Directives de contrôle des pâturages

Le succès de tout programme ou système de pâturage dépend en grande partie de la façon de gérer le pâturage tout au long de l'année. Il est primordial de permettre aux graminées et aux légumineuses de croître et d'accumuler de l'énergie pour nourrir votre bétail. Pour y arriver il importe de contrôler à quels endroits le bétail va paître. On y parvient avec des clôtures et la rotation des pâturages et des enclos tout au long de la saison de pâture.

Ne commencez pas trop tôt

Première étape, si vous commencez trop tôt au printemps la repousse peut être retardée pour toute la saison. Attendez que les plants aient développé 2 feuilles entières et que la 3e feuille soit visible. Pour le pâturin ce sera à environ 10 ou 15 cm (4-6 po) de hauteur, et à 15-20 cm (6-8 po) pour le dactyle pelotonné, le brome, etc. Si vous mettez le bétail sur des pâturages surtout composés de luzerne, attendez que les boutons sortent sur les plants, et préparez-vous à faire face à des ballonnements.

Faites «vite» le premier passage

Deuxième étape, une fois que les bêtes ont commencé à se nourrir dans un pâturage au printemps, passez vite au suivant. La croissance du mois de mai est très explosive et peut vite prendre de l'avance sur le bétail. La rotation doit s'effectuer vite puis il faut passer au pâturage suivant. Ne vous préoccupez pas de la quantité d'herbages qui reste. Les herbages continuent d'effectuer leur photosynthèse et de produire plus de végétaux qui seront disponibles pour les tours suivants pendant la saison. En «étêtant » les végétaux au premier passage vous retardez la maturité et conservez des fourrages de haute qualité pour les bêtes.

Maintenez des périodes de pâturages courtes

Troisième étape, la période passée dans l'enclos doit être inférieure à 5 ou 6 jours (idéalement une journée). Les graminées recommencent à pousser quelques jours après avoir été pâturées. Cette nouvelle croissance est de goût très agréable et sera dévorée dès son apparition, ce qui risque de ralentir la repousse subséquente. Plus les animaux restent longtemps sur un pâturage, plus les plants sont souillés par le fumier et l'urine, ou écrasés par le piétinement ou les animaux qui se sont couchés. Ces plants ne seront pas immédiatement consommés, ce qui réduit la quantité de fourrage disponible.

Repos adéquat et récupération

Quatrième étape, il faut prévoir assez de temps de repos et de récupération pour les pâturages après un passage du bétail. Si on conserve des résidus de 10 à 15 cm (4 à 6 po) de hauteur au pâturage, les plants seront en mesure de poursuivre une croissance active et ils seront prêts plus vite pour le prochain passage. Dans le sud de l'Ontario, les pâturages bien gérés permettent de 5 à 6 passages et montrent moins d'incidence de mauvaises conditions de croissance pendant les mois de juillet et d'août.

Des clôtures électriques temporaires ou semi permanentes sont faciles à ériger et vous permettent d'exercer un certain contrôle sur votre bétail au pâturage, afin de mieux maximiser sa productivité. Avec ces quelques étapes de base, un producteur peut grandement améliorer la productivité de ses pâturages.


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