Principales leçons retenues en 2017 des efforts en cours pour lutter contre la vergerette du Canada résistant au glyphosate

Lorsque les agronomes et les agriculteurs nous parlent de leur expérience de lutte contre la vergerette du Canada résistant au glyphosate, tous s'entendent à dire qu'il faut de multiples stratégies et que simplement mélanger dans le réservoir des produits ayant un autre mode d'action ne constituera pas une bonne approche à long terme. Depuis 2016, nous avons évalué diverses tactiques de lutte contre la vergerette du Canada.

Dans nos champs des comtés d'Oxford et de Norfolk, nous avons observé ceci :

  1. Le sol doit être travaillé de multiples fois (tant au printemps qu'à l'automne) pour éliminer la majorité des plants. Même si une seule passe de travail de sol dans un environnement fortement peuplé a permis de réduire le nombre de plants, les survivants étaient souvent de 10 à 15 cm plus grands et plus ramifiés (figure 1), très probablement parce qu'ils n'ont pas eu à soutenir la concurrence des plants supprimés par le passage du matériel aratoire. Ces plants plus grands étaient plus difficiles à supprimer au moyen d'herbicides.
  2. Les herbicides épandus à l'automne n'ont pas permis de mener une lutte acceptable contre la vergerette du Canada parce qu'une nouvelle poussée de semis a germé au printemps. Les herbicides appliqués au printemps étaient beaucoup plus efficaces, l'Eragon LQ (figure 2) et le dicamba (figure 3) offrant le meilleur niveau de lutte, mais le taux d'épandage moindre recommandé sur les étiquettes des deux herbicides n'a pas permis de parvenir à un contrôle acceptable.
  3. Partout où on a planté du seigle céréalier à l'automne (figure 4), nous n'avons pas observé de vergerette du Canada peu importe qu'il y ait eu traitement par herbicides ou par travail du sol. C'est une observation très intéressante qui exigera plus ample examen afin de comprendre comment gérer une culture-abri de seigle céréalier pour optimiser la lutte contre la vergerette du Canada.

Figure 1. Plants de vergerettes du Canada le printemps suivant, après avoir survécu au travail du sol à l'automne. À remarquer que les plants sont très ramifiés à la base et étaient souvent de 10 à 15 cm plus grands que les plants non exposés au travail du sol à l'automne.

Figure 1. Plants de vergerettes du Canada le printemps suivant, après avoir survécu au travail du sol à l'automne. À remarquer que les plants sont très ramifiés à la base et étaient souvent de 10 à 15 cm plus grands que les plants non exposés au travail du sol à l'automne.

Figure 2. Lutte contre la vergerette du Canada avec Eragon LQ à 60 mL/ac comparativement à la lutte sans pulvérisation. Le taux plus faible de 30 mL/ac n'a pas permis d'obtenir une lutte acceptable à ce seul emplacement.

Figure 2. Lutte contre la vergerette du Canada avec Eragon LQ à 60 mL/ac comparativement à la lutte sans pulvérisation. Le taux plus faible de 30 mL/ac n'a pas permis d'obtenir une lutte acceptable à ce seul emplacement.

Figure 3. Lutte contre la vergerette du Canada Canada avec Engenia (dicamba) à 400 mL/ac comparativement à la lutte sans pulvérisation. Le taux plus faible de 200 mL/ac n'a pas permis de lutter de façon acceptable dans ce champ.

Figure 3. Lutte contre la vergerette du Canada Canada avec Engenia (dicamba) à 400 mL/ac comparativement à la lutte sans pulvérisation. Le taux plus faible de 200 mL/ac n'a pas permis de lutter de façon acceptable dans ce champ.

Figure 4. Le seigle céréalier planté à l'automne a été très efficace et a inhibé la germination des semis de vergerettes du Canada (à gauche) comparativement aux endroits où le seigle n'a pas été planté (à droite).

Figure 4. Le seigle céréalier planté à l'automne a été très efficace et a inhibé la germination des semis de vergerettes du Canada (à gauche) comparativement aux endroits où le seigle n'a pas été planté (à droite).


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