Capteur de biomasse

Les capteurs optiques qui mesurent la réflectance de la couverture de maïs et qui utilisent ensuite l'information recueillie pour gérer la culture sont offerts sur le marché depuis plus d'une décennie déjà. Le GreenSeeker (marque déposée de Trimble) est l'un des capteurs les plus connus. Il sert principalement à moduler les doses d'azote. La façon dont les capteurs optiques fonctionnent et se déploient suscite encore beaucoup d'intérêt dans les régions rurales. Voici quelques points qui peuvent alimenter la réflexion.

Choix de l'emplacement

Les champs qui bénéficient le plus des technologies de modulation des doses sont ceux qui présentent un haut degré de variabilité, là où l'utilisation de taux moyens (taux d'épandage, taux de semis, par exemple) à la grandeur d'un champ apporterait aux cultures des doses de beaucoup inférieures ou de beaucoup supérieures aux doses optimales dans une bonne partie du champ. Une variabilité de la texture du sol, du drainage, de la teneur du sol en matière organique et de la topographie peut se traduire par une variabilité de la biodisponibilité de l'azote (grande ou insuffisante) et par une variabilité du potentiel de rendement des cultures, d'où une variabilité possible des besoins en azote d'un point à un autre.

Théorie algorithmique

Grâce à un algorithme, une formule permet de convertir une lecture du GreenSeeker (indice de végétation par différence normalisée - IVDN) en une dose d'azote recommandée. Même si les algorithmes ne réagissent pas tous de la même manière aux conditions du champ et aux valeurs de l'IVDN corrigées en fonction des données régionales, il reste que la prémisse de base de la plupart des algorithmes applicables au maïs est la même.

Prémise de bas des algorithmes utilisés par le GreenSeeker pour le dosage de l'azote dans le mais

  1. Dans les zones où les valeurs de l'IVDN sont très faibles par rapport à la bande riche en azote (ce qui reflète une faible teneur en chlorophylle et une faible biomasse), on doit limiter l'apport d'azote à la quantité la plus faible qui puisse être fournie par l'applicateur. Ce sont des zones offrant un piètre potentiel de rendement où il arrive que des facteurs autres que l'azote limitent la croissance, de sorte que l'azote risque d'avoir peu d'incidence sur le rendement.
  2. Au fur et à mesure que les valeurs de l'IVDN augmentent, la dose d'azote recommandée augmente elle aussi. Normalement, le potentiel de rendement des plants qui poussent dans ces zones devrait être supérieur à celui des plants qui poussent dans les zones se trouvant dans la plage où les valeurs de l'IVDN sont très basses (1). Les valeurs de l'IVDN qui sont faibles par rapport à la bande riche en azote indiquent que l'azote peut être un facteur limitatif de la croissance, de sorte que l'azote devrait avoir une incidence sur le rendement.
  3. Jusqu'à l'atteinte du seuil supérieur de l'IVDN (3), il faut s'attendre à une augmentation de la réponse à l'apport d'azote.
  4. Au-delà du seuil supérieur, la dose d'azote recommandée diminue de pair avec l'augmentation de l'IVDN, puisque les valeurs de l'IVDN s'approchent alors de celles de la bande riche en azote dans laquelle l'azote n'est plus un facteur limitatif de la croissance. Lorsque la valeur de l'IVDN est égale ou supérieure à celle de la bande riche en azote, la dose d'azote recommandée est égale à la dose minimale, car un apport additionnel d'azote ne devrait avoir aucune incidence sur le rendement.

Analyse

Le GreenSeeker peut améliorer la gestion de l'azote dans le maïs de deux manières.

  1. II peut aider à prévoir la dose moyenne qui convient à vos champs en fonction des résultats relatifs de l'IVDN. Est-il plus précis que le calculateur d'azote de l'Ontario pour le maïs aux fins du calcul de la dose moyenne appropriée pour votre champ lorsqu'on y entre les valeurs de l'IVDN obtenues pour la bande riche en azote et les zones non fertilisées du champ? Si là est votre seule préoccupation, les rendements calculés pour une longueur de rang à l'aide de la balance à trémie feront l'affaire.
  2. Au lieu de modifier la dose moyenne appliquée sur le champ dans son ensemble, il peut être avantageux de déplacer les doses d'azote depuis les zones où elles sont moins nécessaires vers les zones où elles le sont davantage. Cela améliorera le rendement par unité d'azote appliquée. Dans ce cas, vous n'aurez pas uniquement besoin de données globales sur les bandes. Vous devrez disposer de données référencées au moyen du système de localisation GPS à la fois pour l'IVDN et le rendement sur toute la longueur de la bande. Grâce à ces données, vous pourrez diviser la bande et déterminer si, dans une zone, l'algorithme utilisé par le GreenSeeker a pris la bonne décision ou non. Par exemple, si vous passez dans une partie du champ où la réponse à l'apport d'azote est faible et où les rendements sont assez semblables dans les bandes ayant reçu des doses d'azote fixes élevées et dans celles qui ont reçu des doses d'azote fixes faibles, le GreenSeeker devrait diminuer automatiquement la dose d'azote à ces endroits. Ce n'est qu'en faisant une analyse précise des bandes que voupourrez déterminer si le GreenSeeker prend des décisions qui sont profitables pour vous.

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