Lutte contre le panais sauvage

Le panais sauvage est une mauvaise herbe courante dans l'est de l'Ontario et il se propage dans de nombreuses autres régions de la province. Cette plante bisannuelle ou vivace de courte durée (figure 1) n'est pas aussi connue que la berce du Caucase, mais la sève des deux plantes présente certains composés chimiques identiques (furocoumarines). Lorsque ces composés entrent en contact avec la peau, ils provoquent des ampoules ou des éruptions graves qui ressemblent à des brûlures (figure 2).

Figure 1. Panais sauvage au stade végétatif (à gauche) et au stade de la floraison (à droite)

Figure 1. Panais sauvage au stade végétatif (à gauche) et au stade de la floraison (à droite)

Figure 2. Réaction cutanée provoquée par la sève du panais sauvage

Figure 2. Réaction cutanée provoquée par la sève du panais sauvage

Description

Le panais sauvage pousse principalement au bord des routes, dans les lisières des champs, dans les pâturages et, dans une moindre mesure, le long des champs cultivés. Les brûlures associées au panais sauvage diffèrent des éruptions causées par l'herbe à puce. La sève du panais sauvage provoque une réaction qui découle de la destruction des cellules de la peau, tandis que l'herbe à puce produit une réaction allergique cutanée. Vous trouverez de plus amples renseignements sur la biologie du panais sauvage à weedinfo.ca/fr.

Mesure de lutte

La lutte mécanique contre le panais sauvage s'effectue en coupant la plante juste sous la surface du sol. Si le fauchage peut réduire la production de graines, il ne détruira pas la plante ni ne réduira un peuplement de panais sauvage déjà établi. Le glyphosate maîtrise efficacement le panais sauvage, mais il détruit aussi toute la végétation touchée par la solution pulvérisée et met ainsi le sol à nu, ce qui entraîne d'ordinaire l'établissement de nouvelles mauvaises herbes, l'érosion du sol et la déstabilisation des berges des fossés.

Des essais sur le terrain ont été menés par le MAAO et le MAR en vue d'évaluer l'efficacité d'un certain nombre d'anti-dicotylédones susceptibles de maîtriser le panais sauvage sans nuire aux graminées se trouvant dans la partie inférieure du couvert végétal. Le tableau 1 présente un résumé du pourcentage de maîtrise apparente du panais sauvage obtenu grâce à divers herbicides appliqués en juin, en août et en octobre. Il convient de noter que l'efficacité de certains produits a varié considérablement selon le moment de l'application. Les herbicides n'ont pas tous été évalués aux trois moments d'application.

Moment de l'application
Pourcentage de maîtrise
7 juin
6 août
10 octobre
Distinct 70 WG
25 %
85 %
Milestone
50 %
15 %
95 %
Truvist
95 %
95 %
Clearview
85 %
Classic 25DF
65 %
Estaprop Plus
60 %
Banvel II
25 %
Fauchage
0 %

Tableau 1. Pourcentage moyen de maîtrise du panais sauvage obtenu avec divers anti-dicotylédones de postlevée à différents moments d'application

Dans les essais réalisés, c'est Truvist qui a assuré la maîtrise la plus constante du panais sauvage (95 %). Truvist est actuellement soumis au processus d'examen réglementaire et devrait pouvoir être utilisé en Ontario plus tard au cours de l'année. De tous les herbicides actuellement offerts, c'est Clearview qui a assuré la meilleure maîtrise durant les essais.

Pour plus d'information sur ces produits et les doses permettant d'assurer la maîtrise du panais sauvage, voir la section BORDS DE ROUTES ET SOLS NON CULTIVÉS de la publication 75F du MAAARO, Guide de lutte contre les mauvaises herbes, accessible à http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/pub75/pub75toc.htm.


Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca