Sommaire de la saison pour le maïs
Rapport sur les grandes cultures de l'Ontario
Table des matières
- Sommaire
- Semis et début de la croissance
- Période de croissance
- Ravageurs du maïs
Pour toute question, urgence ou pour émettre des commentaires
sur ce rapport, veuillez appeler Info Culture, au 1 888 449-0937.
Vous pourrez également trouver des renseignements techniques
sur la page Grandes cultures du site Web du MAAARO, à l'adresse
http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/index.html.
Les publications du MAAARO mentionnées sont la publication
811F Guide agronomique des grandes cultures (20 $), la publication
812F Guide de protection des grandes cultures (15 $), la publication
75F Guide de lutte contre les mauvaises herbes (15 $) et la publication
505 Ontario Weeds (15 $). Ces publications sont disponibles à
votre centre de ressources locales du MAAARO, ou par téléphone
au 1 888 466-2372.
Sommaire
Les producteurs de maïs se souviendront de 2007 comme l'année
qui n'a pas été à la hauteur des espérances
qu'elle avait suscitées. On a semé plus de 2,1 millions
d'acres de maïs grain, ce qui constitue presque un record puisque
le seuil de 2 millions d'acres n'avait pas été dépassé
depuis 1985. Après un excellent départ, les producteurs
se sont trouvés confrontés à la principale difficulté
de la saison, les quantités de pluie inférieures à
la moyenne dans la plupart des régions de la province et qui
ont peut être empêché de dépasser les rendements
record de l'année dernière. En fin de compte, le rendement
provincial moyen de maïs s'est trouvé très voisin
de 135 bo/ac, qui est la moyenne sur 5 ans.
Semis et début de la croissance
Au printemps, les excellentes conditions de sécheresse et
le bon état du sol ont permis de commencer les semis de maïs
à une date précoce dans la plupart des régions.
La plus grande partie des cultures de maïs ont été
mises en terre entre le 25 avril et le 10 mai. De façon générale,
les lits de semence étaient en meilleur état que prévu
étant donné l'humidité présente lors de
la dernière récolte et l'existence de traces de véhicules
dans les champs depuis l'automne 2006. En date du 1er juin 2007, les
peuplements étaient uniformes et la croissance était
bien amorcée dans la majorité des champs de la province.
À la mi juin, les cultures avaient encore généralement
bonne apparence, mais la sécheresse des sols a fait ressortir
certaines déficiences en éléments nutritifs (magnésium,
zinc, etc.) sur les sols légers ou au pH mal équilibré.
Pour ce qui est de la lutte contre les mauvaises herbes, les épandages
d'herbicides de prélevée et de postlevée ont
globalement donné de bons résultats dans tout l'Ontario.
Là où des mauvaises herbes ont survécu aux herbicides
pendant la période critique (stade de trois à huit feuilles),
la sécheresse qui s'est prolongée jusqu'en juillet a
beaucoup affecté les cultures.
Période de croissance
Les précipitations ont été extrêmement
peu abondantes et généralement très inférieures
à la moyenne dans la plus grande partie de la province, à
l'exception des régions situées à l'est de Kingston
et de certains secteurs des comtés d'Oxford et de Perth. Du
1er mai au 31 août, on a enregistré 73 % de la pluviosité
moyenne sur 30 ans. Certaines régions ont reçu moins
de 25 mm de pluie entre le 1er mai et le 31 juillet. Dans de nombreux
champs, la sécheresse semblait devoir nuire gravement à
la pollinisation. Cependant, globalement, l'épiaison a été
assez bonne (1/2 à 2/3 de grain) même dans les régions
les plus touchées. La récolte de maïs a bénéficié
de l'absence de chaleurs extrêmes en juillet (à London,
la température n'a dépassé 30 oC que pendant
3 jours). Il y avait un certain flétrissement des cultures
pendant la journée, mais la plupart des champs pouvaient se
rétablir pendant la nuit grâce à l'absence de
stress intense dû à la chaleur, sauf sur les sols sablonneux
et les argiles lourdes où l'eau disponible ne permettait tout
simplement pas de répondre aux besoins des cultures, ce qui
a entraîné d'importantes pertes de rendement.
Du 1er mai au 31 août 2007, la moyenne des résultats
enregistrés par 15 stations météorologiques de
l'Ontario était de 2 570 UTC, la moyenne sur 30 ans étant
de 2 544 UTC. Dans certains secteurs, l'accumulation totale d'UTC
s'est encore accrue de façon importante en septembre et octobre,
d'où une diminution rapide du taux d'humidité de l'ensilage
plante entière et du maïs grain. À certains endroits,
le taux d'humidité du grain a diminué de six points
en une semaine seulement. Pendant la semaine qui s'est terminée
le lendemain de l'Action de grâces, sur le site d'essais de
rendements de Ridgetown, on a enregistré près de 200
UTC. Des apports de cette importance ne se produisent généralement
que pendant la semaine la plus chaude de juillet. Dans la plupart
des régions de la province, le taux d'humidité des récoltes
était inférieur à la normale, ce qui a entraîné
une diminution des coûts de séchage.
En 2007, selon les essais de rendement du Comité ontarien
du maïs et l'expérience des producteurs, les hybrides
de saison longue ont donné des rendements significativement
plus élevés. Cet avantage comparatif dépassait
en importance tout accroissement du coût de séchage ayant
pu résulter de la différence de taux d'humidité
des récoltes. Les producteurs semblent généralement
satisfaits de la protection contre les insectes que leurs nouveaux
caractères génétiques confèrent aux hybrides
de l'année dernière. Dans tout l'Ontario, on opte encore
de plus en plus souvent pour des caractères génétiques
de résistance aux insectes, aux maladies et aux mauvaises herbes.
Ravageurs du maïs
En 2007, les cultures de maïs ont été essentiellement
exemptes d'insectes nuisibles et de maladies. Globalement, grâce
à la faible abondance des pluies, la pression due aux maladies
foliaires est restée faible dans la plupart des régions.
La province n'est pas restée exempte de moisissures de l'épi
et des vomitoxines qu'elles produisent, mais les cas étaient
sporadiques et de peu d'importance, surtout si on compare à
ce que l'on a connu en 2006.
En septembre, certains disaient s'inquiéter de ce que les
plants stressés qui remplissaient leurs épis puissent
avoir subi une autodestruction des tissus de la tige, ce qui aurait
mené à une pourriture de la tige et à la verse.
Mais cela ne s'est pas produit et les cultures ont très bien
résisté jusqu'à la récolte, grâce
en partie aux conditions climatiques globalement favorables en septembre
et octobre.
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