Rapport sur less cultures en Ontario - Sommaire de la saison
| Auteur : |
les spécialistes
des sols et des cultures du MAAO |
| Date de création : |
13 novembre
2002 |
| Dernière révision : |
13 novembre
2002 |
Table des matiéres
- Conditions météorologiques
- Blé d'automne
- Céréales de printemps
- Gestion du fumier
- Maïs
- Soya
- Haricots comestibles
- Canola
- Fourrages
Pour de l'information sur des questions d'actualité ou pour
commenter ce rapport, il suffit d'appeler InfoCulture au 1 888 449-0937.
De l'information technique est par ailleurs diffusée sur le
site Web du MAAO "Bulletin du MAAO sur les grandes cultures".
Voici un bref résumé de la saison de culture 2002
et un exposé des points à surveiller en prévision
de la saison de croissance 2003. Il est conseillé aux
producteurs durant l'année qui vient d'assister à des
réunions, de poser des questions et de prendre part à
des projets afin de faire la lumière sur différents
points dont ceux qui sont abordés ici.
Conditions météorologiques
L'automne pluvieux que nous avons connu en 2001 a cédé
le pas à un hiver doux caractérisé par des chutes
de neige inférieures à la normale. Le printemps 2002
est arrivé vite et a bénéficié de vents
doux du sud qui ont permis de commencer tôt à travailler
les champs. Le temps doux et sec a pris fin brusquement au début
de mai avec l'arrivée de conditions fraîches et pluvieuses
qui ont persisté jusque dans la troisième semaine de
mai. L'ouest de l'Ontario a reçu des précipitations
de 25 à 50 % supérieures à la normale en
mai, tandis que l'est de la province recevait jusqu'à 100 %
plus de pluie que la normale. En juin, par rapport à la normale,
l'est de l'Ontario est demeuré plus pluvieux et l'ouest, plus
sec. Les pluies ont eu tendance à tomber au début de
juin et vers la fin juillet. Au cours des 10 derniers jours de
juillet, les précipitations ont été éparses,
certaines régions ayant alors enregistré jusqu'à
225 mm (9 po) de pluie.
Le reste de la saison de croissance peut se résumer à
du temps chaud et sec qui s'est soldé dans bien des régions
par des précipitations correspondant à seulement 30 à
50 % des normales. Août n'ayant pas apporté de pluie,
les teneurs en eau du sol ont été dangereusement faibles
en bien des endroits. Les précipitations ont été
particulièrement éparses dans le sud-ouest de l'Ontario.
Il y a eu plusieurs périodes de 5 à 7 jours consécutifs
où la température s'est maintenue au-dessus de 30 °C
(plus de 40 jours au total), dont 5 jours d'affilée
en septembre, ce qui est très rare. Ces périodes de
chaleurs extrêmes ont eu leurs répercussions sur les
cultures, surtout dans les régions éprouvées
par la sécheresse.
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Blé d'automne
La petite superficie (540 000 acres) ensemencée en 2001
a entamé l'hiver sous des conditions moins bonnes que la normale,
où seul le blé semé tôt affichait une belle
croissance. Le blé semé tard dans des argiles lourdes
n'a survécu que dans les champs bénéficiant d'un
réseau de drains souterrains. Les conditions printanières
ayant été favorables, la culture a eu la chance de se
remettre de ce mauvais départ.
Dans l'ensemble, les résultats ont été excellents
pour le blé d'automne, avec pour la quatrième année
consécutive, un rendement moyen pour la province autour de
75 boisseaux/acre. La qualité a été bonne,
même si les teneurs en protéines ont été
plutôt variables et se sont situées en moyenne à
environ 1 % sous les teneurs de l'année précédente.
Une bonne partie de la culture de blé vitreux d'automne a été
privée des primes pour la teneur en protéines. Compte
tenu des prix du blé qui s'annoncent intéressants et
de l'automne excellent que l'on a connu, la superficie ensemencée
de blé atteint un record de plus de 1 million d'acres!
Céréales de printemps
Toutes les cultures de céréales de printemps ont connu
un accroissement considérable des superficies qui leur ont
été consacrées. Les facteurs de stress qu'ont
été les chaleurs extrêmes et la sécheresse
au stade du remplissage des grains ont contribué à abaisser
les rendements des céréales de printemps, qui atteignent
tout juste la moyenne. L'orge est la culture qui a le plus souffert
de ces conditions chaudes et sèches. Le blé de printemps
et l'avoine se sont mieux comportés. La qualité meunière
du blé de printemps à été inférieure
à la normale, en raison des températures extrêmement
élevées qui ont nui à la qualité protéique
de la culture.
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Défis pour 2003
Lutte contre les mauvaises herbes
Lutte contre le pissenlit et les annuelles d'automne : Le traitement
le plus efficace, souvent négligé, consiste à
brûler chimiquement ces mauvaises herbes au glyphosate avant
les semis de blé d'automne. Des études préliminaires
démontrent que les traitements herbicides à base de
dicamba peuvent endommager les cultures et entraîner du coup
des baisses de rendement considérables. Il faudrait que les
méthodes de lutte contre les mauvaises herbes fassent l'objet
d'études et que les conclusions de ces études soient
communiquées aux producteurs.
Semis sur sol gelé des céréales de printemps
Les rendements élevés des céréales de
printemps sont déterminés en bonne partie par les dates
de semis. La technique des semis sur sol gelé est prometteuse
du fait qu'elle permet de devancer les semis. Des études sont
encore nécessaires pour déterminer si elle constitue
une solution viable pour les producteurs de céréales
de printemps.
Rouille jaune du blé
La rouille jaune du blé est une maladie nouvelle qui risque
d'être dévastatrice dans les cultures de blé d'automne
en Ontario. Nous avons besoin d'une étude sur le terrain ainsi
que d'un projet de recherche pour connaître le seuil d'intervention
contre cette maladie.
Fusariose
Une épidémie de fusariose a été évitée
de près cette année, les cartes de prévisions
ayant montré des zones à risques d'infection élevés.
Dans bien des cas, le pire a été évité
grâce aux conditions météorologiques qui ont suivi
l'établissement des cartes. La recherche sur la fusariose et
le perfectionnement du modèle de prévision de la fusariose
demeurent au premier rang des priorités.
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Gestion du fumier
Des essais sur le terrain sont nécessaires pour dégager
le pour et le contre des épandages automnaux de fumier sur
le blé d'automne.
Protéines et azote
La gestion de l'azote peut influencer les teneurs en protéines
des blés tendres et des blés vitreux. De nouveaux essais
sur le terrain et des projets de recherche sont nécessaires
pour mieux cibler le choix du moment des épandages et les doses
d'azote à respecter.
Carie naine
Plusieurs champs de blé d'automne ont été infectés
par la carie naine même si la semence avait été
traitée au Dividend, qui assure une maîtrise de la maladie.
Des recherches sont en cours pour expliquer cette situation.
Qualité du blé de printemps
La qualité du blé de printemps telle qu'elle est mesurée
par « l'indice de chute » peut être influencée
par les conditions météorologiques avant la récolte.
Quelles sont les pratiques de gestion à employer pour se donner
toutes les chances d'obtenir une qualité élevée?
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Maïs
Les conditions chaudes et sèches qui ont prévalu fin
avril-début mai ont permis des semis relativement hâtifs.
À la mi-mai, le temps s'est mis à la pluie et les températures
sont tombées bien en deçà des moyennes saisonnières.
Ces conditions ont retardé la levée du maïs qui
avait été semé tôt et ont donné
des peuplements clairsemés. Le maïs semé plus tard
en mai sous des conditions plus favorables a levé beaucoup
plus rapidement et a donné des densités de peuplement
finales bien plus élevées.
La plus grande partie de la province a reçu très peu
de précipitations entre la mi-juin et la fin juillet. Les pluies
providentielles pour les cultures sont tombées, dans la plupart
des régions, au cours des dix derniers jours de juillet, juste
avant la pollinisation du maïs. Ces pluies ont assuré
une pollinisation réussie et une bonne épiaison presque
partout. Par la suite, le remplissage des grains a été
compromis par un manque de pluie. De nombreux champs se sont tellement
asséchés que les plants ont dû utiliser les réserves
d'eau contenues dans leurs propres tiges et feuilles pour assurer
le remplissage des grains.
La région située au sud et à l'ouest de London
est celle où le manque de pluie a été le plus
criant, la sécheresse et cette situation a perduré une
bonne partie de la saison de croissance. Les rendements ont accusé
une diminution importante dans cette région où des rendements
moyens de l'ordre de 60 à 100 boisseaux/acre sont monnaie
courante. Le reste de la province a moins souffert, de telle sorte
que le rendement moyen pour l'ensemble de la province devrait s'établir
autour de 108 boisseaux/acre.
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Défis pour 2003
Gestion de l'azote
Les analyses de la teneur des sols en nitrates effectuées
au début de juin ont indiqué en général
des concentrations de nitrates quelque peu sous la moyenne. Cette
situation était probablement attribuable aux températures
basses de mai, qui auraient ralenti la libération de l'azote
contenu dans les matières organiques du sol. Pour compenser
les teneurs réduites en azote résiduel, les producteurs
ont augmenté dans certains cas les doses d'azote épandues
en bandes latérales.
Les spécialistes des grandes cultures du MAAO continuent,
de concert avec les producteurs et les chercheurs, à suivre
l'évolution des concentrations de nitrates dans le sol au cours
de la saison de croissance. L'amélioration de la gestion de
l'azote par l'interprétation des réactions des cultures,
des facteurs météorologiques et des concentrations de
nitrates dans les sols constituera une priorité en 2003.
Gestion du fumier
Des améliorations devront être apportées à
la gestion du fumier. Cela obligera les producteurs à faire
davantage d'analyses de la teneur du fumier en éléments
nutritifs, à accroître la précision des taux d'épandage,
à assurer une plus grande uniformité des épandages
et à prévoir avec plus de justesse les besoins d'azote
des cultures de maïs à venir.
Lutte contre les ennemis des cultures
Les populations d'altises du maïs ont été exceptionnellement
élevées cette année, ce qui a augmenté
les risques de transmission de la flétrissure de Stewart, une
maladie qui affecte à la fois le maïs sucré et
le maïs de semence. Le ver de l'épi du maïs a été
repéré dans plusieurs champs de culture commerciale
du maïs cette année. Normalement, ce ravageur n'attaque
pas le maïs de grande culture. Des programmes de surveillance
seront peut-être nécessaires pour en assurer dorénavant
la maîtrise.
Taux de semis et interactions entre hybrides
Dans le choix d'un hybride, il faut se demander quel est pour cet
hybride le taux de semis optimal qui procurera à la fois le
meilleur potentiel de rendement et une bonne vigueur de la tige. Quels
sont les risques associés aux fortes densités de peuplement
lorsque les précipitations tombent en deçà des
moyennes?
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Consolidation des sols
Jusqu'à combien les agriculteurs de l'Ontario devraient-ils
investir dans le travail du sol en profondeur? Le compactage du sol
nuit-il véritablement aux rendements du maïs? Quels sont
les types ou les conditions de sol qui bénéficient le
plus d'un travail du sol intensif?
Soya
Les semis ont été pour la plupart retardés jusqu'à
la fin mai et le début juin en raison du temps froid et pluvieux.
Dans certaines zones circonscrites, il a fallu reprendre les semis.
Il reste que dans l'ensemble de la province, au départ, les
densités de peuplement étaient bonnes.
Le temps chaud et sec qui a caractérisé le reste de
la saison de croissance a eu comme répercussions, des feuilles
jaunes, l'avortement des fleurs et des gousses, le gaufrement des
feuilles et le syndrome des « graines vertes ».
À la récolte, les graines vertes ont été
préoccupantes, surtout dans le sud-ouest. Dans la majorité
des champs, elles représentaient moins de 15 % de la récolte,
mais dans certains champs de Elgin, Lambton, Chatham-Kent, Essex et
Middlesex, les pourcentages ont été beaucoup plus grands.
Les graines vertes ont entraîné des baisses de prix et
certaines difficultés à commercialiser le soya.
Même si certaines régions ont connu des rendements supérieures
à la moyenne, la plus grande partie de la province n'a pas
eu cette chance. Les rendements sont allés de 8 à 65 boisseaux/acre
en fonction surtout de l'importance des précipitations reçues
à partir de la fin juillet jusqu'à la fin août.
La moyenne provinciale d'environ 33 boisseaux/acre déclarée
à ce jour se situe bien en deçà de la normale.
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Défis pour 2003
Plus de soya en semis direct?
La pratique du semis direct dans le soya ne cesse de gagner en importance,
en partie à cause de l'utilisation croissante du soya Roundup
Ready. Les recherches sur le travail du sol menées de 1997
à 2000 ont démontré que les rendements du soya
en semis direct étaient équivalents à ceux du
soya cultivé dans des sols labourés à la charrue
à versoirs, sur des rangs écartés de 56 cm
(22 ½ po) ou moins et dans des rangs jumeaux. Certaines années,
les producteurs rapportent que dans les sols lourds, leur soya en
semis direct fournit un rendement inférieur à celui
du soya soumis aux pratiques traditionnelles de travail du sol. Des
essais au champ sont nécessaires pour explorer les avantages
éventuels d'une forme ou une autre de travail du sol superficiel
ou de travail du sol sur le rang lorsque les semis se font dans des
sols lourds.
Résistance aux herbicides
La résistance des mauvaises herbes aux inhibiteurs de l'acétolactate
synthase (ALS) (herbicides du groupe 2) comme Pursuit, Classic, First
Rate, Pinnacle et Broadstrike Dual est préoccupante. Les types
de mauvaises herbes résistantes confirmés comprennent
les amarantes, les herbes à poux, les morelles et la sétaire
verte. Les producteurs qui ont observé des échappées
de mauvaises herbes inhabituelles cette année devraient en
parler à leur agro-fournisseur pour voir s'il n'y a pas lieu
de craindre l'apparition d'une résistance.
Risques et avantages du soya à identité préservée
Les prix négociés pour le soya à identité
préservée sont certainement alléchants, mais
après une autre année décevante dans le cas de
certains cultivars, les producteurs continueront de soupeser les risques
et les avantages liés à ce marché.
Avantages des semis hâtifs de soya
Les semis hâtifs peuvent aider les plants à s'enraciner
plus profondément et à ainsi mieux résister par
la suite aux sécheresses estivales. Ils donnent la possibilité
aux plants de tirer parti au maximum de la saison de croissance. Il
reste que même si quelques producteurs obtiennent de bons résultats
en semant tôt, les avantages en termes de rendement et les risques
liés à cette pratique méritent encore de faire
l'objet d'essais au champ.
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Lutte contre les ennemis des cultures
Le puceron du soya est arrivé tard cette année et n'a
pas menacé les cultures. La chrysomèle du haricot a
été observée dans plusieurs champs du sud-ouest
de l'Ontario. Même s'il ne s'agit habituellement pas d'un ravageur
qui compromet les rendements en Ontario, ce coléoptère
n'en demeure pas moins, aux États-Unis, un vecteur de virose,
en l'occurrence la marbrure des gousses du haricot. Or, une étude
menée cette année en Ontario démontre une incidence
accrue de cette maladie. Il est recommandé de continuer à
surveiller ces ravageurs dans le cadre des programmes de dépistage
sur le terrain.
Haricots comestibles
L'attrait des prix élevés offerts en pré-saison
conjugué à la faiblesse des prix du maïs et du
soya explique l'accroissement important de la superficie consacrée
aux haricots blancs et, dans une moindre mesure, de la superficie
consacrée aux haricots noirs et à d'autres types de
haricots. Dans l'ensemble, les superficies ensemencées de haricots
blancs ont doublé par rapport à l'année précédente,
dépassant la barre des 100 000 acres. Le gros de
la culture a été semé dans des conditions de
sol excellentes, de telle sorte qu'à la mi-juin, les semis
étaient déjà à 75 % terminés.
De fortes populations de cicadelles sont apparues peu après
la levée des haricots et ont persisté tout le mois de
juillet.
Un certain nombre d'orages isolés au cours des 10 derniers
jours de juillet ont favorisé la prolifération de la
moisissure blanche. Le produit Ronilan a obtenu une homologation d'urgence
aux fins des épandages aériens. Août a vu revenir
le temps chaud et sec au lieu de la pluie qui était attendue.
Après les orages, les dommages par l'ozone (c.à-d. la
pollution atmosphérique) se sont vite manifestés chez
certains types de haricots (notamment les haricots noirs). Le jeu
combiné de la sécheresse et de la forte incidence de
brûlure bactérienne a hâté la maturité.
Les programmes de dessiccation avant la récolte se sont en
général traduits par des résultats rapides et
efficaces. La couleur, le calibre et la qualité des haricots
ont été bons pour toutes les classes de haricots. La
faible teneur en eau des graines à la récolte a causé
des dommages mécaniques et fait craindre pour les opérations
de manutention. Les rendements se sont situés de 10 à
plus de 30 boisseaux/acre.
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Défis pour 2003
Lutte contre les mauvaises herbes
Du fait de la sensibilité de différents types de haricots
à certains herbicides, il faudra poursuivre les recherches
dans ce domaine et diffuser de l'information sur le sujet.
Lutte contre les ennemis des cultures
Les cicadelles sont arrivées tôt et ont persisté,
ce qui a nécessité des interventions répétées.
Les stratégies de lutte varient selon les seuils, le moment
des pulvérisations et les doses. L'anthracnose a été
observée dans quelques champs en 2002. Parmi les pratiques
qui permettent de tenir l'anthracnose en échec, mentionnons
l'utilisation de cultivars résistants et de semence contrôlée,
et le traitement des semences au DCT.
Dans les haricots secs, le pourridié est la maladie la plus
grave et la plus difficile à combattre. Outre la rotation des
cultures, diverses stratégies de lutte sont à l'étude,
notamment l'expérimentation de traitements des semences et
d'épandages d'azote.
Perspectives
La superficie ensemencée de haricots blancs a diminué
ces dernières années en Ontario, au profit de régions
où cette culture se pratique à moindre coût. Par
contre, l'Ontario a connu un accroissement de la superficie ensemencée
de plusieurs types de haricots colorés. L'Ontario possède
l'infrastructure nécessaire et jouit de la renommée
et du savoir-faire voulus pour produire différentes classes
de haricots de grande valeur. Il faudra se pencher sur les possibilités
qui s'offrent et en tirer parti.
Canola
Du fait des prix élevés, les superficies ensemencées
de canola ont fait un bond de 50 % par rapport à l'année
précédente, pour s'établir à plus de 55 000 acres.
Le temps chaud et sec du mois d'avril a permis d'effectuer tôt
une partie des semis. Toutefois, le temps pluvieux et froid du mois
de mai a retardé les semis jusqu'à la fin mai sur une
superficie appréciable.
La canicule qui a sévi à partir de la troisième
semaine de juin a imposé un stress considérable aux
cultures, notamment à celles qui avaient connu un départ
tardif. Les températures élevées qui ont perduré,
conjuguées à la faiblesse des précipitations
ont soumis la culture à plus de facteurs de stress qu'elle
ne pouvait en prendre. Il s'en est suivi un avortement massif des
fleurs et des gousses. Les résultats préliminaires laissent
entrevoir pour cette année un rendement moyen autour de 1600 lb/acre.
La qualité de la semence était excellente à la
récolte.
On évalue à 5 000 acres la superficie qui
a été ensemencée de canola d'automne cet automne.
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Défis pour 2003
Calibrage des semoirs
Compte tenu de la tendance à mélanger de moins en moins
d'insecticides aux semences au profit de l'utilisation de semences
enrobées, un volume moins grand de produit s'écoule
par les éléments semeurs, ce qui occasionne des problèmes
de calibrage sur certains semoirs à céréales.
Un certain nombre de producteurs obtiennent de bons résultats
en mélangeant de l'engrais à la semence dans le but
d'obtenir une augmentation de volume. L'engrais le plus apprécié
jusqu'ici à cet effet est le phosphate monoammonique. Des études
sont nécessaires sur les doses d'engrais qu'on peut utiliser
sans crainte et sur les produits (engrais ou autres) qui conviennent
le mieux.
Semence prégermée de canola
Un nombre restreint d'essais réalisés en Ontario et
dans l'Ouest canadien démontrent qu'il y aurait des avantages
à utiliser de la semence ayant subi un traitement de prégermination.
La semence prégermée favoriserait en effet l'établissement
des peuplements et la vigueur à la levée.
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Gestion de l'azote
Le Ontario Canola Grower's appuie des essais effectués dans
le cadre de recherches sur les doses d'azote et l'équilibre
azoté, essais qui mesurent les concentrations d'azote dans
le sol avant les semis et après la récolte.
Lutte contre les ennemis des cultures
Le charançon de la graine du chou est un nouvel ennemi du
canola de printemps et du canola d'automne qui pourrait bien être
inquiétant. Un dépistage plus intensif sur le terrain
et l'établissement de seuils d'intervention sont nécessaires.
Fourrages
La survie à l'hiver de la luzerne a été excellente
en général. Le temps doux du début d'avril a
fait sortir la luzerne de dormance, mais le temps frais et pluvieux
apparu à la mi-avril a retardé considérablement
la croissance du fourrage. Les retards de croissance ont été
beaucoup plus grands chez les légumineuses que chez les graminées.
Les rendements de la première coupe ont été en
général de très bons à excellents. Dans
bien des cas, la qualité du foin a été moins
bonne du fait de sa forte teneur en graminées. Les analyses
en laboratoire réalisées à la première
coupe ont révélé des teneurs en fibres au détergent
neutre (NDF) plus élevées que la normale, mais une digestibilité
des parois (DNDF) souvent plus élevée que prévu.
Le temps sec a entraîné des baisses de rendement à
la deuxième et à la troisième coupes et nuit
à la productivité des pâturages. Les analyses
en laboratoire réalisées à la deuxième
et à la troisième coupe ont révélé
des teneurs en protéines brutes souvent plus élevées
et des teneurs en fibres au détergent neutre (NDF) plus faibles
que la normale.
Les pâturages broutés en permanence étaient déjà
en général surpâturés et vidés de
leur contenu en juillet. Il a fallu compléter par du foin la
ration des animaux broutant ces pâturages. Les pâturages
inscrits dans un programme de rotation des pâturages ont été
plus productifs.
Les semis printaniers de fourrages se sont bien comportés
dans la mesure où ils ont été faits tôt.
Les champs ensemencés plus tard ont donné des rendements
de beaucoup inférieurs en raison du temps sec. La sécheresse
a par ailleurs compromis les semis d'été dans bien des
régions de la province.
Les producteurs qui disposaient de peu de réserves de fourrages
ont ensilé davantage de maïs pour compenser. Dans les
zones fortement touchées par la sécheresse, les grains
de maïs ayant souffert d'un mauvais remplissage ont été
récupérés et ont été récoltés
comme maïs d'ensilage. La qualité du maïs d'ensilage
a été extrêmement variable, le maïs ayant
été d'une qualité excellente dans certains cas,
mais d'une qualité caractérisée par une très
faible énergie digestible dans d'autres. Le temps sec a rendu
difficile l'évaluation du moment optimal où récolter
le maïs d'ensilage. Au moment de la récolte, on s'est
inquiété des concentrations de nitrates dans les fourrages,
surtout là où la récolte devait servir à
l'affouragement en vert.
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Défis pour 2003
Stratégies visant à assurer des réserves suffisantes
de fourrages par temps sec
Le temps sec nuit aux rendements des pâturages et des cultures
fourragères et réduit de ce fait les réserves
de fourrages. Les producteurs doivent absolument mettre au point des
stratégies de gestion destinées à les protéger
des répercussions des sécheresses, notamment par des
programmes de rotation des pâturages, la culture d'espèces
fourragères résistantes à la sécheresse
et la culture d'espèces annuelles dont le maïs d'ensilage.
Évaluation du rendement et de la qualité des hybrides
de maïs d'ensilage
Les fournisseurs de semence mettent au point des hybrides de maïs
en axant la sélection sur le rendement à l'ensilage
et sur l'énergie digestible. Peu d'information est publiée
sur le rendement des hybrides de maïs d'ensilage. L'Association
pour l'amélioration des sols et des récoltes de l'Ontario
- Centre est poursuit un projet sur trois ans qui étudie le
rendement en matière sèche et les caractéristiques
de qualité des hybrides destinés à l'ensilage.
Un projet de recherche mené par Agriculture et Agroalimentaire
Canada, le DFO et le OCA étudie ces hybrides en les soumettant
à des analyses de la teneur en amidon et de la digestibilité
des fibres.
Cicacelle de la pomme de terre
Les infestations par la cicadelle de la pomme de terre ont été
très fortes dans certaines parties de la province, s'ajoutant
ainsi aux dommages causés par la sécheresse. Les nouveaux
peuplements de luzerne ont été particulièrement
touchés. Les dommages par la cicadelle de la pomme de terre
dans la luzerne sont souvent sous-estimés. Il faut intensifier
le dépistage de ce ravageur dans les champs de luzerne et faire
un traitement insecticide dès que les seuils d'intervention
sont dépassés.
Liens connexes
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Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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