Rotation des pâturagesQu'entend-on par rotation des pâturages? En m'entretenant de gestion des pâturages avec les agriculteurs, un peu partout dans la province, je me suis rendu compte que la rotation des pâturages ne signifie pas la même chose pour tout le monde. La définition de rotation dans le dictionnaire se résume ainsi : « changement ou succession d'une séquence particulière; variation régulière ». Pour un producteur de cultures, la rotation fait référence à une succession culturale correspondant à une alternance de cultures échelonnée sur un certain nombre d'années. Dans le cas des rotations de pâturage, l'aspect le plus important à considérer est l'état des nouvelles pousses. Le principal objectif de la rotation des pâturages est de faire en sorte que la culture de graminées ait toutes les chances de croître et de produire du fourrage pour le bétail. La rotation, dans ce cas, fait référence au déplacement du bétail d'un pacage à l'autre, au cours de la saison. Selon une étude comparative sur les
vaches-veaux de boucherie, réalisée par l'Université de Guelph
et le MAAARO, la plus grande proportion du coût de production, pour ce type
d'élevage, est l'alimentation. Plus de la moitié des participants
à l'étude ont signalé qu'ils pratiquaient la rotation des
pâturages. Les résultats qu'ils obtenaient, toutefois, variaient
considérablement. Pâturages et périodes de reposLa rotation des pâturages repose sur le principe suivant : on récolte rapidement les graminées et on laisse suffisamment de temps à la parcelle de fourrages pour qu'elle se remette et fasse de nouvelles pousses. Pour y arriver, on donne assez de fourrages au bétail durant la période d'alimentation prescrite, puis on les amène dans un autre pacage. Plus ces déplacements sont fréquents, plus les pâturages seront productifs. La durée maximale dans un pacage devrait être de cinq jours. Pourquoi cinq jours? Parce que les graminées recommencent à pousser cinq jours après avoir été coupées. Quand est-ce qu'un champ de foin redevient vert après avoir été fauché? Habituellement cinq à six jours plus tard. Dans les pâturages, cette nouvelle pousse est du bonbon pour le bétail qui va se hâter de brouter de nouveau le pacage. Ce re-broutage épuise les réserves dans les racines des plants, ce qui réduit leur vigueur et leur croissance subséquente. Idéalement, le bétail ne devrait rester dans le même pacage que d'un à trois jours. Si la période de broutage est plus longue, on observe un moins bon rendement du bétail et du pâturage. On peut se représenter le pacage comme une mangeoire. Est-ce que pourrait s'attendre à ce que le bétail ait un bon rendement si on ne remplit la mangeoire uniquement tous les cinq jours? Les fourrages frais stimulent la consommation et une consommation accrue égale un meilleur rendement.
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| Auteur : | Jack Kyle, spécialiste des animaux de pâturage/MAAARO |
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| Date de création : | 15 septembre 2009 |
| Dernière révision : | 15 septembre 2009 |