Rapport sur les cultures de l'Ontario - Sommaire de la saison pour le fourrage et le soya

Table des matières

  1. Sommaire de la saison pour le fourrage
  2. Les défis de 2004
  3. Les défis de 2004

Vous pourrez également trouver des renseignements techniques sur la page Grandes cultures du site Web du MAAARO. Les publications du MAAARO mentionnées sont la publication 811F Guide agronomique des grandes cultures, la publication 812F Guide de protection des grandes cultures, la publication 75F Guide de lutte contre les mauvaises herbes et la publication 505 Ontario Weeds. Ces publications sont disponibles à votre centre de ressources locales du MAAARO, ou par téléphone au 1 888 466 - 2372.

Sommaire de la saison 2003 pour la culture du fourrage et du soya, ce rapport identifie les problèmes urgents devant être pris en compte pour la période de croissance de 2004. Les rapports concernant les céréales, les haricots comestibles, le canola et le maïs seront publiés ultérieurement. Au cours de la prochaine année, assistez aux réunions, posez des questions et participez aux projets pour trouver les réponses aux questions.

Sommaire de la saison pour le fourrage

La résistance à l'hiver de la luzerne a été bonne, malgré les récoltes extensives de la période critique de la récolte d'automne 2002. L'Est et le Nord-Est ont connu quelques destructions dues à l'hiver, particulièrement dans les champs mal drainés et dans les sols lourds porteurs de nouveaux semis. La résistance à l'hiver des semis d'été a été faible aux endroits où la sécheresse a diminué ou retardé la levée jusqu'à l'automne.

Le temps frais et humide du printemps a considérablement ralenti la croissance du fourrage. Le temps frais retarde la croissance et le développement des légumes, plus encore que ceux des graminées. Il favorise l'apparition d'une grande quantité de graminées adultes dans des peuplements mélangés. Les niveaux de fibre de la luzerne étaient supérieurs à la normale, par rapport au stade de développement.

À cause des pluies fréquentes, la première récolte précoce a été retardée dans plusieurs régions. Les rendements ont été excellents, mais la qualité du fourrage a diminué, à cause de la maturité précoce ou des dégâts dus à la pluie. De grandes quantités de foin ont été traitées à l'acide propionique ou ensilées en grosses balles. On n'a obtenu qu'une très petite quantité de foin sec exempt des dégâts causés par la pluie ou la moisissure, et ce, jusqu'à la mi-juin.

Les analyses effectuées en laboratoire sur les premières coupes de foin et sur l'ensilage préfané ont mis à jour un niveau de FDN (fibre au détergent neutre) supérieur à la normale et un niveau de PB (protéines brutes) inférieur à la normale. Cependant, la DFDN (digestibilité des fibres) est proche de la normale.

Quelques seuils d'intervention contre les charançons postiches de la luzerne ont été signalés dans le Sud-Ouest. Cependant, un épandage limité a été nécessaire.

Les niveaux de la cicadelle de la pomme de terre ont été très élevés dans toute la province, particulièrement dans la région du lac Érié. Les dégâts subis par les nouveaux semis et la repousse ont été importants dans certaines régions. Bien que la prise de conscience des dommages causés par ce ravageur augmente, la lutte doit être amplifiée.

Au moment de l'ensemencement, l'humidité de l'été a été propice aux semis dans la plupart des régions de la province. Le temps plus sec qui a suivi entre la mi-août et le début de septembre a provoqué un ralentissement de la levée dans les champs ensemencés plus tardivement.

La production du pâturage a été très bonne. Le printemps froid a retardé le développement précoce, mais a amélioré la production d'herbage. Il y a eu des dégâts causés par la sortie du bétail effectuée en fonction du calendrier plutôt que du développement du pâturage. De bonnes précipitations ont contribué à la croissance précoce des pâturages d'été. Le temps sec qui a prévalu de la mi-août au début de septembre a ralenti la croissance du pâturage.

Le rendement et la qualité du maïs à ensilage ont généralement été bons. Malgré le potentiel pour un maïs d'ensilage immature, il n'y a pas eu de gelées jusqu'à la première semaine d'octobre. Après le gel, l'humidité a rapidement décliné et une certaine quantité de maïs d'ensilage a été récoltée à des niveaux d'humidité trop faibles. Les analyses pratiquées en laboratoire sur des champs à faible rendement indiquent de bas niveaux d'énergie digestible.

Avec une bonne humidité dans la plus grande partie de la province, le rendement des pâturages et du fourrage entreposé a été bon. Les stocks de fourrage approchent ou dépassent la moyenne. La seule exception se situe dans certaines parties du Nord de l'Ontario (districts de Rainy River, Algoma, Temiskaming et Cochrane). Avec une période de climat propice à une bonne récolte au début d'octobre, certaines quantités de fourrage ont été récoltées après la période critique de récolte d'automne.

La situation concernant l'ESB a créé un dilemme pour les agriculteurs en ce qui concerne les stocks de fourrage. À court terme, les parcs d'engraissement possédant du bétail hors marché ont eu besoin de fourrage supplémentaire. À long terme, les parcs d'engraissement réduisant les achats de bovins de long engraissement auront besoin de niveaux réduits de stocks de fourrage. D'autre part, les naisseurs et les éleveurs de bovins d'engrais qui possèdent du bétail qui devrait normalement être vendu vont augmenter leur besoin en stocks et en entreposage temporaire de fourrage.

Les défis de 2004

La cicadelle de la pomme de terre

La cicadelle de la pomme de terre a été très présente dans certaines parties de la province. Les dégâts et la perte de rendement ont été importants. Les nouveaux ensemencements de luzerne ont particulièrement été touchés. Les dégâts causés à la luzerne par la cicadelle de la pomme de terre sont souvent sous-estimés. Il faut effectuer plus de dépistages dans les champs de luzerne, et procéder à des épandages d'insecticide lorsque les seuils de dépistage ont été dépassés. Les cultivars résistants constituent une excellente méthode de lutte dans les régions où les niveaux de cicadelles sont habituellement élevés (comtés du lac Érié).

Évaluation de la qualité du fourrage grâce aux FDN et DFDN

Des progrès ont été réalisés dans l'évaluation de la qualité du fourrage. La fibre au détergent neutre (FDN) et la digestibilité des fibres (DFDN) constituent des mesures plus précises de l'énergie digestible que la fibre au détergent acide (FDA). Cette évaluation peut entraîner une formulation plus précise des rations et des prévisions d'ingestion du fourrage. Les producteurs de fourrage de grande qualité pourraient demander aux laboratoires des analyses in vitro de la DFDN. L'amidon et la DFDN du maïs à ensilage pourraient également être analysés afin d'estimer l'énergie digestible de façon plus précise.

Sommaire de la saison pour le soya

Les rendements du soya ont été très variables en 2003, avec une fourchette allant de 10 à 55 bois/acre. Certains des champs qui montraient un potentiel de plus de 40 bois/acre en août n'ont produit que 30 bois/acre ou moins. La taille des grains était très petite et a considérablement fait chuter les rendements. Certains facteurs comme le stress hygrométrique, l'incidence des maladies, la prévalence du NKS et du puceron du soya ont également contribué à cette chute. Cependant, la qualité des semis était généralement excellente. Aux États-Unis, un rendement de soya inférieur à celui qui été prévu a fait monter les prix.

À cause du printemps pluvieux, la plupart des plantations ont été retardées jusqu'à la fin mai et jusqu'en juin. Certains sols lourds n'ont pas été utilisables jusqu'après le 15 juin, particulièrement dans la région de Niagara. Ce retard dans la plantation a provoqué une importante chute du rendement potentiel. Il a parfois été nécessaire de replanter. Le printemps frais, allié à la mauvaise qualité des semences découlant de la sécheresse des années précédentes, explique les peuplements clairsemés. Dans les champs très tardivement ensemencés, un gel meurtrier (<-2° C) s'est manifesté avant que les plants puissent atteindre leur maturité, et alors que les grains des gousses étaient encore verts (stade de croissance R6). Ces fèves immatures ont pris une apparence vitreuse semblable à la cire. La plupart de ces semences n'ont pas mûri normalement et ont conservé une couleur verte, même une fois séchées. Dans les cas extrêmes, ces semences ont rétréci pour atteindre après le séchage une taille inférieure à leur taille originelle. Elles possédaient également une plus faible teneur en huile. Les fèves verdâtres et au tégument ridé sont considérées comme endommagées et font l'objet d'une réduction de prix.

Les jours nuageux de l'été ont réduit la quantité de lumière du soleil utile à la photosynthèse. Allié aux nuits fraîches de juillet, ce phénomène a contribué à ralentir la croissance reproductive et à perturber la floraison. Bien que la hauteur des plants ait été élevée, les gousses étaient étonnamment légères, à cause de la plantation tardive, des nuits fraîches, des journées nuageuses et de la sécheresse. Dans le Sud-Ouest de la province, les mois d'août et de septembre ont été extrêmement secs. Bien que les pluies sporadiques de juillet aient évité que la culture ne soit endommagée au cours de ses premiers stades de développement, le stress hygrométrique s'est rapidement manifesté au cours du mois d'août.

De manière générale, les populations de pucerons du soya sont restées basses jusqu'à la mi-août. À cette époque, elles ont commencé à croître rapidement, et on pouvait trouver des pucerons dans toute la province. L'impact des pucerons sur le rendement s'est avéré plus visible sur les plants malades ou subissant déjà un stress hygrométrique.

Les défis de 2004

Les pucerons du soya

Bien que les populations de pucerons du soya aient été infimes en 2002, les populations élevées de cette année soulèvent des questions quant à l'an prochain. La recherche actuelle, à laquelle s'ajoutent des comparaisons à grande échelle en Ontario, sera évaluée dans le développement d'une stratégie de lutte révisée contre le puceron du soya.

Le nématode à kyste du soya

Le NKS continue à progresser à travers la province. Le NKS a été signalé dans des champs aussi à l'est que ceux de la région de Peel. La rotation continue des cultures et l'utilisation de cultivars résistants sont devenues encore plus indispensables dans les champs touchés afin de réduire l'impact de ce ravageur sur le rendement.

Risques et avantages des soyas à identité préservée

L'augmentation de l'adoption de soya de type Roundup Ready continue à mettre de la pression sur le marché des soyas à identité préservée. Les producteurs continueront à mesurer les avantages et les risques de la croissance de ce marché.


Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 22 octobre 2003
Dernière révision : 06 juillet 2017

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