux cultures de canola tardives. Dans les zones où elle est présente, il faut éviter les semis de la fin mai et en juin, ou prévoir un programme de surveillance et de pulvérisation pour assurer une meilleure protection jusqu'à ce que des recommandations plus précises soient établies.

Gestion des intrants

Les prix record qu'ont atteint les engrais et la hausse des prix des intrants exigent réflexion. Il faut analyser les sols de chaque champ pour mieux cibler les programmes de fertilité. On a signalé des carences en soufre dans certains districts de production plus au Nord. Des producteurs ajoutent maintenant de 15 à 25 lb/acre de soufre à leur programme de fertilisation pour plus « d'assurance ». Les essais sur les meilleures pratiques de gestion n'ont pas démontré que le bore en application foliaire était avantageux. Cette question devra faire l'objet de recherches plus poussées.


Auteur : Les spécialistes des grandes cultures du MAAARO
Date de création : 30 octobre 2008
Dernière révision : 07 juillet 2017

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