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Rapport
sur les grandes cultures de l'Ontario
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| Auteur : | Spécialistes des grandes cultures du MAAARO |
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| Date de création : | 1 novembre 2007 |
| Dernière révision : | 1 novembre 2007 |
Pour toute question, urgence ou pour émettre des commentaires sur ce rapport, veuillez appeler Info Culture, au 1 888 449 0937. Vous pourrez également trouver des renseignements techniques sur la page Grandes cultures du site Web du MAAARO, à l'adresse http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/index.html. Les publications du MAAARO mentionnées sont la publication 811F Guide agronomique des grandes cultures (20 $), la publication 812F Guide de protection des grandes cultures (15 $), la publication 75F Guide de lutte contre les mauvaises herbes (15 $) et la publication 505 Ontario Weeds (15 $). Ces publications sont disponibles à votre centre de ressources locales du MAAARO, ou par téléphone au 1 888 466 2372.
Cette année, la production de soya a été compliquée par le manque d'humidité, les insectes et les maladies. Les rendements ont donc été extrêmement variables, allant de 7 à 55 boisseaux par acre (bo/ac), selon la pluviosité, le type de sol et l'action des ravageurs et, de façon générale, ils sont restés inférieurs à la moyenne. Sur les rendements qui ont été déclarés à cette date (20 % du total), la moyenne provinciale est de 33 bo/ac, alors que la moyenne sur 10 ans est de 37 bo/ac. Les grains sont plus petits que la normale, mais d'une qualité acceptable. La présence de tiges vertes a gêné la récolte, mais le temps sec de l'automne a permis de terminer celle ci à temps dans la plupart des champs.
Au printemps, les excellentes conditions de sécheresse et le bon état du sol ont permis de commencer l'ensemencement du soya à une date précoce. La plus grande partie des cultures de soya était déjà mise en terre entre le 5 et le 25 mai, une période idéale pour la plupart des régions de l'Ontario. Dans quelques secteurs comme Niagara, la sécheresse excessive a nui à la germination et à la qualité des peuplements. Cette année, à la suite du temps sec, les signes de carence en potassium (K) étaient plus visibles, notamment là où les racines s'étaient mal développées et dans les sols à faible teneur en K.
Pendant la période de croissance de 2007, le nombre d'unités thermiques de croissance (UTC) est resté voisin de sa valeur normale. Du 1er mai au 31 août, la moyenne des résultats de 15 stations météorologiques de l'Ontario était de 2 570 UTC, la moyenne sur 30 ans étant de 2 544 UTC. Les précipitations ont été extrêmement irrégulières et généralement très inférieures à la moyenne dans la plupart des régions. Pour atteindre des rendements optimaux, le soya a besoin de bonnes pluies, surtout en juillet et août. Du 1er mai au 31 août, on a enregistré 73 % de la pluviosité normale (moyenne sur 30 ans).
Le puceron du soya était très présent dans certains secteurs, mais il n'a atteint les seuils économiques que dans l'Est de l'Ontario et dans la région qui s'étend de London à Wingham et jusqu'à Guelph à l'est, où on l'a détecté dès la fin mai. Malheureusement, certains champs étaient tellement infestés qu'il a fallu procéder à plusieurs épandages d'insecticides foliaires.
La chrysomèle du haricot a exercé une pression importante au printemps et à la fin de l'été. Dans les comtés d'Essex, Kent, Huron et Perth, les populations étaient assez nombreuses pour justifier des épandages de pesticides. Les dommages qu'elle a infligés au feuillage étaient visibles dans de nombreux champs à l'ouest de Toronto et vers le nord jusqu'au comté de Bruce, sans pour autant atteindre les seuils économiques.
Plusieurs autres ravageurs du soya (tétranyques, punaises et nématode à kyste du soja [NKS]) étaient également présents. Cette année, on a encore signalé le NKS dans des régions de la province où il avait toujours été absent, et il se trouvait en grand nombre dans certains champs du secteur de Trenton.
Le manque d'humidité au moment de la récolte a causé des pertes et le fendillement du tégument des graines. De plus, on remarquait fréquemment des plants isolés qui restaient verts pendant que le reste du champ séchait normalement. Là où les tiges vertes étaient nombreuses, elles ont nui au rendement et à la qualité des graines, et il a fallu retarder la récolte. De nombreuses gousses ont avorté sous l'effet de la sécheresse qui a eu lieu pendant la période de croissance, en juillet et août. Ces plants avaient ensuite une trop forte teneur en photosynthétats par rapport au nombre de graines produites, de sorte que les tiges étaient encore vertes au moment de la récolte. Le temps sec de l'automne a cependant permis de terminer celle ci à temps pour les semis du blé d'automne.
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En 2007, le NKS a été détecté pour la première fois à l'est de Toronto, et il s'étendra à d'autres régions. Dans les champs où l'on a du mal à maintenir les rendements sans raison apparente, on devrait faire des tests de dépistage du NKS. En cas de présence de ce ravageur, de bonnes pratiques de gestion permettent d'en limiter les effets. Les populations de chrysomèle du haricot sont en forte croissance depuis quelques années. Non seulement ces insectes se nourrissent des feuilles et des gousses, mais ils transmettent aussi le virus de la marbrure des gousses du haricot, ce qui nuit à la qualité des graines. Les dégâts produits par ce ravageur s'étendent maintenant vers le nord jusqu'aux comtés de Huron et de Perth, et il sera probablement encore présent au cours des prochaines saisons. En 2007, le puceron du soya a été détecté beaucoup plus tôt que les autres années. Il faudra poursuivre le dépistage et la lutte pour limiter les pertes de rendement causées par cet insecte. Au cours des prochaines années, on prévoit l'apparition de nouvelles variétés de soya résistantes aux pucerons et de nouveaux insecticides pour la lutte contre ce ravageur.
Les spores de la rouille du soya ont été détectées pour la première fois en Ontario en 2007, mais aucun cas de maladie n'a été signalé. Ces spores ont été recueillies dans des pièges en juin, puis de nouveau en juillet et août pendant le passage de fronts atmosphériques en provenance des États Unis. Elles étaient cependant peu nombreuses et leur viabilité était faible. Aux États Unis, la rouille du soya s'est propagée à nouvelles régions (Kansas, Nebraska, Iowa). Dans le Sud du pays, les spores étaient également en plus grand nombre sur des plants de kudzu, de sorte qu'elle seront plus abondantes en 2008. Un suivi attentif de cette maladie demeure donc essentiel. L'Ontario devra surveiller attentivement la propagation de la rouille tout en se préparant à entreprendre des mesures de lutte si nécessaire. En 2008, on prévoit de reprendre le suivi des spores de la rouille et de maintenir le réseau de parcelles d'alerte.
La force du dollar canadien et les meilleurs prix de vente du soya destiné au broyage nuiront au marché des produits à identité préservée. En 2008, les producteurs pourraient être plus nombreux à choisir les variétés de soya tolérantes au glyphosate. Ils vont aussi continuer de comparer les avantages et les risques liés à la culture du soya à identité préservée.
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