Mise à jour sur les cultures de couverture et gestion automnale

Observations de cette saison

Cette année, des cultures de couverture ont été mises à l'essai dans de nombreux contextes : ensemencement intercalaire dans le maïs, semées par avion dans des cultures de soya, mises en terre après le maïs d'ensilage, après le blé d'automne et d'autres cultures. Dans la plupart des cas, l'humidité était amplement suffisante pour permettre la germination. Dans certains cas, l'excès d'humidité a ralenti la croissance et réduit la quantité d'azote disponible pour la culture de couverture. Par rapport aux quelques dernières années, le temps plus frais a réduit la croissance.

La gelée précoce de mi-septembre a endommagé les cultures de couverture sensibles. Cette gelée a tué le chanvre de Bengale, (une légumineuse de saison chaude incluse dans un mélange de six espèces pour le projet de sol et de cultures de couverture de la région de St Clair). On l'a également mis à l'essai dans certains secteurs au nord de London, avec un succès limité. Dans le mélange, le sorgho-soudan a également été tué ou sa croissance a été retardée dans de nombreux lots.

Ensemencement intercalaire dans le maïs

Le ray-grass annuel, le trèfle incarnat, le trèfle rouge et la luzerne se sont bien établis en ensemencement intercalaire dans le maïs au stade de cinq à six feuilles. Mis en terre plus tard, ils ne se sont pas établis ou ont formé des peuplements de mauvaise qualité. Les herbicides pour le maïs peuvent compromettre l'établissement de la culture de couverture. Les herbicides résiduels (atrazine, isoxaflutole + atrazine et s-métolachlor) endommagent le ray-grass annuel intercalé dans le maïs au stade de cinq à six feuilles.

Gestion automnale

Cet automne, il y a de nombreuses options de gestion des cultures de couverture. Le meilleur choix dépend du type de culture de couverture, du système de travail du sol et de la culture prévue pour l'année prochaine. L'une des principales fonctions des cultures de couverture est de protéger le sol, et idéalement elles devraient être laissées en place aussi longtemps que possible, de préférence jusqu'au printemps.

De nombreuses espèces employées à cette fin sont tuées par le froid. Le radis, l'avoine, le maïs, le soya, le sorgho-soudan, les pois et d'autres sont sensibles aux gelées meurtrières. Il suffit d'une température de - 5 oC pour tuer le radis. D'autres espèces comme les céréales d'automne, le ray-grass annuel et les trèfles survivent à l'hiver. Si on souhaite ne pas avoir à tuer ces cultures au printemps, il faut les éliminer le plus tard possible en automne. Le labour en bandes est une option pour la préparation des lits de semence de la culture suivante. Il est généralement effectué en automne. Dans ce cas, réduisez l'opération au minimum pour les raisons suivantes :

  1. il faut laisser assez de résidus pour protéger le sol pendant l'hiver;
  2. un travail excessif annule tous les avantages pour le sol.

De nombreux producteurs ont cultivé avec succès du maïs sans travail du sol dans une couche non perturbée de résidus de cultures de couverture.

L'avantage du trèfle rouge

Si vous envisagez de semer une culture de couverture pour 2015 et que vous avez déjà semé du blé d'automne, n'oubliez pas le trèfle rouge. C'est encore la culture de couverture à privilégier parce qu'il présente les avantages suivants :

  • son faible coût;
  • on le sème au moment où on a le temps;
  • il est facile à semer;
  • il peut être couvert par l'assurance-récolte;
  • il fournit un crédit d'azote de 80 kg/ha pour la culture de maïs à venir;
  • il produit davantage de biomasse racinaire et aérienne que la plupart des autres cultures de couverture mises en terre après la récolte du blé.

Dans les parties du champ où il ne s'établit pas, il peut être remplacé par du trèfle incarnat. Si l'ensemble du peuplement de trèfle rouge est de mauvaise qualité, on peut encore mettre en terre une culture de couverture après l'enlèvement du blé.

Le moment de semer une culture de couverture peut ne pas arriver aussi tôt qu'on le souhaiterait, mais l'essentiel est de la semer. Selon les recherches de Laura Van Eerd, PhD, de l'Université de Guelph, campus de Ridgetown, il semble que l'élément critique soit la croissance racinaire et la présence d'une culture de couverture en général.

Le principal message à retenir, c'est qu'il faut semer tôt et souvent!


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